Jacques Delors et Romano Prodi rejettent le plan franco-allemand

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Avec Guy Verhofstadt, les deux anciens présidents de la Commission estiment que l'Europe ne doit pas se limiter à restaurer la liquidité et la confiance dans le secteur bancaire et dans le marché intérieur.

Dans une tribune publiée dans le Financial Times, jeudi 3 mars, deux anciens présidents de la Commission et un ancien Premier ministre belge, Jacques Delors, Romano Prodi et Guy Verhofstadt, défendent un "acte de l'Union pour la convergence économique et la gouvernance".

Ils s'opposent au pacte de compétitivité franco-allemand, qui ne leur convient ni sur le fond, ni sur la forme. Ils pointent la nécessité d'aller au-delà de la restauration de la liquidité et de la confiance dans le secteur bancaire et dans le marché intérieur.

Pour les trois hommes politiques, l'Europe doit encourager la convergence dans des secteurs bien plus larges. Ils citent notamment les taux d'imposition, la recherche et le développement, le secteur des transports, mais aussi les infrastructures énergétiques ou les télécommunications.

"Etant donné la diversité des économies européennes, nous n'envisageons pas une même politique pour tous", précisent-ils.

La Commission européenne devrait présenter une série de mesures, assorties d'objectifs chiffrés, pays par pays. "Les progrès devraient être régulièrement mesurés par la Commission, qui aurait le pouvoir de faire pression (et en dernier recours, d'appliquer des sanctions) pour non-conformité".

"Il est clair que l'Europe a besoin d'un plan d'action commun et concerté pour la croissance, fondé sur un haut degré de consensus, si elle veut surmonter les défis considérables auxquels elle fera face dans les années à venir", concluent Jacques Delors, Romano Prodi et Guy Verhofstadt.


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a écrit le 04/03/2011 à 22:00 :
Il est vrai que l'Europe qui est confronté au triangle d'incompatibilité de M. Fleming doit faire un effort de réduction de ses coûts surtout ceux des états membres. Un meilleur contrôle des dépenses des états s'impose. Toutefois, nous conjuguons avec messieurs Delors et Prodi en disant que ce pacte de compétitivité initié par l'Allemagne et la France, tel qu'il est présenté est tout simplement insoutenable. Mettre fin à l'indexation des salaires à l'inflation pour permettre la compétitivité par les coûts face aux pays émergeants n'est pas viable à long terme. En fait la force de l'Europe réside dans la disparité de ses états membres même si l'harmonisation fiscale ou celle de cerataines règles est nécessaire. Il serait utile de relire Smith et son approche du commerce intrazone qui par son inspiration pratique réduirait voir anihilerait le phénomène de l'Europe à deux vitesses qui est la cause mais aussi la solution à cette union européene encore en construction.
a écrit le 04/03/2011 à 14:15 :
@l'Europe a failli imploser à cause de la miopie des technocrates qu'ils soient à la Commission ou ailleurs, alors messieurs, mesdames, au lieu de parler de sanctions, commencer par prendre vos propres responsabilités, qu'avez vous fait et proposé au cours de 5 à 10 dernières années? Maintenant votre responsabilité c'est de défendre les intérêts européens, nos intérêts, intelligemment mais sans concession avec l'extérieur. Nos ennemis économiques sont faciles à identifier, ceux qui utilisent l'arme du taux de change ou du pillage de technologie, dans ce domaine là il n'a pas que les chinois, suivez mon regard.
a écrit le 04/03/2011 à 10:14 :
j'ajouterai au commentaire du dessous: une convergence totale en matière de fiscalité (dehors les parais fiscaux ou assimilés), et un alignement par le haut en matière sociale pas par le bas tout en permettant une plus grande souplesse, celle ci devant être acceptée par tous et pas simplement par une partie de la population active sans pour autant permettre le n'importe quoi, n'importe comment. La confiance c'est d'abord le respect de la personne et des engagements donnés.
a écrit le 04/03/2011 à 9:33 :
Les priorités devraient être: la compétitivité par le niveau technique et la qualité, la lutte contre l'inflation, la protection de nos technologies, la poursuite de l'investissement dans l'éducation, les universités, la recherche, la poursuite de l'investissement dans les infrastructures, l'investissement dans la qualité environnementale et les énergies renouvelables, l'investissement dans une agriculture moins productive mais plus qualitative labellisée, l'investissement dans le secteur de la santé pour une intégration de la prévention, l'investissement contre l'exclusion sociale et la réinsertion.

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