Et si le "bazooka" de la BCE était une machine à déflation ?

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Alors que la presse allemande craint l'hyperinflation, les mesures annoncées par Mario Draghi pourraient déboucher sur un renforcement de la spirale récessive, donc sur un effet déflationniste.

Toute l?Allemagne s?émeut ce vendredi matin de l?amorçage de la planche à billet décidée jeudi par Mario Draghi, le président de la BCE. Car derrière ces décisions se dressent déjà pour les éditorialistes de la presse germanique l?hydre affreuse de l?inflation. La Bild Zeitung, quotidien le plus lu outre-Rhin promet ainsi dans son édition de vendredi : « à cause des rachats de la BCE il y a désormais beaucoup trop d?argent en circulation et lorsque l?économie repartira à nouveau, cet argent augmentera les prix. Autrement dit : de l?inflation ».

« Garde-fous » dangereux

Mais ce lien de cause à effet entre création monétaire et inflation, doctement expliqué par Bild, n?est peut-être pas valable dans le cas du programme annoncé par la BCE. En réalité, on est presque en droit de s?interroger sur le possible effet déflationniste de cette politique. Paradoxal ? Peut-être pas. Pour satisfaire aux inquiétudes allemandes, Mario Draghi a, en effet, multiplié les « garde-fous ». Et ces derniers pourraient en réalité afficher un effet plus nuisible que la création monétaire. Jacques Sapir, économiste à l?EHESS, explique ainsi ainsi ce vendredi dans une note que « ces mesures marquent une victoire de fait de la Bundesbank ». « Mario Draghi a été obligé de céder sur les deux points importants mis en avant ces derniers jours par les dirigeants de la Bundesbank », ajoute-t-il. Ces deux points, ce sont les deux « garde-fous » : les conditions fixées pour bénéficier des mesures et la « stérilisation » des rachats de dettes souveraines.

Programme d?ajustement obligatoire

Pour bénéficier de l?action de la BCE, les pays de la zone euro devront en effet se soumettre aux mêmes conditions que celles posées pour une aide du Fonds européen de stabilité financière (FESF). Autrement dit, pour se voir racheter « à l?infini » sa dette de moins de 3 ans de maturité, il faudra accepter d?en passer par la venue de la Troïka et des « programmes d?ajustement » budgétaire. A priori, pour les pays « bénéficiant » déjà du soutien du FESF (Irlande, Portugal et Grèce), cette condition ne changera rien. Pour les autres, la question de ces programmes va se poser.

Le prix du bouclier anti-spread : la récession

C?est notamment le cas de l?Italie. On se souvient que Mario Monti, le président du conseil italien, avait insisté pour la création d?un « bouclier anti-spread ». Mais s?il veut à présent en bénéficier, il va devoir se soumettre aux conditions de Francfort sur le plan budgétaire. Or, l?intérêt de ces rachats était justement d?éviter un nouveau tour de vis « dicté par les spéculateurs ». Bref, pour Rome, le dilemme reste le même : ou accepter les écarts de taux « injustes » ou plonger encore dans l?austérité. On perçoit alors le danger : pour réduire son « spread », un pays comme l?Italie pourrait accepter de nouveaux programmes de rigueur qui plomberont encore plus la croissance italienne déjà dans une récession profonde. Du coup, l?effet des mesures de la BCE serait nettement déflationniste, elles contribueraient à plonger l?économie dans une spirale récessive. « Ces mesures vont aggraver les politiques d?ajustement et enfoncer un peu plus la zone euro dans la récession, voire dans la dépression, rendant impossible l?ajustement recherché », analyse Jacques Sapir.

Une stérilisation néfaste ?

Deuxième danger : la « stérilisation ». Pour éviter toute création monétaire excessive, Mario Draghi s?est engagé à compenser les rachats de titres souverains dans le cadre de ce nouveau programme par des reventes de titres privés détenus par la BCE. « En raison de la récession dont pâtit la zone euro, les banques mais aussi les entreprises auront de plus en plus de besoin de financement qu?il faudra couvrir par des obligations », souligne Jacques Sapir. Plus d?émissions qui viendront s?ajouter à des reventes massives de la BCE : la conséquence logique sera une « augmentation sensible » des taux d?intérêts payés par les banques et les entreprises. Une situation qui, là encore, aura un effet récessif et il n?est pas certain que les faibles taux pratiqués par la BCE permettent de compenser cet effet. On voit du reste que ces faibles taux n?ont eu que peu d?impact sur la conjoncture. Là encore, l?effet sera donc plutôt déflationniste : les entreprises réduiront leurs effectifs pour compenser la hausse des taux payés, les banques restreindront leurs crédit et les prix, plombés par une demande en berne, reculeront.

