Le FMI appelle l'Espagne à redoubler ses efforts

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Selon les prévisions du gouvernement, en Espagne la dette publique pourrait atteindre 99,5% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'année. (Photo: Reuters)
Selon les prévisions du gouvernement, en Espagne la dette publique pourrait atteindre 99,5% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'année. (Photo: Reuters) (Crédits : reuters.com)
Dans son rapport annuel sur la quatrième économie de la zone euro, le Fonds monétaire international note une reprise en Espagne, commencée au deuxième semestre 2013 et destinée à se prolonger à moyen terme. Il appelle toutefois le pays à augmenter ses impôts indirects pour réduire le déficit et à modérer les salaires pour relancer l'emploi.

Sortie d'une période de profonde récession, l'Espagne doit néanmoins augmenter ses recettes fiscales pour protéger ses services publics.  Afin de soutenir durablement la reprise de son économie, elle doit également faire davantage d'efforts pour réduire son déficit budgétaire,  préconise le Fonds monétaire international (FMI) dans son rapport annuel sur l'économie espagnole.

Une reprise destinée à se prolonger

Notant la reprise de la consommation des ménages et de l'investissement dans les entreprises ainsi que l'amélioration de la situation sur le marché de l'emploi, "grâce à la force des exportations et à l'amélioration notable des conditions sur les marchés financiers", l'institution présidée par Christine Lagarde écrit:

"La reprise a commencé au deuxième semestre 2013 et s'est renforcée au premier trimestre de cette année, l'économie enregistrant ses plus fortes croissances depuis 2008, à 0,4% du PIB par rapport au trimestre précédent. Nous nous attendons à voir la reprise se prolonger à moyen terme".

Lire: L'Espagne est-elle en train de sortir de la crise?

Le Fonds reconnaît également les "progrès" de l'Espagne dans la réduction de son déficit public, qui atteignait 6,6% du Produit intérieur brut fin 2013.

Un déficit et une dette encore très élevés

Le FMI souligne toutefois que ce dernier reste "très élevé et que la dette, déjà supérieure à la moyenne de la zone euro, s'approche rapidement de 100% du PIB".

Lire: L'Espagne réduit son déficit commercial, mais reste minée par la dette publique

Pour les réduire, il recommande notamment d'augmenter les recettes de la fiscalité indirecte, en s'attaquant par exemple aux taxes écologiques ou aux régimes spéciaux en matière de TVA.

Afin de stimuler la croissance et l'emploi, il conseille également à Madrid de diminuer progressivement l'impôt sur les sociétés. Il recommande également une "réduction des barrières de régulation qui contraignent l'activité des entreprises en Espagne" combinée à une "modération des salaires".

Quant à l'impôt sur le revenu, que le gouvernement Rajoy veut baisser l'an prochain, le FMI estime en revanche que la marge de manoeuvre est plus réduite.

Un chômage proche de son niveau record

Frappée doublement en 2008 par l'éclatement de sa bulle immobilière et la crise financière internationale, l'Espagne a subi deux récessions en cinq ans. Très affaibli, son secteur bancaire a dû bénéficier en 2012 d'un plan de sauvetage européen de 41,3 milliards d'euros, qui s'est achevé en janvier.

Le chômage, qui touche un quart des actifs, reste proche de son niveau record dans le pays. La dette publique pourrait atteindre 99,5% du produit intérieur brut (PIB) à la fin de l'année, selon les prévisions du gouvernement.

Lire : Espagne: la baisse du chômage est "absolument insuffisante" pour Mariano Rajoy

