Suisse : l'illusion insensée de l'indépendance monétaire

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La banque nationale suisse (BNS) a décidé d'abolir le seuil de 1,2 franc suisse pour un euro, déclenchant une envolée de la monnaie de la Confédération
La banque nationale suisse (BNS) a décidé d'abolir le seuil de 1,2 franc suisse pour un euro, déclenchant une envolée de la monnaie de la Confédération (Crédits : Reuters)
L'abandon du seuil pour le franc suisse redonne de l'indépendance à la Banque nationale suisse. Mais que va-t-elle en faire ? Sans doute rien d'autre que de plonger le pays dans la tourmente au nom d'une idéologie.

Depuis que, ce jeudi 15 janvier, par surprise, la banque nationale suisse (BNS) a décidé d'abolir le seuil de 1,2 franc suisse pour un euro, déclenchant une envolée de la monnaie de la Confédération et, par ricochet, l'effondrement de la Bourse de Zurich, les analystes se grattent la tête pour comprendre quelle mouche a bien pu piquer les autorités monétaires helvétiques.

Réagir avant le QE ?

L'explication la plus fréquemment avancée est que, avec l'arrivée annoncée, peut-être dans une semaine, le 22 janvier, de l'assouplissement quantitatif (QE) de la BCE, autrement dit de l'achat massif de dettes publiques de la zone euro, la BNS a jugé qu'il était impossible de maintenir un tel seuil face à la pression baissière qui allait peser sur l'euro. La BNS aurait donc décidé de gérer le cours du franc de façon plus souple, via une politique de taux négatif. Elle a, d'ailleurs, abaissé son taux directeur de -0,5 % à -0,75 % afin de dissuader les investisseurs d'acheter du franc.

Mais cette explication semble bien trop courte. Nous ne sommes plus sous le régime de Bretton Woods où la défense du cours d'une monnaie risquait de mettre en danger les réserves d'or d'une banque centrale. La BNS le sait bien, puisqu'elle l'a elle-même expliqué cet automne aux électeurs suisses qui devaient se prononcer par votation sur le maintien d'une part fixe d'or dans son bilan. Les Suisses lui ont, du reste, donné raison. Rien n'empêchait donc la BNS de maintenir son seuil par de l'émission de francs. Une fois la demande de franc suisse satisfaite, et le seuil défendu, le QE européen, dont, du reste, on ne connaît pas la taille, mais qui sera vraisemblablement limité, aurait été surpassé. Il est plus simple de stopper une hausse que d'arrêter une baisse, comme dans le cas russe, car, dans ce cas, il faut puiser dans ses réserves de devises.

Le choix de l'indépendance

Reste évidemment le risque « inflationniste » de cette création monétaire. Et ceci amène à une autre explication du choix de la BNS, complémentaire du premier. Une théorie, le triangle d'incompatibilité ou triangle de Mundell, explique qu'il n'est pas possible d'avoir à la fois la liberté de circulation des capitaux, un taux de change fixe et une politique monétaire indépendante. Il faut renoncer à un de ces trois éléments. La BNS, avec la mise en place du seuil, devait renoncer à l'indépendance de sa politique monétaire. Ce mercredi, elle a préféré reprendre son indépendance et laisser son taux de change s'ajuster. C'est ce qu'a expliqué dans sa conférence de presse le président de la BNS Thomas Jordan en disant que sa banque avait désormais « plus de flexibilité. »

La fantomatique lutte contre l'inflation

Mais la vraie question est : que va faire la BNS de cette indépendance ? Evidemment, lutter contre l'inflation. Autrement dit, la BNS veut maîtriser la masse monétaire en francs suisses pour éviter une envolée des prix. Une défense du seuil face au QE européen aurait naturellement fait gonfler cette masse monétaire. L'ennui, c'est que cette lutte contre l'inflation est fantomatique. La Suisse n'est pas menacée par l'inflation, mais au contraire par la déflation. Malgré le seuil et les taux bas, les prix ont ainsi reculé en décembre 2014 de 0,33 % sur un an. Il n'y a aucun risque à moyen terme d'inflation en Suisse. Abolir le seuil, c'est, pour la Suisse, se jeter dans la gueule du loup pour éviter de se faire croquer par une souris.

Récession possible

En réalité, la politique que la BNS a entamée ce mercredi est une politique insensée. Insensée évidemment pour l'économie suisse qui, certes, a montré des capacités de résister à la hausse du franc et à la baisse des prix, mais il y évidemment des limites. Un franc qui se rapproche de la parité face à l'euro va poser de graves problèmes de compétitivité aux exportations helvétiques. Pour faire face, elles devront réaliser des gains de productivité et ce sont les salariés suisses qui paieront le prix de l'indépendance de la BNS. Un gérant de fonds helvétique, Felix Zulauf, interrogé par la Neue Zürcher Zeitung, n'exclut pas une récession en Suisse. L'institut économique KOF convient également que la fin du seuil va "peser sur la conjoncture et conduire à de nouveaux taux négatifs d'inflation." L'institut cite parmi les secteurs les plus touchées les machines outils, la chimie, les composants automobiles, la pharmacie et l'hotellerie. Des secteurs forts de l'économie nationale. Certes, avec une récession, la BNS pourra se réjouir : ceci devrait réduire le risque d'inflation et l'attrait du franc. Mais les Suisses en auront payé le prix fort.

Un coût moins élevé ? Pas sûr !

Insensée aussi parce que la BNS, si elle veut éviter une aggravation de la récession et de la déflation, mais aussi si elle ne veut pas voir la valeur des devises détenues dans son bilan fondre comme neige au soleil, va devoir intervenir pour éviter de nouvelles envolées du franc, intervenir. Or, il n'est pas sûr que ces interventions soient moins coûteuses in fine que la défense d'un seuil permanent. Comme il n'est pas sûr que cette politique soit plus « indépendante » que la précédente. Il faudra bien alors réagir aux évolutions de la politique monétaire européenne.

Enfin, cette politique est insensée parce qu'elle s'appuie sur une politique de taux négatifs très élevés et que l'on ignore réellement les effets de ce type d'instrument. Insensée enfin parce qu'il a des répercussions ailleurs, notamment dans les pays d'Europe centrale, comme la Hongrie et la Pologne où les prêts en francs suisses sont encore nombreux et vont peser davantage sur les ménages.

Refus de voir la réalité

En réalité, la BNS a refusé de voir la réalité en face : elle ne peut être indépendante tant que la Confédération est ce qu'elle est, autrement dit, un havre de sécurité pour les investisseurs et une économie fortement dépendante des exportations vers la zone euro. Pour être entièrement indépendante, la BNS doit donc s'affranchir de cette réalité. Elle a décidé de le faire en sacrifiant la croissance et l'emploi afin que le franc finisse par perdre du terrain « naturellement. »

Fruit d'une idéologie

Au final, la décision de la BNS est le fruit d'une idéologie, celle qui est fondée sur la peur panique de l'inflation et sur la pensée monétariste qui estime que masse monétaire et inflation sont toujours liées. La réalité actuelle prouve pourtant que l'on est, en Suisse, comme en Europe, dans une situation de trappe à liquidités où les mesures monétaires ne jouent plus guère sur l'inflation. Rien d'autres que cette peur idéologique ne pouvait donc justifier la levée du seuil.

