Des élus allemands veulent priver la Russie de Coupe du monde en 2018
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Pas de Mondial 2018 pour la Russie ? Michael Fuchs, vice-président du groupe CDU/CSU au parlement allemand, a demandé la remise en cause de l'attribution de l'organisation de la Coupe du monde de football à la Russie en 2018... et propose l'Allemagne comme nouvel organisateur.
"La Fifa devrait se demander si la Russie est un pays hôte adéquat si elle ne peut même pas garantir la sécurité des couloirs aériens", a-t-il déclaré mercredi au quotidien allemand Handelsblatt après la tragédie du vol MH17 en Ukraine, qui a coûté la vie à 298 personnes.
Selon lui, une telle mesure serait bien plus efficace que les sanctions économiques mises en place par Washington et Bruxelles. Les frontières russes étant, "dans leur diversité", bien trop poreuses pour que l'on puisse réellement couper le pays de ses importations.
Même son de cloche du côté de Peter Beuth, ministre de l'Intérieur du Land de Hesse et président de la conférence interministérielle des Länder sur le sport :
Le ministre attend en particulier du président russe qu'il fasse pression sur les séparatistes du l'est de l'Ukraine pour mettre un terme au conflit.
Au-delà même des rangs de la CDU/CSU des voix se sont élevées pour faire écho à ces demandes. Volker Beck, premier secrétaire du groupe parlementaire des Verts au Bundestag, explique ainsi au journal HAZ.
Tous ne rejoignent pas cet état d'esprit. Ainsi, le vice-chancelier et ministre de l'économie social-démocrate du gouvernement Merkel, Sigmar Gabriel, estime qu'il est trop tôt pour se poser ces questions.
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Alors que le débat prend une ampleur nationale de l'autre côté du Rhin, les Russes veillent à éviter qu'il ne s'invite sur la scène internationale. Questionné sur les conséquences que la crise ukrainienne pourraient avoir sur la Coupe du monde 2018, le ministre des sports russe Vitali Motko a bien précisé lors d'une conférence de presse qu'il ne voyait "aucun rapport entre ces deux événements. [...] Ce sont deux choses distinctes. La crise en Ukraine n'aura aucune influence sur la Coupe du monde".
Quant à la FIFA, elle ne voit pas forcément d'un bon œil cette ingérence de la politique dans ce qu'elle considère comme son jardin privé. Theo Zwanziger, ancien président de la fédération allemande de footbal (Dfb) et membre du comité exécutif de la FIFA, s'est ainsi expliqué dans un entretien accordé au journal Handelsblatt:
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Il faut dire aussi que l'organisation internationale doit déjà avoir suffisamment de problèmes à régler avec les très forts soupçons qui pèsent sur le Qatar, coupable selon certains médias d'avoir acheté l'organisation du Mondial 2022.
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