On semble donc loin des craintes allemandes d?hyperinflation. En réalité, les décisions de la BCE n?ont qu?un seul objectif : maintenir l?euro en créant de facto une socialisation des dettes. Mais ceux qui y voient un programme expansionniste risque d?en être pour leurs frais.
 

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Commentaires
a écrit le 09/09/2012 à 11:26 :
Je ne suis pas un génie de la finance mais pourquoi s'obstiner à avoir une monnaie unique si pas une seule fiscalité est identique? Avec le raisonnement de cette "élite" économique on est déjà en face du mur et il semble qu'il n'y a plus grand chose pour éviter le choc frontal car même en nous suçant jusqu'à la moelle rien n'y changera...
a écrit le 09/09/2012 à 10:04 :
La position de J Sapir est constante depuis des années et il suffit de regarder quelques vidéos anciennes pour constater qu il a vu juste. Et il n est pas le seul à avoir été critique de l euro très tôt
. Cf Maurice Allais, par exemple
a écrit le 08/09/2012 à 18:44 :
DEHORS DRAGHI. Les allemands ont raisons de se méfier de plans douteux qui ne peuvent entrainer la finance dans une spirale infernale qui devra ensuite etre comblée par les contribuables
a écrit le 08/09/2012 à 18:19 :
il ne faut pas être un alien pour savoir que l'économie ce n'est pas grâce aux banques qu'elle doit bien fonctionner. Et pourtant, on ne donne l'argent qu'aux banques, et ce qu'ils font c'est s'endetter encore plus, mais moins cher...jusqu'à l'infini, juqu'au prochain crash... et ainsi de suite. Les gouvernements sont en panne d'idèes, ils ne pensent qu'aux banquiers, et eux ils ne pensent qu'à avoir plus d'argent... pour les paradis fiscaux. Bravo l'économie actuelle!!
a écrit le 08/09/2012 à 14:43 :
Incroyable de voir à quel point les gens descendent Sapir ! En effet, ce dernier est positionné sur l'aile gauche de la gauche, et ne saurait donc être suspecté de collaboration avec les affreux "anglo-saxons" !
a écrit le 08/09/2012 à 12:51 :
La justice devrait s'intéresser au cas de cet économiste qui n'a de cesse de flinguer l'euro en adoptant en permanence les opinions de certains spéculateurs anglo-saxons qui sont connus pour jouer contre l'euro et pour sa disparition! Quelle est la réelle indépendance de ce monsieur?
Réponse de le 08/09/2012 à 14:22 :
Pas besoin "d'économistes payés par des anglo-saxons" pour s'apercevoir que l'Euro est voué à l'échec. Pour qu'il soit viable à long terme, il faudrait que tous les pays de la zone euro aient une balance commerciale excédentaire ou au moins à l'équilibre, avec leurs spécificités. Autant dire que c'est utopique !
Réponse de le 08/09/2012 à 22:38 :
Pourquoi pas une balance commerciale excédentaire dans tous les pays du monde. Ne faudrait-il pas une autre planète?
Donc oui, c'est utopique !
a écrit le 08/09/2012 à 12:41 :
Sapir est payé par les spéculateurs américains pour dénigrer systématiquement l'euro.Honta à lui !
a écrit le 08/09/2012 à 9:36 :
La deflationc'est genial, c'est le seul moyen d'augmenter son capital sa s payer d'impots
a écrit le 08/09/2012 à 9:17 :
Si les vues de cet article se révêlaient juste (déflation temporaire) alors je crains le pire car le grand fossoyeur de l'économie Mario Draghi serait, à moins d'un nouveau coup tordu, serait donc tenté de pratiquer le quantitative easing avec une armée d'hélicoptères.
Avant le grand saut de l'ange des banques qui ne pourra, en tout état de cause, que se produire
a écrit le 08/09/2012 à 8:54 :
Aie ! De la déflation dans un système ou 95% de la masse monétaire est fictive ! Ne serait ce pas un des éléments déclencheurs de 29 ?
M'enfin bon, quoiqu'ils fassent, je crains qu'il ne soit déjà trop tard...
Réponse de le 08/09/2012 à 10:25 :
Non c'est l'inverse : la déflation est venue après 29 et elle a eu des effets catastrophiques en Allemagne (notamment). Bizarrement les allemands craignent surtout le retour de l'hyperinflation des années 20. On est dans le pur fantasme...
Réponse de le 08/09/2012 à 13:58 :
@Henri. Pur fantasme ? Entre les achats d'obligations pourries et le délitement de la qualité exigée en collatéral, vous croyez que la BCE va stériliser massivement d'un coup de baguette magique et que tout va rentrer dans l'ordre ?
Réponse de le 09/09/2012 à 9:36 :
Je vous rejoins sur ce point: la BCE s'engage a des achats "illimités", or on ne peut pas stériliser de manière illimitée... De plus le seul moyen plausible de stériliser serait à mon humble avis de retirer de l'argent aux banques par des mises en pension. Aux dernières nouvelles, les banques ne baignaient pas dans les capitaux. Donc, ce qu'a fait Super Mario, c'est tout au plus du bluff!
a écrit le 08/09/2012 à 0:31 :
c'est sur que les banques vont encore s'en mettre plein les poches, car elles n'ont plus aucun risque vu que les Etats sont massivement la pour injecter ce qu'il faut; quitte a serrer la vis
a écrit le 07/09/2012 à 21:37 :
Mouais, bof. La première condition est logique. La deuxième fait que la BCE revendra des titres de bonne qualité (qui à priori sont mieux que les titres émis aujourd'hui, par ex les OAT ou les bunds) pour acheter des trucs dont tout le monde veut se débarrasser. En plus, ça reste une promesse, un voeu pieux quoi :) Donc bon ...
a écrit le 07/09/2012 à 21:20 :
Encore un excellent article de RG.

