"Nous ne laisserons pas l'EIIL créer un califat via la Syrie et l'Irak" (Obama)

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Pendant que les Etats-Unis bombardent l'Irak, Barack Obama s'explique. Samedi matin à 10h25, heure de Washington, le président américain a donné une conférence de presse en direct du jardin de la Maison Blanche.
Le chef de l'Etat américain s'est entretenu avec François Hollande et le Premier ministre David Cameron, qui l'ont assuré de leur soutien. La France s'est engagée aux côtés des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne à venir en aide aux dizaines de milliers de réfugiés, dont de nombreux membres des minorités religieuses chrétienne et yazidie, jetés sur les routes par les attaques des djihadistes dans le nord de l'Irak.
Notons à cet égard que le chef de la diplomatie française Laurent Fabius est arrivé dimanche à Bagdad, où il va s'entretenir avec des responsables irakiens de la réponse à apporter à l'offensive des djihadistes de l'Etat islamique, rapporte la télévision d'Etat irakienne.
Le ministre des Affaires étrangères se rendra ensuite à Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, pour superviser la distribution de l'aide humanitaire, ont indiqué le Quai d'Orsay et des responsables kurdes.
La veille, une interview accordée par le président américain a été publiée par le New York Times. Il affirme notamment:
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

Le chef de l'Etat américain en appelle donc aux tribus sunnites et aux autres figures de pouvoir locales afin qu'elles poursuivent les opérations. "Nous pouvons repousser (les djihadistes de l'EIIL) pendant un certain temps, mais dès que nos avions seront partis, ils reviendront", a-t-il ainsi reconnu.
Depuis jeudi l'armée américaine procède à des frappes "ciblées" contre les combattants de l'Etat islamique dans le nord de l'Irak, une opération conçue pour prévenir, selon ses termes, un éventuel "génocide" de minorités religieuses et protéger les Américains qui travaillent dans le pays.
Le président américain a par ailleurs évoqué la situation à Gaza et fait part de ses doutes quant à la possibilité d'un règlement rapide du conflit. Observant la popularité auprès des Israéliens de leur Premier ministre Benjamin Netanyahu, Barack Obama a jugé que "d'une certaine façon, Bibi (Benjamin Netanyahu) est trop fort, et (...) Abbas est trop faible pour qu'ils se rapprochent" comme l'avaient fait leurs prédécesseurs lors des accords de Camp David.
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Enfin concernant l'Ukraine, Barack Obama pense qu'une invasion russe est possible "n'importe quand", auquel cas "tenter de retrouver une relation de coopération qui fonctionne bien avec la Russie pendant le reste de (son) mandat sera bien plus difficile".
(Article créé le 09/08/2014 à 09:50, mis à jour le 10/08/2014 à 9h30)
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