Argument pour Angela Merkel contre les Eurosceptiques ?

Les prochaines semaines ne manqueront pas d'intérêt. Ce qui se passe en Suisse est en effet ce qui se passerait en Allemagne si cette dernière décidait de quitter la zone euro comme le demandent les Eurosceptiques outre-Rhin. La Bundesbank ne manquerait pas alors de jouer le même jeu que la BNS, puisque c'est celui qu'il a sollicité de la BCE. Pour Angela Merkel, l'expérience suisse pourrait être un excellent argument contre les Eurosceptiques. Ce pourrait aussi être un moyen pour Mario Draghi de faire passer la pilule du QE à ses confrères allemands...

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Commentaires
a écrit le 18/01/2015 à 14:55 :
Moi je vois tres bien la Suisse joindre une zone Euro debarassée de ces rigolos du club med.
a écrit le 18/01/2015 à 14:55 :
Moi je vois tres bien la Suisse joindre une zone Euro debarassée de ces rigolos du club med.
Réponse de le 18/01/2015 à 17:32 :
Ne rêvez pas, les suisses sont attachés à leur monnaie et à leur indépendance. Pour rejoindre l'euro il faudrait adhérer à l'UE et plus de 85% de la population suisse y est opposée.
a écrit le 17/01/2015 à 14:43 :
L'euro est a l'agonie il faut en finir le plus vite possible
Réponse de le 17/01/2015 à 17:15 :
Ah oui? avec un franc français nouveau qui perdrait 50% de sa valeur le jour de sa création? Vous dites n'importe quoi!
a écrit le 17/01/2015 à 14:36 :
Le hold-up des banksters continue. Rien de nouveau sous le soleil...il y a du fric, beaucoup de fric, toujours plus de fric dans ces histoires.
a écrit le 17/01/2015 à 14:01 :
Idéologie... ou informations que nous n'avons pas sur l'évolution de l'euro. Attendons. Un peu d'humilité, M. Godin.
a écrit le 17/01/2015 à 13:23 :
Soyons clair, la Suisse a fait cela pour privilégier la RENTE par rapport au W. Normal, la Suisse est surtout un pays pour rentiers, et ils ont voulu le beurre l'argent du beurre et la crémière en profitant du marché européen. La situation ubuesque de l'Europe avec la Suisse et Luxembourg qui parasitent le système puis se barrent au bon moment pour rafler la mise. Un bel exemple de comportement de prédateur.
a écrit le 17/01/2015 à 9:14 :
Je ne suis pas forcément d'accord avec cet article . Pour moi, le maintien du seuil par la BNS n'était tout simplement plus possible. Avec un bilan composé de plus de 80% de dette européenne les marges devenaient étroites . Avec l'euro qui n'arrête pas de baisser, la pression devenait trop forte. La BNS a été pendant 3 ans comme un barrage qui a retenu une énorme quantité d'eau. La BNS a tout simplement ouvert les vannes au lieu d'imploser. La BNS reste une banque, même si elle défend les intérêts économiques de la suisse, elle doit gagner de l'argent , qu'elle reverse en partie aux cantons ..
a écrit le 16/01/2015 à 22:53 :
L'indépendance de la BNS? Qui avait elle même accroché le cours de sa monnaie à une autre? La BNS a du lâcher le morceau parce que le combat pour continuer à faire l’huître sur le rocher de l'euro était perdu d'avance faute de munitions et de QE annoncé: la hausse du CHF n'apporte que des problèmes, sinon pourquoi s'adosser à l'euro?? Quand on subit les événements sans plus avoir de prise sur eux, peut on appeler cela l'indépendance? La BNS est plutôt prisonnière, ses murs sont la spéculation qui parie sur un phénomène grégaire de hausse du CHF, son plafond est son économie trop petite pour un CHF trop fort. 2015 risque d'être mouvementé en Suisse... Cahuzac doit regretter d'en être sorti trop tot :-)
Réponse de le 18/01/2015 à 10:30 :
100% d'accord avec vous.
Réponse de le 18/01/2015 à 17:34 :
On verra bien d'ici une année, en France on est toujours enclin à prédire le pire à la Suisse et ce pire ne se produit jamais... La jalousie fait souvent dire des inepties!
Réponse de le 22/01/2015 à 15:38 :
il me semble que certains prennent leur désirs pour la réalité. N'oublions pas que 200000 français gagnent leur vie comme frontaliers...
a écrit le 16/01/2015 à 22:53 :
L'indépendance de la BNS? Qui avait elle même accroché le cours de sa monnaie à une autre? La BNS a du lâcher le morceau parce que le combat pour continuer à faire l’huître sur le rocher de l'euro était perdu d'avance faute de munitions et de QE annoncé: la hausse du CHF n'apporte que des problèmes, sinon pourquoi s'adosser à l'euro?? Quand on subit les événements sans plus avoir de prise sur eux, peut on appeler cela l'indépendance? La BNS est plutôt prisonnière, ses murs sont la spéculation qui parie sur un phénomène grégaire de hausse du CHF, son plafond est son économie trop petite pour un CHF trop fort. 2015 risque d'être mouvementé en Suisse... Cahuzac doit regretter d'en être sorti trop tot :-)
a écrit le 16/01/2015 à 22:33 :
Article brillant (comme toujours) qui démontre que les Suisses sont eux aussi victimes de l'illusion allemande de la menace de l'inflation.
a écrit le 16/01/2015 à 22:20 :
Avec les frontaliers mis à la porte , les suisses de classes moyennes pairont beaucoup plus chère des services de la vie qutidienne: plombier, infermière etc, rappelons que ces professions exercées pour beaucoup par des frontaliers , lesquels sont payés sensiblement moins chère que les suisses. Et avec la monté du franc suisses , ca ne vas pas aranger les choses.
Réponse de le 18/01/2015 à 23:00 :
Un frontalier ne gagne pas moins qu un suisse je pense que vous etes. Mal renseigne et de plus ne paie et de loin pas les memes montants d assurance maladie
Réponse de le 20/01/2015 à 11:48 :
Que je sache, il n'est pas question de mettre des frontaliers à la porte. Il n'est pas non plus vrai qu'ils sont moins payés que les Suisse, car justement, le dumping salarial n'est pas permis. On a des lois pour ça. Si vous connaissez des cas, vous pouvez les dénoncer.
a écrit le 16/01/2015 à 21:36 :
Je serais étonné que les exportateurs suisses se "réjouissent" longtemps sans réagir.
a écrit le 16/01/2015 à 20:09 :
Excellent article. Le patron et les experts de la BNS ont prouvé une chose certaine : leur incompétence. Cela dit, les milieux économiques pensaient à peu près la même chose de M.Trichet à l'époque ... (Cf le fameux article "cessons de tricher avec les taux"). C'est tout de même embetant de voir une poignée d'incompétents générer du chômage in fine pour des millions de personnes.
Réponse de le 16/01/2015 à 20:22 :
Genre... Quelles sont vos compétences personnelles pour juger les décisions des dirigeants de la BNS? Celle-ci n'a pas vocation à répondre aux besoins court-termistes d'une économie droguée au taux de change fixe et qui s'était endormie sur son oreiller de paresse. La BNS est la Banque Nationale Suisse et défend les intérêts des citoyens suisses sur le long terme!
Réponse de le 17/01/2015 à 1:17 :
Trichet, l'homme qui osa remonter les taux en pleine crise! Effectivement il doit y avoir du tricher dans le board de la BNS.
a écrit le 16/01/2015 à 18:28 :
La Suisse, la Suisse, la Suisse!!!! L'eldorado a vécu! Si on parlait des frontaliers? Ce super pays s'est gavé de l'expertise technique venue des l'étranger, ils ont été gavés de CHF et depuis plusieurs années ce super pays recrache ses frontaliers sans qui il ne serait pas à la pointe de l'horlogerie par exemple ni aussi riche économiquement. Seulement, ces frontaliers qui sont chassés au nom de l'indépendance monétaire ont contracté des prêts en devises dans les banque françaises frontalières. Par exemple un prêt d'y il a 5 ans contracté à 1,45. Aujourd'hui vous pouvez constater la perte sèche. Cela dit, ce sont les banques françaises frontalières qui se frottent les mains car pour elles c'est le jackpot!!!! Merci la Suisse. Je pense arrêter de manger du gruyère et leur chocolat!!! Maintenant ce que je leur souhaite c'est de ne plus pouvoir vendre quoi que ce soit et finalement pourquoi ne pas taxer les suisses qui feront leurs courses aux supermarchés frontaliers! Cela réveillera peut-être le peuple helvète qui vote pour un oui ou pour un non mais qui se terre quand il se passe des scandales de ce genre.
VIVE LA SUISSE!
Réponse de le 16/01/2015 à 19:16 :
Mais que de d'idioties dans votre commentaires, cela sent la jalousie crasse à plein nez! Pour votre information, la BNS a acheté de la dette française pendant plus de 3ans contribuant ainsi a maintenir des taux d'emprunt proche de 1%. Elle a aussi de cette manière soutenue de manière forte la zone euro. Alors avant de toujours juger l'attitude de la Suisse sous l'angle de clichés éculés il faudrait peut-être se renseigner. Avec autant de méconnaissance de l'économie et des politiques monétaires je ne m'étonne pas que la France soit dans cet état...
Réponse de le 20/01/2015 à 11:51 :
Il y a aujourd'hui 10X plus de frontaliers qu'il y a 10ans. Personne n'est chassé, au contraire, car les accords bilatéraux avec l'Europe autorisent la libre circulation avec l'eldorado, comme vous dites. Si vous contractez un prêt dans une devise, vous en assumez les risques. Renseignez-vous avant d'écrire n'importe quoi. L'économie bouge, et c'est risqué ...
Réponse de le 03/02/2015 à 16:13 :
Je suis comblé devant tant de naïveté de votre part. Je dois avoir affaire à deux suisses probablement jaloux de ne pouvoir accéder à une propriété par exemple. Bref, pour ce qui est des renseignements, j'ai un passeport suisse et j'ai été frontalier pendant 30 ans, j'en ai bien profiter, je ne m'en cache pas mais je peux certifié que l'Eldorado suisse est fini pour les étrangers!!!!
OK La Suisse engage les frontaliers mais sur un siège éjectable!!
Quand ça ne rapporte plus, bye bye!!!
Et quand à raconter n'importe quoi, cela est du vécu!!!
A bon entendeur!
a écrit le 16/01/2015 à 17:15 :
Cette réaction de la BNS contraste avec le non de la dernière votation suisse relative à l'or de la BNS. Heureusement que le peuple n'a pu donner son avis.
a écrit le 16/01/2015 à 17:07 :
Encore un qui est allé prendre ses consignes chez les FF ***.

