Mario Draghi s'apprête à endosser le costume de Trichet

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L'actuel gouverneur de la Banque d'Italie devrait être tout aussi inflexible sur l'inflation et s'adresser aux marchés avec le même langage codé.

L?exercice était calculé, la mise en scène parfaite. A moins de deux mois de leur passation de pouvoir, Jean-Claude Trichet et Mario Draghi étaient invités par l?Institut Montaigne, lundi 5 septembre, à l?occasion d?un débat sur les leçons et les défis de la crise.

Le président sortant de la Banque centrale européenne (BCE) a ouvert la conférence. Son successeur l?a conclue, comme pour prendre le relais. Fidèles au protocole, ils se sont chacun cantonnés à leurs rôles respectifs. Mais leurs discours se sont souvent rejoints.

Ils ont notamment parlé d?une même voix sur la gouvernance économique européenne et la réforme du système financier international.

Changer les traités

Les deux hommes ont plaidé pour plus d?intégration économique européenne, estimant que la crise avait montré les limites de la construction européenne sous sa forme actuelle.

Jean-Claude Trichet a ainsi rappelé que "la gouvernance au sein de la zone euro était absolument essentielle", se réjouissant de l?existence d?un consensus sur la nécessité d?un "renforcement substantiel" du Pacte de stabilité et de croissance.

Il a également déclaré qu?il était "possible d?imaginer que les pays européens puissent un jour former une confédération".

Se plaçant lui aussi dans une perspective de plus long terme, Mario Draghi a expliqué que la mise en application de l?accord du 21 juillet était une première étape, certes incontournable, mais insuffisante : "il nous faut un changement des traités".

Un héritage difficile

A ce poste, Jean-Claude Trichet aura réussi une mission délicate : bâtir, puis préserver, la crédibilité de l?institution aux yeux des marchés, défendant corps et âme son mandat premier de stabilité des prix.

Mais il lèguera aussi à Mario Draghi un héritage difficile : un taux d?inflation dans la zone euro désormais au-dessus de sa cible de 2%, dans un contexte de croissance faible, et 129 milliards d?euros de dettes rachetées aux Etats en difficulté.


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a écrit le 08/09/2011 à 2:08 :
La BCE est obligée d'aider la Grèce car celle-ci doit l'argent surtout à des banques françaises et allemandes. Si la Grèce ne pouvait pas rembourser, les banques feraient faillite et l'état serait obligé d'intervenir pour éviter une réaction en chaine. L'argent est peut-être perdu en prêtant à la Grèce il est certainement perdu si les banques doivent être sauvées.
De deux maux il faut choisir le moindre. L'erreur a été de prêter à la Grèce mais la il s'agissait de faciliter les exportations franco-allemandes vers la Grèce, surtout l'armement (du temps des généraux)
Pendant que les Grecs sont obligés de se serrer la ceinture, les généraux grecs, les armateurs et les banquiers franco-allemands profitent des millions et milliards.
Ainsi va la vie.
a écrit le 07/09/2011 à 22:08 :
Si nous voulons aider la Grèce et les autres pays en difficulté il faut leur permettre d'augmenter leur productivité et les y aider. L'austérité freine l'économie et par conséquent les rentées fiscales diminuent.
La convergence des économies de la zone euro a été trop négligé, en fait nous avons aidé les pays en dehors de la zone Euro plus que les pays en difficulté de la zone euro.
La campagne de dénigrement, surtout en Allemagne, a pour but d'empêcher des mesures qui permettraient d'atteindre une convergence des économies de la zone euro.
Le système actuel favorisent les économies fortes qui ont pu en fait se renforcer aux dépens des économies faibles.
Il faut donc absolument prendre des mesures qui conduiront à une plus grande convergence des économies à l'intérieur de la zone euro.
Faute de quoi la zone euro et l'euro n'auront aucune chance de survivre à la prochaine crise.

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