Chine : l'inflation ralentit à 1,8% sur un an

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Le ralentissement de l'inflation devrait permettre à la banque centrale chinoise (PBOC) de donner un nouveau coup de pouce à l'économie - Copyright Reuters
Le ralentissement de l'inflation devrait permettre à la banque centrale chinoise (PBOC) de donner un nouveau coup de pouce à l'économie - Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
L'inflation des prix à la consommation en Chine est tombée en juillet à son plus bas niveau depuis 30 mois, ce qui donne à la banque centrale chinoise les munitions nécessaires pour orienter l'économie vers l'objectif officiel de croissance de 7,5% pour 2012 fixé par le gouvernement.

La hausse des prix à la consommation en Chine, principale jauge de l'inflation, est tombée en juillet à 1,8% sur un an, a annoncé jeudi le gouvernement, alors que la croissance ralentit dans la deuxième économie mondiale. Il s'agit du plus bas niveau de l'inflation en Chine depuis janvier 2010, lorsque la hausse des prix avait été de 1,5%.

Les prix alimentaires ont augmenté de 2,4% en juillet sur un an, contre une hausse de 3,8% en juin, grâce à une chute de 18,7% des prix du porc. Les prix non alimentaires étaient en hausse de 1,5%, contre 1,4% en juin. Sur l'ensemble des sept premiers mois de l'année, l'inflation en Chine s'est élevée à 3,1% sur un an, selon le Bureau national des Statistiques (BNS).

La menace de la déflation

"L'inflation continue à fondre rapidement, mettant ainsi en exergue le déficit d'activité que le gouvernement tente de combler en augmentant les investissements de l'Etat", ont commenté les économistes de IHS Global Insight. Selon cet institut, "la déflation, et non l'inflation, est la première des menaces à court terme sur l'économie chinoise".

La baisse de l'inflation donne de la marge de manoeuvre au gouvernement pour assouplir sa politique monétaire, alors que la Chine connaît un ralentissement de sa croissance. Zhang Zhiwei, économiste chez Nomura à Hong Kong, estime ainsi que la hausse des prix à la consommation sera inférieure à l'objectif officiel de 4% pour cette année. Un avis que partage le Fonds monétaire international pour qui l'inflation en Chine devrait "rester comprise entre 3% et 3,5% cette année et tomber entre 2,5% et 3% en 2013", selon son rapport annuel du sur la deuxième économie mondiale publié fin juillet. Dans ces conditions, "le gouvernement va très certainement se concentrer sur la croissance", indique Zhang Zhiwei.

Six trimestres consécutifs de ralentissement de l'activité

Le produit intérieur brut (PIB) chinois a crû seulement de 7,6% au deuxième trimestre. Il s'agit de la pire performance depuis le début de la crise économique mondiale en 2008-2009, et le sixième trimestre d'affilée de décélération de la croissance. Après les baisses de taux d'intérêt en juin et juillet, la banque centrale chinoise devrait donc à nouveau assouplir le coût du crédit au troisième trimestre, estiment les analystes interrogés par Reuters. Ils s'attendent aussi à de nouvelles mesures réduisant le montant des réserves que doivent obligatoirement détenir les banques, ce qui devrait libérer des liquidités pour les prêts aux ménages et aux entreprises.

La production industrielle et l'investissement immobilier en perte de vitesse

Les autorités chinoises ont également publié ce jeudi de nombreux indicateurs inférieurs aux attentes, confirmant la tendance d'une économie en perte de vitesse. La production industrielle en Chine a ralenti en juillet pour enregistrer une hausse de 9,2% en rythme annuel, la plus faible en plus de trois ans, alors que les analystes s'attendaient au contraire à voir sa croissance accélérer à 9,8% après 9,5% en juin. Les ventes au détail ont quant à elles augmenté de 13,1% d'un an sur l'autre, alors que les analystes les anticipaient en hausse de 13,7% comme au mois précédent. La croissance des investissements en actifs fixes, qui a compté pour la moitié de la croissance économique nette de la Chine au premier semestre, ressort à +20,4% entre janvier et juillet par rapport à la même période un an plus tôt (consensus +20,5%).

L'investissement immobilier en Chine a crû de 15,4% sur les sept premiers mois de 2012 par rapport à la même période un an plus tôt, alors qu'il affichait sur les six premiers mois de l'année une hausse de 16,6%, a fait savoir jeudi le bureau national des statistiques. Les constructions nouvelles ont quant à elles chuté de 9,8% en rythme annuel sur les sept premiers mois de l'année, accélérant le déclin de 7,1% enregistré au premier semestre.

 

 

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Commentaires
a écrit le 09/08/2012 à 11:46 :
La Chine écrit les statistiques qui l'arrange ... inutile de les commenter !
a écrit le 09/08/2012 à 9:17 :
Misez et investissez en Indonésie, Thaïlande, Vietnam, Philippines, Malaisie !!!!
Réponse de le 09/08/2012 à 10:34 :
Vous allez ouvrir des claques ?
a écrit le 09/08/2012 à 8:53 :
Qui peut croire en ces stats faussées par un gouvernement communiste ? Personne !
Réponse de le 09/08/2012 à 9:23 :
Reponse : les journalistes occidentaux qui ne sont en fait que des pigistes qui recopient les annonces des gouvernements sans faire leur travail d'investigation. Eux ils croient en ces stats bidon, tout comme les economistes que l'on voit se pavaner sur les plateaux TV a longueur de journee.
Réponse de le 09/08/2012 à 10:34 :
Il y a 3 types de mensonges : par action, par omission, les statistiques ...
Réponse de le 09/08/2012 à 12:12 :
Pour une fois nous sommes tous d'accord, un bon prétexte pour ouvrir les vannes du crédit et alimenter un peu plus la bulle du surinvestissement et des surcapacités, celle là quand elle petera ça va faire mal..

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