Entrée du "convoi humanitaire" russe en Ukraine: "claire invasion" pour l'UE

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Alors que les premiers camions du convoi humanitaire russe ont atteint la ville de Louhansk à l'ouest de l'Ukraine, les autorités ukrainiennes ont accusé vendredi la Russie d'"invasion directe". En effet, la décision de Moscou de faire entrer son "convoi humanitaire" en Ukraine a été prise sans attendre son inspection complète. Kiev a toutefois annoncé qu'elle n'aurait pas recours à la force et a appelé la communauté internationale à condamner l'action de Moscou.
L'entrée du convoi en Ukraine constitue une "violation du droit international", a également dénoncé le président ukrainien Petro Porochenko sur son site internet.
L'Union européenne a de son côté "déploré" la "décision russe" de faire entrer son convoi humanitaire en Ukraine, y voyant une "claire violation de la frontière ukrainienne".
Après une semaine d'attente, la Russie a fait entrer en Ukraine vendredi matin ses camions chargés selon Moscou de 1.800 tonnes d'aide humanitaire, estimant que "tous les prétextes" avancés par Kiev pour "retarder la livraison" de son aide humanitaire aux populations de l'est de l'Ukraine avaient été épuisés.
Selon un observateur de l'OSCE sur place, Paul Picard, seuls 34 camions ont été inspectés par les gardes-frontières et les douaniers ukrainiens, les autres passant sans aucun contrôle de leur cargaison.
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"Ni la partie ukrainienne, ni la Croix-Rouge ne savent ce qui se trouve dans ces camions, ce qui nous inquiète particulièrement", a indiqué le ministère ukrainien des Affaires étrangères..
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), dont une équipe devait accompagner le convoi pour assurer la distribution de l'aide humanitaire, a annoncé qu'il avait renoncé à lui fournir une escorte, "en raison d'une situation instable sur le plan de la sécurité".
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Le gouvernement ukrainien et ses alliés occidentaux redoutent que le "convoi humanitaire", parti de Moscou le 12 août, ne serve de couverture à des livraisons d'équipements militaires à destination des séparatistes pro-russes. Ces derniers sont retranchés dans leurs deux derniers bastions, Louhansk et, un peu plus loin de la frontière, Donetsk (sans rapport avec le poste-frontière du même nom).
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