Franchement qui peut nous faire croire que le Franc français ne perdrait pas 30 % au lieu d'en gagner 30 % comme le Franc suisse ?
Réponse de le 16/01/2015 à 17:34 :
Sauf le fn. C est pourquoi nous devons jamais sortir de l euro, mais si les allemands devaient sortir...ce serait pas forcément la cata pour nous, c est aussi pourquoi ils ne sortiront jamais. C est les suisses qui finiront par nous rejoindre quand ils en auront marre de subir nos règles et notre monnaie.
Réponse de le 16/01/2015 à 19:38 :
Au contraire, ça boosterait nos exportations ...
Réponse de le 17/01/2015 à 13:36 :
Quelle exportation ?
a écrit le 16/01/2015 à 16:40 :
La Suisse retrouve son indépendance monétaire. Son industrie va souffrir temporairement. Elle aura un peu de chômage à moins que les étrangers rentrent chez eux. La France est une épave qui s'enfonce. Elle compte sur la BCE pour la sauver. Elle fait la morale, elle est Charlie et écoute Valls hurler. Dans 10 ans ce pays sera à genoux. Le socialisme la gangrène depuis 40 ans. Il n'y a plus d'espoir. Hollande a détruit ce qui restait de confiance. Les Français auront la république solidaire, le vivre-ensemble, les ligues anti-racistes mais les poches vides et plus aucune fierté.
Réponse de le 16/01/2015 à 22:35 :
Rendez-vous dans 10 ans. Il y aura peut-être quelques surprises.
Réponse de le 17/01/2015 à 11:36 :
l'apocalypse en charantaises!!!
a écrit le 16/01/2015 à 15:51 :
9 janvier 2015: la BNS annonce un bénéfice record au titre de l'exercice 2014 (38 milliards de francs), grâce au gain réalisé sur les positions en monnaies étrangères. Elle compte pouvoir reprendre la distribution d'un milliard de francs aux collectivités publiques, plus un versement supplémentaire.
Réponse de le 16/01/2015 à 20:13 :
Oui mais elle vient de perdre environ 100 Mds de CHF en in instant, de par la réévaluation du CHF à la parité (perte de change de 20% sur 500 Mds EUR détenus). Ce qui prouve bien qu'elle a fait une énorme connerie.
a écrit le 16/01/2015 à 15:12 :
Les Suisses ont parfaitement raison de « libérer » leur monnaie d’un euro qui n’est plus qu’une monnaie de singe (son cours est le plus bas depuis sa création). Ils ne sont pas fous ! Comme la BCE s’apprête à faire des rachats massifs de dettes, la planche à billets (la planche à euros) va tourner à plein régime. Déjà que l’euro ne repose plus sur rien de tangible et n’a plus, de facto, aucune valeur réelle et concrète ; voilà qui va encore faire baisser ses cours. Très intelligents, les Suisses n’ont pas du tout envie de voir leur monnaie nationale (ce qui est la seule solution réelle, garante d’indépendance et de souplesse) s’écrouler comme l’euro. L’avenir proche dira qui a raison. Comme toujours, les Européens vont s’enfoncer dans le marasme que ne cacheront même plus les mensonges et discours creux des politichiens. Les Suisses, eux, vont s’en sortir haut la main. Et ils ont parfaitement raison. Bravo, les Suisses !
Réponse de le 16/01/2015 à 15:51 :
Vous écrivez que l euro est à son cours le plus bas: c est grossièrement faux il est descendu 0.86 pour 1 dollar en 2000. Vous dites aussi une monnaie qui ne repose sur rien grossièrement faux aussi, on doit être la zone qui dégage le plus d excédent commercial sans même parle de la valeur du PIB de la zône. Au vue des prévisions des instituts suisses et de leurs entreprises ceux qui se précipitent,pour nous accompagner si vous voulez, dans le marasme ce sont les suisses, ils prévoient désormais 0 en 2015. Croire que la suisse peut être indépendante de ses voisins est un fantasme éculé, mais ça reste mon avis, pas une vérité.
Réponse de le 16/01/2015 à 16:31 :
N'importe quoi !
Réponse de le 16/01/2015 à 16:43 :
Sauf qu'une valeur de devise n'a de poids qu'en comparaison avec d'autres, donc il n'y a aucune indépendance de monnaie. Et sur ce coup, cela va être des quantités d'emploi qui vont être supprimés.

