Olli Rehn plaide pour une aide accrue la Grèce

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Le commissaire européen aux Affaires économiques et monétaire, Olli Rehn, a déclaré jeudi qu'il fallait davantage de fonds publics pour pallier les insuffisances du deuxième plan de sauvetage accordé à la Grèce, si les créanciers privés acceptent une décote de leurs titres obligataires grecs.

Olli Rehn a dit à Reuters qu'il serait nécessaire que les Etats de la zone euro et les institutions européennes renforcent leurs apports afin que la dette publique grecque puisse être réduite à 120% du produit intérieur brut (PIB) d'ici 2020. Et il s'attend à ce qu'un accord d'échange de dette soit conclu avec le secteur privé dans les jours à venir.

La Grèce et ses créanciers privés reprennent jeudi à Athènes leurs dures négociations sur la restructuration de la dette du pays alors que le temps presse pour éviter un défaut. "En fait, nous nous approchons d'un accord entre le gouvernement grec et le secteur privé. Je m'attends à ce qu'il soit conclu dans les jours à venir, probablement en janvier, et non en février", a-t-il dit lors d'une interview accordée à la chaîne Reuters Insider.

L'Union européenne et le fonds monétaire international (FMI) analyseraient alors la viabilité de la dette grecque pour identifier les obstacles à la réalisation des objectifs économiques et budgétaires d'Athènes à l'horizon 2020.

"Nous préparons un train de mesures qui ouvrira la voie à une solution viable pour la Grèce, et dans ce train de mesures, il y aura probablement une augmentation des besoins de financement publics, sur la base d'une analyse révisée de la viabilité budgétaire, mais rien de gigantesque".

Interrogé sur une contribution de la BCE sous la forme d'un renoncement aux bénéfices tirés des titres de dette grecque acheté au rabais sur le marché secondaire, il a déclaré ne pas vouloir se prononcer au nom de la BCE.

Mais ce partage du fardeau financier dépendra des décisions prises par "les institutions européennes". La BCE est la seule institution européenne à détenir de la dette grecque.

Plusieurs sources de la BCE ont laissé entendre que les avis divergeaient au sein de l'institut d'émission sur cette question.

C'est la première fois qu'un responsable européen a exprimé l'idée que davantage de fonds pourraient être nécessaires pour le deuxième plan d'aide à la Grèce, en complément des 130 milliards d'euros déjà affectés.

L'Allemagne, la France ainsi que d'autres Etats de la zone euro ont jusqu'ici estimé que ce montant fixé en octobre ne devait pas être dépassé.

Olli Rehn a par ailleurs estimé que le prochain défi de la zone euro, après la conclusion de l'accord sur la Grèce, est de renforcer son pare-feu financier.

Lors du discours d'ouverture du Forum économique mondial de Davos, la chancelière allemande Angela Merkel a pourtant rejeté mercredi les appels à une augmentation de la capacité des fonds de secours de la zone euro, estimant que la clef pour rassurer les marchés était de mettre en place des politiques gouvernementales qui inspirent confiance.

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a écrit le 27/01/2012 à 9:46 :
je propose une fusion absorption de la Grèce par la Turquie, si la Turquie assume l'endettement de la Grèce, elle peut entrer dans l'UE. La condition évidemment c'est aussi que la Turquie respecte les droits de l'homme, mais ceci s'applique naturellement à l'ensemble des pays de l'UE.
Réponse de le 15/02/2012 à 14:14 :
je propose que tu arretes de dire des betises..... absorption par la Turquie ..... n'importe quoi
a écrit le 27/01/2012 à 4:36 :
Pourquoi ne pas faire participer aussi les exportateurs comme Siemens, Mercedes, Dassault, Volkswagen, Krauss-Maffei, etc., etc.,.... toutes ces grosses firmes qui ont fait des bénéfices énormes en exportant vers la Grèce et qui ont donc profité du surendettement de ce pays?
Parce-que le vrai problème et la cause du déficit budgétaire de la Grèce c'est aussi le déficit permanent de sa balance commerciale.
30% de TVA sur tout produit importé et 20% sur les produits "Made in Greece" et le problème serait assez rapidement résolu. En fait on ferait d'une pierre deux coups, puisque le chômage en Grèce serait ainsi aussi réduit.
Réponse de le 06/02/2012 à 14:34 :
tu n'as pas capté que la plupart des entreprises citées et d'autres n'ont jamais été payées! Elles n'ont donc pas fait de bénéfices. Le problème n'est ni la faute à l'euro, ni la notre, c'est la seule faute des grecs. Tous les pays ne sont pas prêts pour la démocratie, les grecs sont trop enfants pour gérer sérieusement leur pays et il leur faut une poigne forte, un dictateur. L'histoire des grecs est pleine de surprises, relisez un peu.
Réponse de le 15/02/2012 à 14:19 :
@ muppet : ces entreprises ont ROYALEMENT etes payees !!!!!!! Les prets des diferents pays partaient directement dans le compte de ces societes, Dassault pour les mirages, Siemens pour les instalations de la regie telephonique, Mercedes pour les voitures officielles....arretez de dire n'importe quoi...
a écrit le 26/01/2012 à 16:47 :
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
a écrit le 26/01/2012 à 15:45 :
Il faut liquider la Grèce ou en tout cas ses dettes et ses actifs, comme pour une entité morale quelle quelle soit. Pas un sou de plus tout le monde était d'accord la dessus, pas un radis de plus pour des gens qui ont triché, mis le blinz dans l'UEM et qui en plus continue à ne rien faire surtout à ne pas payer leurs impôts.
Réponse de le 27/01/2012 à 4:34 :
Arrêtons ce cirque! La Grèce est en faillite et elle entraînera toute la zone dans sa chute si on en fini pas maintenant. Il faut consacrer le peu de ressource qui reste aux états qu'on peut réellement aider à sortir de cette crise: le Portugal et éventuellement l'Espagne.
Réponse de le 06/02/2012 à 14:35 :
pas d'accord, pourquoi voudrais-tu que les autres pays soient en faillite si la Grèce fait défaut? On va digérer les pertes et la vie continue.

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