Le gaz de schiste s'invite dans le débat européen

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Alors que l'Assemblée nationale planche de nouveau sur l'interdiction du gaz de schiste, la Pologne présente son calendrier d'exploitation. Et les institutions européennes se lancent elles aussi dans le débat.

Aucune législation européenne n?encadrait jusqu'à présent l'exploitation du gaz de schiste. Mais les institutions semblent maintenant vouloir lancer le débat.

"On ne peut pas dire non d'emblée à une technologie", a déclaré Connie Hedegaard, vendredi 7 octobre, lors de la présentation d'une enquête démontrant la préoccupation des citoyens de l'Union européenne face au changement climatique. La commissaire en charge du climat s'est également exprimée contre un moratoire sur l'exploitation du gaz de schiste en Europe.

Vers un débat européen

Après s'être déclaré non compétent sur ce sujet en juin 2011, le commissaire à l'Energie, Günther Oettinger, a depuis révisé sa position. Il a proposé la mise en place de normes communes, qu?il soumettra aux Etats au printemps prochain. "Je pense que les gaz non-conventionnels ont besoin d'un haut niveau d'acceptation. Nous devons avoir de hautes exigences en matière de sécurité et de normes environnementales", a-t-il déclaré en septembre.

Du côté des parlementaires européens, on s?active également. Après une étude sur les "Incidences de l'extraction de gaz de schiste et de pétrole de schiste sur l'environnement et la santé humaine", publiée en juin dernier, la commission de l?énergie s'est à son tour saisie du dossier le 5 octobre.

Interdit en France

Avec des gisements estimés à plus de 5000 milliards de mètres cubes en Pologne et en France, le gaz de schiste permettrait de doubler les quantités de gaz extractibles en Europe, et représente donc un grand potentiel énergétique.

Mais, en juillet dernier, la France a décidé d?interdire la fracture hydraulique, extrêmement polluante pour les nappes phréatiques. Cette technologie est la seule disponible à l?heure actuelle pour la recherche et l?extraction du gaz de schiste. L'abrogation des trois permis de recherche confirme la position de l'Hexagone.

A l'Assemblée nationale, le débat se poursuit cependant sur l'utilisation de procédés d'extraction alternatifs et expérimentaux, ainsi que sur la question de l'interdiction de tous les hydrocarbures non conventionnels.


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Commentaires
a écrit le 11/10/2011 à 4:28 :
5° Réaction de Marc DUGENDRE aux journaux
GAZ de SCHISTE :
Permis signés par BORLOO ou Permis signés par VOYNET du gouvernement JOSPIN ???
Le gouvernement a annulé le 04.10.2011 trois permis d'exploration de gaz de schiste, dont celui de Total car ces trois explorations ou exploitations prévoyaient la fracturation hydraulique qui a été interdite par une loi votée en juin car elle présente des risques de pollution des nappes phréatiques.
Est-ce que nous allons assister à une interdiction totale de l'exploitation du gaz de schiste en France ? Certainement pas.
Dans le cas de l'Américain SCHUEPBACH, (permis en Ardèche et dans le Larzac) : les rapports de l'entreprise mentionnaient "distinctement le projet d'utiliser" LA FRACTURATION HYDRAULIQUE donc pas de problème cela devient une annulation pure et simple.
Quand à TOTAL : a contrario il s?engageait dans son rapport à ne pas utiliser cette technique à Montélimar. "J'ai fait valoir l'argument que ce rapport n'était pas crédible", a affirmé Madame KOSCIUSKO- MORIZET.
D'après la Ministre de l?écologie, Total veut "continuer à rechercher du gaz de schiste avec d?autres techniques que la fracturation hydraulique, mais on sait qu?aujourd'hui que toutes autres techniques ne sont pas opérationnelles".
Le groupe français s'est dit "très surpris" par cette décision de la ministre et dit attendre "de recevoir la notification de cette abrogation pour comprendre sur quelles bases légales ce permis serait abrogé".(Alors la prudence est de mise)
ATTENTION :
Ces techniques désignées ci-dessous permettront toujours de contourner la loi : Les chercheurs sont maintenant au centre du débat :
La fracturation hydraulique pour trouver du Gaz de Schiste devient interdite !!!!!!!!!!!
Sachez qu?ils ont déposé deux brevets en mars 2011 sur les méthodes alternatives à la fracturation hydraulique, la FRACTURATION par ARC ELECTRIQUE.
Une autre, brevetée et commercialisée de manière très limitée pour le moment par une entreprise canadienne, consiste à REMPLACER L?EAU par du PROPANE
TOTAL informe également qu?il pourrait ainsi procéder à un simple CARROTAGE VERTICAL opération de recherche qui reste autorisée par la loi.
Il y a encore une autre formule de fracturation, celle dite de FRACTURATION PNEUMATIQUE qui consiste à injecter non pas de l'eau mais de l'air comprimé dans la roche mère afin de la désintégrer.
Toutes ces techniques feraient courir les mêmes dangers à l'environnement et à la santé humaine avec comme conséquence irrémédiable : La disparition des sources, des nappes phréatiques endommagées, des glissements de terrain et même comme en Angleterre récemment (juin 2011) des mini tremblements des terre.