Par contre, pas sûr que cela aurait été mieux d'attendre plus longtemps. Mais je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas eu de "descente" par paliers et une communication un peu plus subtile que celle qui a généré ce tsunami.

On ne peut pas savoir si c'est la bonne décision ou non aujourd'hui, mais d'un point de vue communication, sûr que c'est un échec
Réponse de le 17/01/2015 à 13:37 :
Encore un qui n'a rien compris !!
a écrit le 16/01/2015 à 15:00 :
En Suisse, les retraités bénéficient d'une retraite basée sur 3 piliers. 1) l'AVS(Assurance Vieillesse Survivants), 2) LPP la Prévoyance Professionnelle, 3) les Assurances-Vie et Prévoyance libre.
A 65 ans, ils ont le choix entre recevoir une rente mensuelle ou toucher le capital d'environ CHF 500'000 ou EUR d'avant 400'000 et maintenant EUR 500'000.
Alors, les retraités ont le sourire.
Réponse de le 16/01/2015 à 15:18 :
Avec ce que vient de prendre la bourse et la valeur des actifs en euro, attendez vous a des remous sévères sur les caisses...sans parler du chômage à venir et la remise en cause parallèle des acquis sociaux...je vous souhaite néanmoins le meilleur évidemment.
Réponse de le 17/01/2015 à 13:39 :
Celaa ne va pas durer très longtemps !!
Réponse de le 17/01/2015 à 13:41 :
Cela ne va pas durer !! et après ils vont pleurer ou recommencer à bosser comme au US à 70 ans et plus
a écrit le 16/01/2015 à 14:36 :
Quand je vois les réactions des suisses ici, je me dis qu ils n apprécient pas la nouvelle plus que leurs entreprises...je vais faire comme eux et aller me balader sur leurs journaux pour mieux comprendre
Réponse de le 16/01/2015 à 16:40 :
Ben en Suisse, c'est assez difficile d'apprécier une décision de ce type, car une grande partie des entreprises viennent de perdre 20%, voire plus de chiffre d'affaire. Autant dire qu'il y aura relativement rapidement (si cela se stabilise à la parité et dès que le cash aura été trop écoulé pour les salaires) à des milliers de licenciements...

