Pour atténuer les dégâts du franc fort, la Suisse autorise le recours au chômage partiel

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La Suisse avait déjà recouru au même instrument pour faire face à la crise financière de 2008.
La Suisse avait déjà recouru au même instrument pour faire face à la crise financière de 2008. (Crédits : THOMAS HODEL)
Le ministre de l'Economie helvète a décidé d'autoriser le versement d'une indemnité dès lors que le franc fort impose une réduction de l'horaire de travail. La Suisse tente ainsi d'éviter les licenciements qui pourraient découler d'une chute des exportations.

La Suisse se mobilise pour éviter les licenciements que l'envolée de la monnaie nationale risque de causer. Le ministre de l'Economie, Johann Schneider-Ammann, a ainsi autorisé mardi 27 janvier le versement d'une indemnité en cas de réduction de l'horaire de travail motivée par des variations de change, rapporte l'AFP citant une source officielle à Berne.

La Suisse avait déjà recouru à cet instrument pour faire face à la crise financière de 2008.

Une hausse "extraordinaire" qui justifie des mesures exceptionnelles

Johann Schneider-Ammann avait déjà mentionné ce dispositif la semaine dernière, en évoquant les mesures à prendre après la suppression du taux plancher de l'euro annoncée le 15 janvier par la Banque nationale suisse (BNS).

Le renforcement de la monnaie helvète qui a suivi est "extraordinaire par son ampleur et sa portée", et justifie des mesures exceptionnelles, a souligné le ministère suisse de l'Economie. La hausse du franc pénalise en effet les entreprises du pays, qui ont de plus en plus de mal à exporter leurs produits, devenus trop chers pour les acheteurs étrangers.

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Commentaires
a écrit le 28/01/2015 à 8:25 :
La Suisse étant réputée pour entretenir les riches et les pauvres de la planète, il y a tout de même du bon pour les 50% d'étrangers qui profitent de cette situation.
Les Suisses, les vrais, eux triment et bossent le double des européens, et donc ils ne sont pas plus riches que les Gérants étrangers des fortunes placées dans leur Pays ... qui lorsqu'ils sont virés après avoir gagné quelques millions ... partent avec des disquettes et données des clients... à vendre !
a écrit le 27/01/2015 à 19:58 :
Faut des mesures plus radicales : lancement de montres de luxe en plastique, co-location de coffres avec le 101 ième gratuit, gruyère non avec trous, mais trous avec gruyère. Faut être inventifs, Onéreux Suisses. Pardon, Chers. Je m'a gouré...
a écrit le 27/01/2015 à 16:39 :
Il faut inciter les Suisses à acheter des montres, une à chaque poignet. En changer souvent, les revendre d'occasion aux étrangers, ...
Et être "patriote" en ne venant pas faire leurs achats de comestibles en France, faire tourner le cher commerce local.
a écrit le 27/01/2015 à 16:36 :
@eurofederal

Je ne vois pas pourquoi il faut se réjouir. La Suisse était un îlot de stabilité économique au milieu de l'Europe, qui en a également bénéficié. En cas de difficultés sur le plan économique, il y a fort à parier que les entreprises suisses licencieront massivement les travailleurs frontaliers.
a écrit le 27/01/2015 à 15:39 :
Rien ne justifie cette hausse du Swissie....un euro vaut largement 2fs en pouvoir d'achat alors si la Suisse rencontre des difficultés, je ne peux que me réjouir. Les européens paient au prix fort une dévaluation qui n'a aucun sens...si ce n'est la spéculation....alors qu'ils subissent. les européens n'iront plus en suisse, vu le cout exorbitant de la vie...par contre les suisses continueront à venir chez nous...bien moins cher!
Réponse de le 27/01/2015 à 17:47 :
Oh oui, Oh oui! Réjouissons-nous! 180'000 français vont tous les jours travailler en Suisse et plus de 200'000 citoyens français sont installés en Suisse pour y travailler!!!!

Oh oui, Oh oui! 380'000 clients de plus à pôle emploi!
Réponse de le 27/01/2015 à 21:12 :
Il est vrai que travailler pour des vrais salaires (je ne parle pas des pauvres 3.000 ou 4.000 euros arrachés péniblement sur le sol français...) peut effectivement engendrer des tensions palpables dans cet île de prospérité qu'est la Suisse! Par contre, la Suisse a effectué des vrais choix en matière d'économie et la notion même de "service" est à des années lumières de ce que les français essaient (péniblement) de mettre en place....il suffit simplement d'effectuer des achats du côté français pour s'en rendre compte ou encore faire appel à un artisan côté français. A tous les envieux, venez et redécouvrez la notion de la valeur "travail" avant de vous fossiliser derrières vos masques de syndicaliste!
Réponse de le 28/01/2015 à 6:56 :
pourquoi les frontaliers viennent en suisse !!! ils on que à rester chez eux ...
Réponse de le 30/01/2015 à 9:00 :
Iriez vous travailler à la ''chaîne''?
les mains dans l'huile, derrière une presse de 40 tonnes?
pour 3000 chf par mois?
vos réponses sont NON !
et vos patrons sont bien contents de payer moins les frontaliers.

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