La glissade du pétrole se poursuit, mais pas à la pompe
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"En ce moment, aucune courbe ne s'effondre plus que celle du S&P 500… à part celle du pétrole !". Olivier Jakob, analyste chez Petromatrix en Suisse, en sourit. La brusque glissade des cours du baril est sans doute la seule bonne nouvelle économique de ce début du mois d'août.
Le recul du baril, qui a perdu 10% en une semaine, se poursuivait lundi matin. Le Brent de la mer du Nord perdait 3% à 106,12 dollars le baril, une variation d'une amplitude rare sur le pétrole.
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En France, le litre de SP 95 était à 1,5031 euro en moyenne en juillet ; on peut aujourd'hui l'acheter à 1,49 euros, si l'on en croit les données mises en ligne par Bercy.
Le recul des prix du pétrole à la pompe est modeste, car il est amorti par le recul concomitant de l'euro. Le pétrole étant systématiquement libellé en dollars, le prix du baril en euros n'est finalement pas très différent qu'il y a un mois. Soit 74 euros, contre 79 euros pour son prix moyen en juillet.
Sur le moyen terme, le recul des cours du pétrole n'est pas une excellente nouvelle macroéconomique. En effet, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la chute libre du baril risque une nouvelle fois de provoquer un ralentissement de la production et une interruption des investissements des compagnies pétrolières.
En 2009, le cours du baril de pétrole avait sombré jusqu'à 35 dollars, entraînant la suspension de bon nombre d'explorations et d'exploitations coûteux -comme l'huile des sables bitumineux, ainsi que les gisements sous-marins très profonds. Un scénario qui a toutes les chances de se reproduire aujourd'hui, et qui pourrait conduire à un renforcement de la volatilité. La raréfaction de l'offre entraînera en effet une accélération des cours en retour.
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