Ce n'est pas très important de payer un dvd quelques pour-cent en moins, mais perdre son job est bien plus conséquent.
Réponse de le 16/01/2015 à 17:45 :
Oui c est ce que je vois a la lecture de vos journaux. Je comprends d autant moins pourquoi des suisses viennent sur ce fil pour contredire le fait que c est une décision difficile à avaler même si elle était inévitable avant longtemps, enfin c est bon pour le débat! Pour le moment vos frontaliers positivent et vont être nombreux à faire les courses chez nous. Vous avez de la ressource vous ferez avec je n en doute pas.
a écrit le 16/01/2015 à 14:32 :
Les Suisses ont toujours vécu des malheurs d'autrui. En 1945 l'Oncle Sam a failli leur passer un mauvais quart d'heure mais la Guerre Froide est arrivée fort à propos.
Réponse de le 16/01/2015 à 14:44 :
ca m'interresse. De quoi il s'agit ?
Et je suis absolument d'accord avec ta premiere phrase, c'est meme leur business
Réponse de le 16/01/2015 à 19:22 :
Et revoilà la seconde guerre mondiale dans le débat, la méchante suisse comme toujours... mais croyez-vous vraiment à ce que vous écrivez. Lors de conflit tel que les guerres mondiales, tous les pays ont eu des attitudes condamnables, la France à contribué à envoyer des milliers de juifs dans les camps de concentration, les alliés qui connaissaient l'existence des camps depuis 1941 n'ont rien fait pour stopper le massacre. Alors les leçons de morale à la Suisse ça va un moment. Que la France fasse également son examen de conscience, après on pourra débattre.
Réponse de le 20/01/2015 à 11:56 :
C'est vrai que les français ont des leçons à donner, eux qui n'ont absolument pas profité de colonies en Afrique ou envoyé de gens en Allemagne dans les années dont vous parlez. Il me semble que vous avez oublié l'Algérie, le Tchad, la RCA ... bref, si j'étais vous, j'éviterais de m'aventurer sur les terrain historique.
a écrit le 16/01/2015 à 13:04 :
L'explication est politique pas économique.La Suisse n'a pas d'armée puissante mais elle a le Franc.C'est pour punir la France et d'autres pour l'avoir attaqué sur son secret bancaire et sur la non signature du renouvellement de nombreux traités.La France ça va lui couter un max avec les emprunts toxiques des communes 8 Milliards pour les contribuables.On est tous des Charlies mais le" terrorisme"suisse ça fait mal et c'est éfficace.
Réponse de le 16/01/2015 à 13:22 :
Preuve que vous n'avez rien compris ahaha Au contraire, la hausse du France (ou la baisse de l'Euro) c'est le meilleur cadeau pour les collectivités françaises et belges qui ont des emprunts Dexia basé sur le Franc Suisse, maintenant ça veut leur couter moins chère ! Votre raisonnement tombe à l'eau.
Réponse de le 16/01/2015 à 13:49 :
Nawak. Cela coutera 10 fois plus aux suisses eux mêmes. Nous, c'est de la faute de certains ignares élus locaux qui prennent des emprunts indexés sur des monnaies différentes de leurs ressources.
Réponse de le 16/01/2015 à 16:20 :
Parce que vous croyez que les Suisses ont du temps à perdre avec la France ? Vous rigolez ou quoi ? pas fous, les Suisses quittent sagement et logiquement le navire euro qui est en train de couler avant que cette monnaie de singe – qui ne repose déjà sur plus rien de concret – ne sombre totalement, « grâce » aux rachats massifs de dettes par la BCE. « Punir » la France ? Vous ne croyez pas qu’avec les déficits que les Français creusent eux-mêmes, avec leurs grandes leçons de morale qui sont toujours moins fatigantes que se retrousser les manches, avec leur moralité à géométrie variable sur la scène internationale et avec leur économie qui part en quenouille, les Français n’ont besoin de personne d’autres qu’eux-mêmes pour se « punir » ? Ne vous accordez pas une importance que vous ne méritez et ne valez pas. Les Suisses ne veulent pas (ne veulent plus) être « rattachés » à une monnaie qui ne vaut rien. Et ils ont parfaitement raison. La France, du haut de sa petitesse, n’a rien à voir là-dedans
Réponse de le 16/01/2015 à 16:27 :
Il n'est un secret pour personne que la France hait la Suisse, et que les français ne connaissent pas les suisses. La Suisse est l'antithèse de la France tant en économie que en poltique avec le culot, sans l'arrogance francaise, ce celle qui réussit. Le franc suisse en sortira renforcé, et les porteurs, ou désormais acheteurs, de valeurs suisses( helvético suisses de préfèrence) aussi., car si RICHEMONT va beaucouop souffrir, LINDT rigole et La VAUDOISE d'assurance rassure tout autant que .YPSOMED. Quant au QE il transformera un peu plus l'Euro en monnaie de singe à l'instar de l'USD
Réponse de le 16/01/2015 à 16:49 :
Avec 500milliards de dettes en euro dans les caisses, la bns ou les suisses comme vous écrivez, sont attachés pour longtemps. D ailleurs combien de notre dette française il y a au bilan? Votre bns ne doit ( ou devait pour vous complaire) pas nous juger si petit et peu fiable que ça. En tout cas pour votre épargne ( et la mienne!)il serait préférable que l euro ne sombre pas...comme vous l avez très justement fait remarquer si vous avez besoin de conseil en matière de stagnation, car elle vous guette désormais, vous savez ou sonner, on est des pros, rires. Venez faire les soldes chez nous ça vous redonnera le sourire!
Réponse de le 16/01/2015 à 17:30 :
Ça sent le gros complexe d infériorité. Rassurez vous pour la plupart d entre nous, comme vous le dites on ne vous connaît pas. Du coup on ne vous hait pas du tout. Par contre à vous lire, j ai le sentiment qu en matière d arrogance, on n a rien a vous envier à vous personnellement, on se ressemble un peu alors. Enfin, reprenez un peu votre histoire nationale, regardez a la période révolutionnaire et vous comprendrez mieux les liens qui unissent nos 2 républiques. Vive la bns
Réponse de le 17/01/2015 à 13:43 :
La suisse c'est rien a part un peuple de sangsues , qui ne sait pomper que le sang des autres !!
a écrit le 16/01/2015 à 12:48 :
Regarder ces tristes francais essayez de se délecter sur un article risible. Nous savons ce que nous faisons arrêtez vos discutions de bac à sable. L'euro est dans la merde jusqu'au coup et cela vas empire dans quelques mois......... Et l'as rira bien qui rira le dernier.
Réponse de le 16/01/2015 à 12:58 :
Il est clair que vous les Suisses, vous avez tout compris. Vous préférez vous éloigner du navire qui s'appel l'Euro avant que celui ne coule et qu'il vous fasse couler dans la foulée. Bravo à vous, à votre indépendance, à votre démocratie et à votre pragmatisme
Réponse de le 16/01/2015 à 13:23 :
Cela doit bien faire 6 ans que j'entends ça, pourtant l'euro reste la deuxième masse monétaire au monde et la monnaie la plus en circulation.
Réponse de le 16/01/2015 à 14:23 :
Ce commentaire, à l'image de la Suisse est risible et insignifiant. Mais là, la Banque Nationale Suisse a fait une énorme bêtise dont tout le pays va se mordre les doigts. Une bonne récession à la clé pour un pays qui devait basculer de modèle économique de paradis fiscal vers une économie d'exportation... Bien joué, une bonne blague suisse
Réponse de le 16/01/2015 à 16:11 :
Mais biensûr, encore une fois des commentateurs qui connaissent tout de l'économie, beaucoup mieux que les banquiers centraux. C'est étonnant comme à chaque décision qui se prend en Suisse les commentateurs français prédisent toujours le pire pour la Suisse et que le pire ne se produit jamais...
Réponse de le 19/01/2015 à 12:46 :
@ @@Vivelasuisse "pour un pays qui devait basculer de modèle économique de paradis fiscal vers une économie d'exportation...".

Le commentaire du spécialiste "à 2 sous" qui parle pour ne rien dire de chose qu'il ne connait pas!!!

