L'Europe au chevet des marchés

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Les dirigeants européens tentent de parer au plus vite à la dégringolade des Bourses et éviter une propagation de la crise de la dette souveraine. Olli Rehn, commissaire européen aux Affaires économique, est intervenu publiquement sur le sujet ce vendredi. François Baroin appelle à "garder la tête froide".

L'Europe relève les manches pour tenter d'endiguer la plongée des Bourses. Les dirigeants européens tentent de rassurer les investisseurs et multiplient les prises de contact et les déclarations.

Le président américain Barack Obama a discuté séparément avec son homologue français, Nicolas Sarkozy, et avec la chancelière allemande, Angela Merkel, des derniers développements dans la crise de la zone euro.

"Notant que les décisions significatives prises lors du sommet de la zone euro du 21 juillet et l'importance de leur mise en oeuvre, le président a salué le leadership assuré par le président Sarkozy et la chancelière allemande dans la résolution des défis que l'économie américaine doit affronter", explique la Maison blanche dans un communiqué.

"Garder la tête froide"

 

"Il faut garder la tête froide sur ces affaires", a déclaré François Baroin, rentré de vacances pour l'occasion, sur France Info ce vendredi. "Il ne peut pas y avoir de doute de la part des investisseurs et des marchés sur la détermination de chacun des pays signataires de cet accord au sein de la zone euro (le plan de soutien aux pays en difficulté, NDLR), c'est-à-dire des dix-sept chefs d'Etat et de gouvernement, sur la déclinaison de ce plan", a-t-il ajouté. Ce plan est "excellent", a poursuivi le ministre des Finances, "nous n'avons aucun doute sur son efficacité".

Berlusconi promet d'agir

Pressé de toutes parts d'agir pour apaiser des marchés en pleine déroute, Silvio Berlusconi a promis vendredi d'accélérer la mise en oeuvre des mesures d'austérité et de réformes sociales, condition fixée par la Banque centrale européenne pour soutenir Rome. La BCE est prête à racheter des obligations italiennes et espagnoles si le président du Conseil italien s'engage à mettre en place des réformes budgétaires précises, indiquent des sources proches du dossier.

Silvio Berlusconi, qui s'est exprimé devant la presse flanqué de son ministre de l'Economie Giulio Tremonti, a également promis l'instauration d'un principe d'équilibre budgétaire dans la Constitution.

Il a également indiqué avoir évoqué avec le président français Nicolas Sarkozy l'éventualité d'avancer la réunion des ministres des Finances du G7.

L'Italie a approuvé début juillet un plan d'économies de 48 milliards d'euros visant à éponger le déficit en 2014, mais ce dernier n'a pas convaincu les marchés, qui ont relevé que la plupart des mesures n'entreraient en vigueur qu'en 2013, après les prochaines élections législatives, et qu'elles n'aideront pas à stimuler la croissance.

Contacts tous azimuts

Les dirigeants européens ont multiplié vendredi les contacts sous la pression des marchés qui réclament une action radicale pour enrayer la spirale de la crise de la dette. 

"La coordination politique internationale à travers le G7 et le G20 est d'une importance cruciale", a déclaré le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaires, Olli Rehn (photo), qui a interrompu ses vacances pour rentrer à Bruxelles où il a tenu une conférence de presse. Il a notamment annoncé que la Commission européenne présenterait après l'été un rapport sur l'idée d'obligations communes à la zone euro ("eurobonds") et les possibilités à long terme pour l'infrastructure de la zone euro.

Olli Rehn devait discuter de la situation également avec le Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de la zone euro mais pâtit lourdement de la fébrilité des marchés. Il devait s'entretenir avec le chancelier de l'Echiquier, George Osborne, et le gouverneur de la Banque d'Angleterre, selon une source du Trésor britannique.

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Commentaires
a écrit le 06/08/2011 à 10:32 :
quand vous devez 1000 ? à votre banquier, c'est votre problème

quand vous devez 1.500 milliards ? à vos créanciers ... c'est le problème des créanciers.

annulons les dettes et tuons les banques et les fonds d'investissements !!
Réponse de le 06/08/2011 à 12:25 :
é Viva Cuba libre...
a écrit le 06/08/2011 à 0:12 :
Nos politiques feraient mieux d'être au chevet de l'Europe et de nous sortir de cet engrenage créé pour nous imposer à tout prix une construction supranationale sur le cadavre des nations.
a écrit le 05/08/2011 à 19:57 :
pas de soucis le système tiendra jusqu'a la derniere goutte de jus de poulpe , et jusqu'au tendron de pin des landes !!!!!!!!!!!!!!
Pas de risque deja nos billets ressemblent à s'y méprendre a ceux du monopoly ...
a écrit le 05/08/2011 à 14:38 :
Après le rebond, à quoi faut-il s'attendre ?

CRISE BOURSIÈRE OU CRISE DE CONFIANCE ?

L'AMBIANCE PERSISTE ! JOUENT-ILS A SE FAIRE PEUR, OU EST-CE TOUT SIMPLEMENT DU SURTOUT A LEURS MANQUE DE CONFIANCE ? LEURS VIEUX DÉMONS SONT DE RETOUR !!!

