Reprise aux Etats-Unis, sauvetage grec en Europe : l'euro sous 1,32 dollar

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(Crédits : © 2010 Thomson Reuters)
L'indice américain des directeurs d'achats (ISM) du secteur rmanufacturier, l'industrie, a atteint son plus haut niveau depuis juin 2004. Alors que l'Europe fragilisée a bouclé à grand peine le plan de sauvetage de la Grèce de 110 milliards d'euros, et encore, avec l'apport de 30 milliards du FMI, le Fonds monétaire international.

Le contraste est saisissant ce lundi entre des Etats-Unis en pleine reprise et une Europe fragilisée qui a bouclé à grand peine le plan de sauvetage de la Grèce de 110 milliards d'euros, et encore, avec l'apport de 30 milliards du FMI, le Fonds monétaire international, organisme plutôt sous influence américaine même s'il est dirigé actuellement par un Français, l'ex ministre socialiste des finances Dominique Strauss-Kahn.

Symbole de ce grand écart entre une rive et l'autre de l'Atlantique, l'euro est passé ce lundi sous la barre de 1,32 dollar.

Il est vrai que 'lndice américain des directeurs d'achats (ISM) du secteur rmanufacturier, l'industrie, a atteint son plus haut niveau depuis juin 2004, passant en un mois de 59,6 en mars à 60,4 en avril, la barre des 50 séparant expansion et contraction d'activité.

Les Américains continuent également à consommer. Mars a marqué le sixième mois consécutif de progression en la matière avec une hausse de 0,6% (0,5% ajusté de l'inflation) en données corrigées des variations saisonnières. Un chiffre conforme aux prévisions. Celui du mois précédent a été revu à 0,5% contre 0,3% donné en première estimation. Cette hausse est deux fois supérieure à celle des revenus (0,3%) même si cette dernière est nettement plus forte que lors du mois de février (0,1%).

La forte consommation outre-Atlantique se fait au détriment de l'épargne avec un taux (rapporté au revenu disponible) qui tombe à 2,7% - son plus bas niveau depuis septembre 2008 -, et recule pour le troisième consécutif. Il était de 3,1% en février. Il était monté jusqu'à 6,4% après la crise économique et financière, en mai 2009. Alors que les Américains sont plus connus pour vivrent à crédit que pour épargner.

Les dépenses de construction ont progressé de 0,2% en mars en rythme annuel par rapport à février (en données corrigées des variations saisonnières) après quatre mois de baisse. Il est porté par les dépenses de construction publiques, qui ont grimpé de 2,3% après au moins cinq mois de baisse.

Enfin, l'inflation continue à remonter aux Etats-Unis. Elle a atteint 2% en mars sur la base des prix liés aux dépenses des ménages (indice PCE).

Pendant ce temps là, les Européens en sont à réfléchir à de nouvelles règles du Pacte de stabilité et à réclamer la création d'une agence de notation européenne après la crise grecque, accentuée par les baisses de note des dettes souveraines de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne par les agences anglo-saxonnes Standard & Poor's et Moody's.

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