La Suisse ne vous a pas attendu pour être une économie d'exportation: la finance représente 9% de son PIB!!!! 91% concerne la VRAIE ECONOMIE DE PRODUCTION majoritairement destinée à l'export.
a écrit le 16/01/2015 à 11:44 :
La Suisse ne soutien plus l'euro parce-que cela lui coûtais 10.000 euro par habitant chaque année et avec le QE a venir cela devenais intolérable pour sont économie.
Si il y a une chose de insensée, c'est bien l'euro et pas le franc suisse avec qui la Suisse sauvegarde sont économie des désastres monétaires a venir en Europe.
Réponse de le 16/01/2015 à 15:09 :
Sans ironie ou méchanceté de ma part, la bns capitule pour les raisons que vous exposez. Mais ce que vous oubliez c est que la bns a combien de milliards d euros dans ses comptes, notamment en titre euro français? Une montagne. Avec le QE a venir ça va être la soupe a la grimace et peut être bien que la seule façon de ne pas boire le calice jusqu a la lie, c est a dire chômage, crise et stock de dettes qui vallent pas grand chose en francs, vous allez devoir nous rejoindre dans l'euro! C est peut être ça que ne dit pas la BNS...au peut être pas tout de suite mais d ici 4 ou 5 ans, je sens que l'idée ne vous plait déjà pas....voyez les choses positivement vous serez encore plus proches de vos cousins français adores :-)
Réponse de le 17/01/2015 à 5:22 :
@LEO, le malheur était de croire a l'euro au début, mais je suis convaincu que les Allemand sont bien derrière cette décision, je ne serais pas surpris que l’Allemagne sort de l'euro la semaine prochaine.
Waiting and see.
a écrit le 16/01/2015 à 11:00 :
Quand l auteur parle d inflation, il oublie l inflation des actifs. La politique de la planche a billet a fait gonfler ceux ci, que ca soit le prix des actions ou les prix de l immobiler (vrai en suisse mais aussi maintenant en RFA avec le QE de la BCE)
a écrit le 16/01/2015 à 9:46 :
Vous avez tout à fait raison. D'ailleurs quand on compare la situation économique de la France et la situation économique de la Suisse, on comprend tout à fait que les Suisses ont tort, qu'il n'y connaissent rien et qu'ils vont droit à la catastrophe.
Quel bonheur en France d'être gouverné par des élites qui savent ce qui est bien
a écrit le 16/01/2015 à 9:44 :
Godin : le Montebourg de la Tribune !
a écrit le 16/01/2015 à 9:12 :
La suiisse considere que ces reserves sont plus importantes que sa competitivite, c'est simple. Et, la hausse d'hier prouve qu'elle a raison. En faisant ca elle conforte les banques qui acceuillent l'epargne de tous ceux qui refusent de payer l'impot dans leur pays.
Réponse de le 16/01/2015 à 11:01 :
vous retardez, la suisse va denoncer aux fiscs nationaux les fraudeurs fiscaux. ils ont signes les accord d echange d information anve l UE et les USA
a écrit le 16/01/2015 à 9:05 :
Meme si en principe cela revient au même, on ne peut pas comparer ce qui s est passé en Suisse avec une sortie de L Euro de l Allemagne. Le PIB des 2 pays ne sont pas comparables.
Pour la Suisse le probleme sera la fuite des consommateurs qui iront s apprivisionner
en France ou en Allemagne. Petit exemple : la Suisse vient juste d interdire la livraison de pizzas " transfrontières" pour ne pas defavoriset les Pizeria helvetiques en bordure de frontiere. Cet exemple en dit long !
Réponse de le 16/01/2015 à 9:16 :
c'est plutôt une question de TVA et de concurrence déloyale, car les couts sont différents. On ne peut pas livre de pizzas suisses en France, pourquoi autoriser les livraisons de pizzas françaises? C'est valable pour tout d'ailleurs. Le marché ouvert avec un pays en voie de sous développement comme la France n’amènera que paupérisation de la population suisse.Et je suis bien d'accord avec le concept
Réponse de le 17/01/2015 à 13:46 :
Je ne savais pas que les Suisses étaient des grands spécialistes de pizzas !!
Ni de rien d'ailleurs !!
a écrit le 16/01/2015 à 8:36 :
cest naturel la suisse lache l euro et l euro degringole ,si merkel sort de l euro ,le futur mark prend 30 a 30% .de toutes facon l imprimerie vas commencer et on verra les resultats face au fs et au dollar....
a écrit le 16/01/2015 à 8:09 :
Comment vouloir garder une monnaie fiduciaire alors que les autres pays detruisent sciemment leur monnaie afin de faire payer la dette directement aux citoyens ni vu ni connu que je t embrouille... Il ne faut pas suivre des regles avec des malfrats
Réponse de le 18/01/2015 à 13:04 :
Voila qui est curieux comme raisonnement. A qui appartiennent les dettes d'un pays sinon à ses citoyens? C'est bien eux qui en ont bénéficié.
a écrit le 16/01/2015 à 8:04 :
la defense du peg coûte une fortune a la SNB parcque cela consiste pour a reeinvestir les excédents de la balance commercial Suisse dans des actifs libelles en Euro , devise qui va se deprecier. c'est aussi simple que cela
a écrit le 15/01/2015 à 22:01 :
INSENSE, INSENSE, INSENSE!!!
On croit avoir bien compris que l'adjectif préféré de l'auteur était...insensé!!!

Avant de vouloir donner des leçons d'économie à la Suisse, l'auteur devrait faire profiter la France de ses lumières!!!
Réponse de le 16/01/2015 à 8:36 :
+1!!!.......mais R. Godin est un ideologue indecrotable..
a écrit le 15/01/2015 à 21:53 :
Le secteur bancaire c'est seulement 10 % du pib suisse. On l'oublie....
Réponse de le 16/01/2015 à 14:53 :
Encore ce fameux "Le secteur bancaire c'est seulement 10 % du pib suisse"...
C'est un peu comme dire "le moteur n'est pas si important, il ne représente que 10% du poids de la voiture" (je caricature, mais c'est l'idée)
10% du pib dans le secteur bancaire c'est beaucoup, environ 2x plus qu'en France, Allemagne etc... et 2x plus pour un secteur clé comme celui-ci ça change tout
a écrit le 15/01/2015 à 20:43 :
Hhmm... Il est vrai qu'ils ont toujours bien tiré leur épingle du jeu en restant neutres pour et à cause de leur rôle de pays-banque. Pas pour rien que les US les aient autant attaqué. Il sera intéressant que les Historiens (vrais, pas officiels) étudient ce phénomène de "refuge" qui aurait pu être pris par n'importe quel autre pays. Question géographique, peut-être...
Réponse de le 16/01/2015 à 13:42 :
Juste histoire de corriger. La Suisse est neutre depuis 1515, une décision imposée par François 1er. Ce ni pour ou ni à cause des banques.
a écrit le 15/01/2015 à 20:13 :
Idéologie pro euro, éloge de la planche à billets. La Suisse gardera sa devise et se réformera si nécessaire. La France qui ne survit que grâce à la BCE, sombrera le jour où la vérité du marché lui tombera dessus. La jalousie est je crois le fond de cet article.
Réponse de le 16/01/2015 à 8:07 :
Ecoute, va falloir que tu regardes un peu la Suisse autrement que par sa soi-disante richesse.
Ce pays est loin du PIB de la France. Ce pays n'existe que grace aux grands pays autour d'elle qui la protège. Ce pays n'a trouvé sa richesse quand proposant des services bancaires anonymes pour cacher l'argent des étrangers. Ce pays ne vit qu'en proposant des taux fiscaux bien inferieur à ses voisins pour lui piquer ses entreprises.
La Suisse c'est le paradis du fric volé chez ses voisins européens.
Quand on a pas d'armée, qu'on est incapable de se protéger et encore moins de protéger les autres, qu'on vit qu'en étant ultra-complaisant envers les mafieux, les riches, les cambrioleurs en tout genre (or, objets précieux, diamants), les groupes internationaux, on a pas le droit d'ouvrir sa bouche !
Ne confond pas la France avec ton tout petit pays qui vit aux crochets de ses voisins
a écrit le 15/01/2015 à 18:50 :
Montebourg, Le Pen, Mélenchon. Tous disaient que l'économie allait mal à cause l'euro fort. Maintenant que l'euro faiblit ça va être l'épreuve de vérité. On va bien voir ce que nos exportateurs ont dans le ventre et si une monnaie plus faible les aide vraiment.
a écrit le 15/01/2015 à 18:49 :
Un article qui je vois déjà en tant que très fort concurrent pour remporter la palme du "Pire article Tribune de l'Année" – et voyez-vous, nous sommes encore le 15 janvier !!
Réponse de le 16/01/2015 à 12:39 :
@ Hôtel Pivot
+ 100