Car en fait c?est la fracturation tout court qui pose problème car elle met en contact toutes les couches géologiques qui des plus profondes jusqu?au supérieures contenant les nappes phréatiques deviennent ainsi altérées et polluées.

Et puis, pourquoi, après tout ne pas envisager d?extraire d?autre énergie dans notre sol ??????????
Les Huiles lourdes, sables bitumineux : Cette roche sableuse qui est imprégnée d'un pétrole très lourd et visqueux, incapable de s'écouler dans un puits. Ces sables non accessibles pour les récupérer nécessitent une injection (vapeur d?eau) pour les faire s?écouler dans un puits.

Et tout cela, n?est il pas intéressant pour nos pétroliers qui peuvent ainsi sans problème contourner la loi ?????
61 autres permis de recherche de pétrole ou de gaz sont en effet toujours en vigueur.

D'après le gouvernement, pour ces autres permis toujours valides, les entreprises n'entendent pas rechercher des gaz et huiles de schiste. Tous se sont engagés à ne pas recourir à la fracturation hydraulique et des "inspections" doivent être menées pour s'en assurer.
Dans le permis d?Alès, il s?agit d?une recherche d?hydrocarbures tout à fait conventionnelle comme il en existe dans notre pays depuis des décennies. Il concerne quelques communes de l?Ardèche directement limitrophes avec le Gard

Il est toutefois important de noter que, Mme VOYNET, à l?époque Ministre de l?Ecologie du gouvernement JOSPIN, a délivré près de 20 permis similaires en France entre 1997 et 2001.

Cette exploration ou exploitation traditionnelle d?hydrocarbures conventionnels mérite une vigilance des pouvoirs publics ; Tout naturellement depuis la promulgation de la loi du 13 juillet au Journal Officiel de la République la fracturation hydraulique lui est interdite.

Il faudrait donc que l?état se souci du style d?exploitation qui a eu lieu depuis lors, afin d?en apporter si nécessaire, toutes modifications utiles
La loi (n°2011-835) du 13.07.2011 a été publiée le 14.07.2011 et s'appuie sur la Charte de l'environnement de 2004 et sur le principe d'action préventive et de correction prévu à l'article L110-1 du Code de l'environnement, pour interdire sur le territoire national ce type d'exploration et d'exploitation.
L'article 2 porte création de la Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux.
Elle a notamment pour objet d'évaluer les risques environnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives.
Elle émet un avis public sur les conditions de mise en ?uvre des expérimentations, réalisées à seules fins de recherche scientifique sous contrôle public.

Certes, c?est bien !!!!!
Mais qui va être choisi et qui choisira la composition de ces commissions ??????????

De plus, le fait de procéder à un forage suivi de fracturation hydraulique de la roche sans l'avoir déclaré à l'autorité administrative est passible d'une peine 75.000 euros d'amende.

Quel montant dérisoire pour des sociétés qui gèrent des millions d?euros !!!!!!!!!

Suivons ce dossier avec attention??..
Et attendons les rebondissements, les contournements et les interprétations des lois pour les années futures avant de nous réjouir.

Marc DUGENDRE
Ardèche 07170

Réponse de le 06/01/2012 à 14:29 :
Merci Marc tu as fait un boulot considérable et nettement plus précis que celui des journalistes

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