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Commentaires
a écrit le 28/05/2014 à 12:51 :
La même formule : réduire les salaires et augmenter les impôts nous en voyons quotidiennement les résultats et de s'étonner que les peuples sont moins démocrates en s'apercevant de l'incapacité des politiques à trouver des solutions.
a écrit le 28/05/2014 à 11:01 :
2011: Christine Lagarde prend ses fonctions au FMI, salaire de 551.700 dollars.
2014: Les espagnols doivent appliquer une "modération des salaires", il faudrait devenir un peu sérieux, la fiesta c'est finie.
a écrit le 27/05/2014 à 21:16 :
Allez les espagnols : vous pourriez faire un effort quand même !
a écrit le 27/05/2014 à 20:10 :
Qu'est ce qu'elle concocte Lagarde ?
Une Espagne en plein chômage avec 200% de dette sur PIB ?
a écrit le 27/05/2014 à 19:03 :
Comment on relance une économie en l'écrasant avec des impôts? Ces gens du FMI sont des malades!
Réponse de le 27/05/2014 à 19:15 :
Ce qui est plus à craindre c'est que le jour où Lagarde quittera le FMI ils font en faire de même à la France et alors là.... bonjour les dégâts.
Réponse de le 27/05/2014 à 20:10 :
On ne peut pas dire ça du FMI, ces gens là sont des vrais champions de la stratégie économique, des vrais héros des finances modernes....
a écrit le 27/05/2014 à 17:55 :
la Troïka est une catastrophe absolue........ demander aux espagnols de payer plus d'impôts indirects et de baisser leurs salaires est une ineptie......... ils sont déjà au taquet....... et la zone low cost de l'europe du sud........
Réponse de le 27/05/2014 à 18:04 :
Le jour où Lagarde ne sera plus là le FMI fera de même avec la France, attendez voir.
Réponse de le 27/05/2014 à 21:43 :
Et bien ce sera très bien , les ventes de premiums Teutones s'effondreront et ce ne sera qu'un juste retour des choses.
a écrit le 27/05/2014 à 17:46 :
Mme Lagarde peut commencer par sa petite personne à faire des efforts; celle qui avait proclamé à Sarko dans une lettre au sujet de son adoubement au président Sarko " ....emploie moi, selon tes désirs, comme tu le voudras..."c'est beau, la prose !
Réponse de le 27/05/2014 à 17:56 :
ahahah je m'en souviens de ce "emploi moi, je suis à toi" de la belle Lagarde au beau nabot. merci pour le souvenir, il m'a procuré un agréable moment de détente dans mon quotidien.
Réponse de le 27/05/2014 à 19:09 :
...avec plaisir ! bonne soirée.....
Réponse de le 27/05/2014 à 19:13 :
.....avec plaisir..., bonne soirée !
a écrit le 27/05/2014 à 16:35 :
le FMI par sa voyante Mme lagarde conseil l'espagne d'augmenter les impots indirects et de reduire les salaires donc une reduction du pouvoir d'achat et ensuite une chute de la production industrielle ,comme en france Mme lagarde continu d'etre completement a cote de la plaque "elle annonçait la fin de la crise il y a deux ans"
Réponse de le 27/05/2014 à 17:19 :
Si le FMI ainsi comme d'autres instances de prêt vivent justement de financer les dettes publiques dans le monde entier comment voulez-vous qu'il ait intérêt à en finir avec les crises ?
a écrit le 27/05/2014 à 15:56 :
"Devenez tous Grecs", ont-ils dit. "C'est bon pour notre santé."
Réponse de le 27/05/2014 à 17:15 :
on tout cas on aura tous une belle mythologie à raconter à nos petits-enfants....
a écrit le 27/05/2014 à 15:00 :
La France tisse en sourdine la création d'une nouvelle zone économique en Europe avec l'Espagne, le Portugal, l'Italie et la Grèce, sans l'Allemagne. Les États-Unis apprécieront et se disent prêts à y investir massivement. Voilà, la réponse française n'a pas tardé.
Réponse de le 27/05/2014 à 15:38 :
L'Europe des loosers en quelque sorte, c'est sûr que le monde entier va s'y précipiter.
Réponse de le 27/05/2014 à 21:19 :
Ah parce que vous croyez que les zones de Lubeck ou Berlin c'est l'Europe des "winners" ? Un peu comme Détroit et les "food stamps" qui sont "The American Dream" ?
Réponse de le 28/05/2014 à 14:55 :
si la France s'allie aux PIGS alors ce sera l'Europe des Big Winners, c'est sûr !! mdr

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