J'ajouterai deux petites chose:
- quand le dollar s'est apprécié de 15% face à l'euro, tout le monde a trouvé ça très bien. Le franc suisse s'etant arrimé à l'euro, les suisses jouissaient d'une dévaluation de fait en zone dollar. La décision de la BNS annule cette anomalie.
- Quel effet cela fait-il à Mr Godin d'être dans le même camp que les traders sur le forex ?
a écrit le 15/01/2015 à 18:30 :
Cet article est insensé pour le coup et complètement saturé d'idéologie. Ceux qui ont adopté l'euro sont bien plus mal en point que la Suisse non ??
a écrit le 15/01/2015 à 18:29 :
Il n'y a pas que la BNS qui refuse la réalité : par idéologie, la plupart des commentateurs font de même. Peu importe pour eux que les émissions massives de monnaie pratiquées par les USA ou la GB n'aient aboutit à aucune inflation : ils sont arcboutés sur leur petite équation toute simple de Fisher qui les rassures car ils pensent sincèrement comme de bons benêts que 4 sigles mathématiques permettent d'ignorer la réalité et évite de tenir le moindre raisonnement économique. On peut critiquer la manière dont ces émissions massives de monnaie sont mises en place mais pas nier leur conséquence dans le réel : il n'y en a pas, ça reste dans la sphère financière ( bulle des actifs financiers).
a écrit le 15/01/2015 à 18:21 :
Le journaliste est un peu à côté de la plaque avec son article. L'idéologie et l'utopie est plutôt le concept de la république française avec sa fraternité et son égalité vis-à-vis des autres peuples on a vu où cela a conduit le pays. Ensuite d'un point de vue de l'histoire économique, le taux plancher est une contrainte une mesure de politique économique qui ne peut être que temporaire, car les marchés n'aiment pas l'intervention dans l'économie. Ensuite le cours plancher ne pouvait pas tenir une diminution de quelque 20% n'est pas si grave la parité 1 euro à un franc n'est pas si dramatique, il fallait si attendre. Maintenant, tous les pays économiquement fort ont des monnaies fortes, en Europe il suffit de voir le DM avec l'Allemagne ou la Suisse par contre tous les pays économiquement en déliquescence ou en perte de vitesse ont tous sans exception dévalué leur monnaie la France avait un taux de un franc français pour un franc suisse en 1958 en 1996, il fallait 4 francs français pour 1 franc suisse depuis l'introducton de l'euro, il n'a fait que de se casser la figure, mais cela n'a d'aucune façon aidé la France elle continue à décliner, à croire que la dévaluation aide les exportations dans le court terme c'est un coussin de paresse pour les entreprises. Enfin on remarquera que la QE façon Draghi doit être annoncé la semaine prochaine accentuant la faiblesse de l'euro car diluant la monnaie, il faudra s'attendre à une dilution probablement forte, de l'ordre de 500 milliards.
a écrit le 15/01/2015 à 18:01 :
Un petit cours à MM. les journaleux économiques.

Ce n'est pas un krach. Du tout. L'euro qui passe de 1.20 à 1.08 CHF ça fait une baisse de 10%. Il est normal que les actions restent à valeur fixe en EUR, et baissent à peu près de 10%. Ce n'est pas un crack, c'est juste une réévaluation de la monnaie.

En gros les exportatrices baissent (swatch), les holdings et les banques ne sont pas affectées (Nestlé, Crédit Suisse, UBS) et leur cours reste fixe (mesuré en USD ou en EUR).

C'est la manne inattendue (mais ô combien bienvenue) pour les frontaliers européens qui travaillent en Suisse: ils ont vu leur salaire augmenter d'env. 30% en une seule journée.
Réponse de le 15/01/2015 à 18:46 :
La presse atlantiste fait du Swiss bashing volontiers pour cacher les titres alarmants genre "Le TTIP au seuil d’échec", "Les pourparlers rendent au plus haut point sceptiques", "Les Etats-Unis accentuent la pression sur l’Europe", etc., qui sont de plus en plus fréquents ces derniers jours dans les médias européens. Voilà la cause de tout ce tamtam.
Réponse de le 16/01/2015 à 9:17 :
Faudrait savoir, 30% ou 10%?
Réponse de le 16/01/2015 à 16:46 :
Pas un krach ? Pas sûr que je vous prenne comme enseignant en économie...

sur les devises, cette variation est énorme ! (d'autant plus que c'est maintenant à 0.99 CHF pour un euro). Une grosse variation de devises est de 1%, pas 20% comme ce cas en 28 heures environ.

Sans compter une chute de la bourse suisse de près de 14% dans le même temps
Réponse de le 17/01/2015 à 12:14 :
Et bien, je ne vais pas vous prendre comme professeur d'économie...

En devises, une variation forte est de 1% ! Donc à 10%, c'est un krach (certains parlent même de maxi-krach).

Et par ailleurs, l'euro a continué à descendre pour arriver maintenant à 99ct (CHF) pour 1 euro, donc 20%

Sans compter la bourse suisse qui a perdu plus de 14% en 2 jours.

Il s'agit bel et bien d'un krach (krach ascensionnel, mais un krach)
Réponse de le 17/01/2015 à 13:29 :
de 1.20 à 1.08 cela afit 10% mai s les salaires augmentent de 30%???? Il y a là une logique qui m'échappe....
a écrit le 15/01/2015 à 18:01 :
M. Romaric Godin journaliste économique se pense certainement plus compétent que le directeur de la BNS pour apprécier la situation et savoir quelle politique adopter. Il ne s'agit juste là que d'un retour à la normale, quel serait l'intérêt de conserver sa propre monnaie pour au final l'arrimer à l'euro.
a écrit le 15/01/2015 à 17:55 :
C'est superbe pour les Suisses ! alors si ils partent en Espagne avec mille francs ils achèteront la moitié du pays quoi ! :-)) et en Grèce avec la même somme, ils auront tout le pays !!
Réponse de le 15/01/2015 à 18:03 :
Une p'tite correction : avec 1'200 francs suisses plutôt ! ;-)
Réponse de le 16/01/2015 à 16:37 :
Pas tout à fait, mais il est possible qu'avec les 500 milliards de devises étrangères, cela aurait permis d'acheter la Sardaigne entière pour en faire un département suisse.