Donc, la panique s'installe et se répand comme une trainée de poudre, effectivement le terrain était bien miné ! J.C Trichet, et son opération sur les obligations a servi de prétexte à cette inflation de désillusions des marchés. Mais l'explication est-elle suffisante...nullement ! La réalité première est l'état d'esprit avant tout dans lequel se déroule cette crise économique, aux États-unis, comme en Europe. La moindre des informations est de plus "bafoué", car l'étude réelle de l'impact économique de telle ou telle décision est calculée uniquement sur le très court terme, système spéculatif Libéral oblige ! Le tout doublé du manque de confiance entre les partenaires de la gestion de cette crise, et l'ampleur des enjeux sur la dette européenne et la dette américaine ; ainsi, la spirale infernale s'accentue sans que personne ne puisse prédire, un tant soit peu, ce qu'il peut advenir. Certains sur la dette américaine par exemple, se rassurent comme ils peuvent, en proclamant bien haut, la maitrise monétaire des États-Unis, à savoir la fameuse "planche à billets" à disposition infini de l'Amérique....est-ce bien sérieux là-aussi? Des paramètres économiques importants aux potentiels dévastateurs sont ici, une fois de plus mis de côté ! En Europe, l'Espagne et l'Italie engendrent déjà, alors que le règlement de la dette grecque en est toujours à ses balbutiements, des interrogations craintives et négatives. Logiquement les places boursières intensifient ce désarroi économique. Il devrait persister quelques temps encore, puis se stabiliser de nouveau. Ensuite les réponses apportées, s'il s'agit toujours des mêmes, je veut dire si leurs configurations économiques sont du même acabit, il faudra s'attendre au pire sur le court et le moyen terme . Alors le conseil à leur donner est bien de changer la donne est d'avoir un peu plus d'imagination " Humaine " ! Là il y a des chances de trouver une issue.

Ce soir, le rebond des Bourses à déjà lieu, après la nouvelle sur l'emploi aux USA . Effet conjoncturel de courte durée, il faudra d'autres réponses mais pas dans ce domaine unique des résultats, car de manière générale ils ne pousseront guère à l'envolée des cours.
Ces deux jours apparaissent dans les commentaires économiques des débuts de dissension qui viennent expliquer une toute autre attente ! Se basant sur des faits précis, Julien Beauvieux le 04/08/2011, dans la Tribune nous dit : ?Les ressources du FESF sont insuffisantes si un grand pays flanche....Alors que la contagion touche l'Italie et l'Espagne, la structure, créée en mai dernier pour contrer la spéculation et venir en aide aux États membres, pourrait être vite dépassée.? et de poursuivre sur la question de la dette Grecque, citant Cyril Regnat, stratégiste taux chez Natixis. :"Le plan est extrêmement approximatif et fondé sur des chiffres très hypothétiques". Quand je vous dit qu'il faut changer la donne, c'est bien parce ce qu'eux-mêmes ne croient pas à leur système ! Et la réponse adéquate de venir d'Italie, toujours dans la Tribune, que je publie volontiers car ce n'est pas tous les jours que le camp Libéral nous fait de telles déclarations empreinte de vérité et de volonté sociale :M. Mario Carraro Président du groupe Carraro (Padoue) ?05/08/2011, qui dit : ?"Nous avons besoin d'un nouveau gouvernement qui redonne l'espoir au pays", de poursuivre en répondant à la question : ?Les entreprises italiennes souffrent-elles d'un coût du travail trop élevé ? Ce n'est pas l'essentiel. À Dortmund (Allemagne), nos salariés coûtent 50 % de plus qu'à Padoue sans que cela pose de problème. En revanche, le gouvernement italien devrait intervenir pour qu'il reste davantage d'argent dans les poches des salariés. Il faut aussi une vraie réforme de l'école et de la formation et une réorganisation de l'administration. Les industriels ont besoin d'un gouvernement qui ait enfin le courage de changer radicalement les choses. Notre problème est en effet politique. Aujourd'hui, les marchés profitent de cette faiblesse. Nous avons besoin d'un nouveau gouvernement qui redonne l'espoir aux Italiens et en particulier aux entreprises que des réformes seront enfin mises en ?uvre.
a écrit le 05/08/2011 à 14:17 :
rachat d'obligations portugaises. Et non portuguaises.
Réponse de le 05/08/2011 à 14:42 :
Merci de votre vigilance, cela nous avait échappé!
a écrit le 05/08/2011 à 12:50 :
L'Europe, prompte à perdre son temps (et le notre) dans l'accessoire (animateurs de colonies de vacances, pompiers volontaires,...) ne manque pourtant pas de "bons docteurs" pour discourir sur la crise des dettes. Aucun ne semble, au delà du verbe, à la hauteur du problème.
Réponse de le 05/08/2011 à 15:47 :
villeroy, avec un aussi beau nom, quel est votre solution ? je suis tout ouïe ... je fais partie " des bons docteurs ", c'est la démocratie .
Réponse de le 06/08/2011 à 10:07 :
les bons docteurs ne trouveront pas de solution au problème ... tout simplement parce qu'ils font partie du problème et ne pourront jamais se remettre en cause.

gros avantage de la crise ?? la fin des bons docteurs et autres inutiles de la commission européenne , dégagés par la fin des budgets et de l'UE.

il faudra ensuite reconstruire l'europe des citoyens sur les ruines de l'europe des technocrates, et ça c'est pas gagné. La suite risque plutôt de ressembler à un remake de Mad Max

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