Fitch dégrade de trois crans la note de l'Espagne

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L'une des trois grandes agences de notation a décidé ce jeudi d'abaisser de trois crans la note souveraine de l'Espagne. Fitch ratings estime qu'une recapitalisation probable de son secteur bancaire, évaluée entre 60 milliards et 100 milliards d'euros, rendrait le pays encore plus vulnérable.

La note de Espagne dégradée de trois crans. L'agence de notation américaine Fitch Ratings a décidé ce jeudi d'abaisser à "BBB" la note souveraine de l'Espagne contre "A" auparavant. Cette note est assortie d'une "perspective négative".

Une recapitalisation évaluée à au moins 60 milliards d'euros

Pour l'agence, cette décision répond au "risque fiscal probable" entraîné par une restructuration et une recapitalisation du secteur bancaire espagnol. Le coût de cette dernière est d'ailleurs estimée entre 60 milliards et 100 milliards d'euros, soit au moins 6% du produit intérieur brut du pays, comme Fitch en fait état dans un communiqué. L'Espagne est en effet confrontée à une grave crise bancaire. Le quatrième établissement du pays, Bankia, nationalisée partiellement, doit recevoir 23 milliards d'euros de l'Etat.

Une telle recapitalisation porterait à 95% de PIB le niveau de dette publique du pays en 2013, contre 82% initialement prévus par l'agence pour 2013.Pour Fitch, le gouvernement ne dispose plus, désormais, des marges de manoeuvre financières suffisantes pour soutenir seule son secteur bancaire. Elle devra donc faire appelle à l'aide étrangère.

L'Espagne s'enfonce dans la récession

L'agence envisage en outre que l'Espagne restera en récession cette année et probablement en 2013 également, alors qu'elle comptait sur une reprise l'an prochain. Qui plus est, l'Espagne est considérée comme très endettée auprès de ses partenaires internationaux ce qui la rend "particulièrement vulnérable à une contagion de la crise grecque".

Cette année, le pays a déjà vu sa note dégradée par d'autre agences, notamment Standard & Poor's. Cette dernière s'inquiétait de la récession qui complique la réalisation des objectifs budgétaires.

Un peu plus tôt dans la journée, l'un des analystes de l'agence d'évaluation financière s'est prononcé sur les cas des Etats-Unis, en confirmant que son"AAA", la meilleure note était menacé. En revanche, celui de la France notamment ne l'est pas, son programme budgétaire étant, lui, jugé "crédible".

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Commentaires
a écrit le 08/06/2012 à 13:59 :
les espagnols doivent etre au niveau de la colombie maintenant. Mais on ne dira pas que ce sont des "junk" bonds.
a écrit le 08/06/2012 à 13:26 :
Dans quelques mois ce sera le tour de la France, avec àlus de dépenses et pas de croissance, nous n'y couperons pas.
a écrit le 08/06/2012 à 11:42 :
Bientôt le tour de la France. Aux dernières statistiques, la croissance française est négative (0.1%). Le gouvernement avait tablé sur une croissance positive...Prions.
a écrit le 08/06/2012 à 11:23 :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Bankia
La lecture de l'histoire de Bankia montre aussi le role de la bulle immobilière... le problème d'une bulle c'est que l'on ne sait quand elle explose et une fois que c'est fait les effets sont dans le court moyen et long terme. 2008 c'est il y a seulement 4 ans.. on est dans le moyen terme... il semble encore une fois que les politiques d'accession à la propriété pour tous, sont concommittantes/créatrices(?) de crises immobilitères cycliques et de crises bancaires... rien de nouveau depuis les années trente. L'application de standard régulatoires bancaires un peu laxes (malgré le CRD- Bàle dans l'UE) et une concentration des positions dans les portefeuilles (non diversification) semblent à chaque fois produire les mêmes effets... droit au logement digne et accession à la propriété doivent être mieux séparés.
a écrit le 08/06/2012 à 9:57 :
Assez étrangement, la situation de l'Espagne ne cesse de se dégrader depuis l'arrivée du PPP. Zapaterro a été critiqué, à tort, sur sa bonne gestion de crise. Les politiques déflationnistes menées par la droite européenne idiote et sotte nous mènent droit au mur. Seul Hollande, en faisant infléchir cette situation, pourra ramener confiance et croissance.
Réponse de le 08/06/2012 à 10:50 :
La situation bancaire- qui est celle dont on parle- est le résultat d'une politique de financement du logement speculatif entre autres accélérée depuis 2004- avec creation de bcp de titres adossés à des créances (cedulas et autres). Bien que l'immobilier espagnol ait pris un tournant spéculatif avant entre 1996-2004. Les gens sont Aznar (96-04 (PPP)) et ensuite Zapatero (04-2011) (PSOE) rajoy (2011-). Ce que vous avancez comme correlation me parait pas donc robuste. Une analyse plus détaillée serait nécessaire. La bonne gestion de la crise- la crise bancaire a commencé en 2008 et n'a pas cessé depuis.. de quelle gestion parle-t'on?
Réponse de le 08/06/2012 à 11:11 :
Un lien utile pour comprendre certains des problèmes de l'Espagne. http://fr.wikipedia.org/wiki/Bulle_immobili%C3%A8re_espagnole et
http://fr.wikipedia.org/wiki/Miracle_%C3%A9conomique_espagnol
a écrit le 08/06/2012 à 9:53 :
Tout fout le camp ils ne savent plus quoi faire vu leur niveau d'intelligence. C'est bien beau les réformes structurelles les mémorendums mais quand on a plus rien à perdre? Des assassins c'est tout ce qu'ils sont. Nos élus ont mis mis à Bruxelles des imbéciles afin qu'ils ne leurs fassent pas d'ombre et voilà le résultat, la misère et ensuite la révolte.
a écrit le 08/06/2012 à 8:58 :
Fichtre !
a écrit le 08/06/2012 à 2:12 :
Ceux qui croient encore que l euro va s en sortir sont des doux rêveurs le réveil sera brutal.

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