C'est un peu beaucoup quand même... et ce même si je trouve la manière de faire de la BNS abrupte et très lourde de conséquences pour la Suisse.
a écrit le 15/01/2015 à 17:48 :
serait il possible à la Tribune, de se payer les services d'un journaliste-économiste sérieux, monétariste, non keynésien, adepte du barrisme : une monnaie forte élimine les canards boiteux, et rend le pays plus prospère ?
Réponse de le 15/01/2015 à 18:02 :
On ne peut pas dire mieux.
Réponse de le 15/01/2015 à 18:37 :
d'ailleurs depuis que nous avons l'euro monnaie forte, tout va mieux en France on a éliminé les canards boiteux
a écrit le 15/01/2015 à 17:44 :
le SMIC Suisse à 3500 FS , c'est fini !
a écrit le 15/01/2015 à 17:42 :
Ben... c'était à prévoir... l'euro et trop faible... qu'ils arretent leurs conneries à Bruxelles. En même temps vu les conditions d'enneigement, c'est pas quelques touristes de plus ou de moins qui vont faire la différence pour l'économie touristique des Helvètes.
a écrit le 15/01/2015 à 17:27 :
Super drôle cet article, j'ai les larmes aux yeux tellement je rigole ! L'Islande à votre avis ça va comment ? L'Indonésie ? La Chine ? ... Trop drôle merci pour ce petit moment de rigolade pro l'Europe vous protèges, prospérités garanties, indépendance avec l'Euro hahahaha à votre avis sans le Dollars, le rachat de dette via la magouille de la BOJ (bank of Japan), les QE photocopieurs ... on en serait ou ? hahahaha merci encore !
Réponse de le 15/01/2015 à 17:49 :
Bonne analyse Tiens. Vous lire me fait imaginer un dessin humoristique :
Un français au chômage, mal formé, mal logé, mal transporté et entouré de ruines suite a une guerre civile regarde par dessus la frontière suisse un joli village paisible et prospère et s'écrit "ah les cons !"
a écrit le 15/01/2015 à 17:27 :
Si Mr Godin pense que l'inflation n'est pas liée à la masse monétaire en circulation, alors il est victime d'une idéologie, ou alors de l'ignorance de ce qu'est la monnaie... L'inflation, ce n'est pas la hausse des prix, c'est la baisse de pouvoir d'achat de la monnaie. La déflation n'est un danger que pour les gouvernements inconséquents, sinon, c'est le cours normal de la progression de la richesse humaine : je peux demain acheter plus, car grace à la hausse de la productivité, je produis plus avec la même chose. Décidément, le niveau en économie des journalistes est bien bas .... LISEZ L'ACTION HUMAINE SVP !!!!
a écrit le 15/01/2015 à 17:26 :
Article sérieux au premier abord mais qui néglige une sortie par le haut de nos amis suisses. Sous pression monétaire pour créer de la valeur, nos voisins helvètes, déjà très industrieux, travailleurs, civiques, unis et bien formés redoublent d'efforts, se forment encore plus, s'automatisent... et se surpassent dans la productivité.
Et là, ils ont tout gagné !
a écrit le 15/01/2015 à 17:23 :
les employés Français qui travaillent en Suisse viennent , du fait, d'êtres augmentés de 30%
Réponse de le 15/01/2015 à 18:00 :
A condition que leurs employeurs n'en profitent pas pour diminuer la rémunération des frontaliers. Ils pourront bien prétexter du renchérissement du franc suisse pour le faire ...
Réponse de le 15/01/2015 à 21:49 :
Et il
Réponse de le 17/01/2015 à 3:14 :
Passer de 1.20 à 1.00 cela fait 20% et non pas 30%
a écrit le 15/01/2015 à 17:23 :
QE dans quelques jours.... la BCE aura le choix... dette Française, Greque, Espagnole, Italienne, Portuguaise. ou alors... le tout en 1... la dette de la confédération a prix réduit....
a écrit le 15/01/2015 à 17:21 :
En tout cas les suisses vont être encore plus nombreux à s'installer en France, ou en Allemagne pour vivre et travailler en Suisse.
a écrit le 15/01/2015 à 17:13 :
Vraiment très drôle le journaliste qui donne des leçons de gouvernance de la monnaie suisse à des banquiers suisses !
On en redemande.
On achetait Charlie hebdo, quand on voulait sepayer une tranche de rigolade. On peut aussi acheter la Tribune, en fait.
Réponse de le 15/01/2015 à 17:44 :
On appelle cela de la "haute jalousie journalistique" ! Bah, la caravane passera toujours….
a écrit le 15/01/2015 à 17:12 :
Voilà ce qui attend la France lorsque la monarchie de la famille Le Pen fera sortir la France de la zone euro..
Réponse de le 15/01/2015 à 18:40 :
comme on le comprend en vous lisant tout va bien en France et très mal en Suisse. ça c'est rigolo
Réponse de le 16/01/2015 à 8:48 :
Ah Oui, parce qie dans ce cas un nouveau Franc prendrait 30 % de plus en valeur
par rapport a Euro ??? Quelle Bonne blague !
a écrit le 15/01/2015 à 17:10 :
c'est quand même assez hallucinant de prendre tout le monde par surprise. Même si les banques centrales sont indépendantes, on voit bien qu'elle ménage leurs annonces pour éviter des mouvements trop brusques..c'est très curieux surtout quand on entend les réactions des boites suisses...Ne peut il y avoir d'autres raisons pressantes et cachées car les seuls cas où on voit les banques centrales prendre par surprise c'est plutôt en cas de crise, comme la banque centrale Russe il y a peu?
J'avais pas prévu d'aller skier, mais c'est sur que j'irai pas en Suisse, c'est beaucoup beaucoup trop cher!
Je suis heureux pour mes compatriotes transfrontaliers, ce soir ça doit être caviar et champagne!
Réponse de le 15/01/2015 à 22:03 :
"vos compatriotes transfrontaliers" doivent se dépêcher d'apprécier leur caviar parce que demain ce sera le pain sec!!! Il vous aura certainement échappé que si les sociétés suisses sont en difficulté, les frontaliers seront les premiers à se faire licencier
Réponse de le 16/01/2015 à 14:33 :
Pas dit, si on prend mes compatriotes parce qu'ils ont des compétences que l'on ne trouve pas assez en suisse...Je sens un peu d agressivité dans votre réponse, j aurai préfère que vous m éclairiez sur la raison de cette action brusque, plutôt que vous répondiez sur mon trait d humour que je ne pensais pas offensant...
Réponse de le 16/01/2015 à 17:55 :
Faut savoir profiter du moment. Par ailleurs un salarié français coûte beaucoup moins cher d un coup d un seul. Il me semble que vous avez refusé le salaire minimum il y a peu...allez savoir ce que va préférer un patron... A 1€ égal 1 franc demandez vous le nombre de français prêts à bosser pour 2000 francs ou à 3500 francs...par ailleurs vous êtes soumis aux mêmes lois européennes, il me semble, je me demande ce que pensera la justice de virer des salariés selon leur nationalité...
a écrit le 15/01/2015 à 17:09 :
La Suisse sait très bien ce qu'elle fait .Si vous ne le comprenez pas ,attendez quelques mois .Jusqu'a présent ils ont toujours eu une longueur d'avance .C'est pour çà que l'argent est en Suisse .
Réponse de le 15/01/2015 à 20:53 :
Pas faux!
Réponse de le 16/01/2015 à 16:13 :
La bns peut être, les dirigeants suisses c est moins sûr et le peuple suisse c est sur que non. Moins rebelle que les français en moyenne, les plus beats pensent effectivement qu il faut avoir confiance...en attendant la bourse chute, les agents de change commencent à faire faillite à suivre.
Réponse de le 25/01/2015 à 14:15 :
D accord avec toi et que fait elle pour le coup toi qui voit plus loin

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