Voici un récapitulatif des débats. L'angle adopté est le même que le journaliste de la tribune:
http://et-pendant-ce-temps-la.eklablog.com/quelles-reponses-a-la-crise-zone-euro-c656718
a écrit le 07/09/2012 à 20:50 :
Plus on intervient contre les forces du marché et plus on se plante.
Réponse de le 07/09/2012 à 21:41 :
On ne lutte pas contre une banque centrale, même pas le marché.
Réponse de le 07/09/2012 à 23:07 :
Ah oui et quand il faudra sur imprimer encore plus qu'aujourd'hui de la fausse monnaie papier que personne ne voudra et qui ne vaudra plus rien face à la seule vraie monnaie papier on en reparlera. Relisez l'histoire, instruisez vous et vous verrez que le marché a toujours raison contre ces magouilles de politico banksters.
Réponse de le 08/09/2012 à 11:45 :
D'accord à terme. Mais en attendant, le marché suivra les banques centrales (en supposant que la Fed nous fasse son QE3 prochainement).
a écrit le 07/09/2012 à 20:08 :
Avec Sapir, on a un nouveau membre éminent du club. Il est évident que ce n'est pas le recul tout relatif des dépenses publiques qui est récessif mais bien la hausse des impôts qui l'accompagne. Si on veut sortir de la crise, il n'y a pas le choix. Il faut baisser en même temps les deux colonnes de la comptabilité publique : les dépenses ET les impôts.
Réponse de le 07/09/2012 à 20:42 :
Vous êtes un parfait guignol de l'économie ! Je vous signale que la crise est partie des USA, où l'on avait déjà appliqué la recette miracle : baisse des dépenses et des impôts. On a vu le résultat : une crise planétaire dont les USA n'arrivent à se sortir qu'en dissimulant les chiffres du chômage. C'est tout de même incroyable cette façon de voir les choses et de considérer que payer des impôts est une mauvaise chose.
Pour schématiser : pas d'impôt=concentration de la richesse=compression des salaires des classes moyennes=endettement des ménages à faibles revenus=création de bulles de type subprimes.
Dernier point : vous oubliez que c'est l'endettement privé et l'insolvabilité bancaire chronique (voir les opération de LTRO de Draghi, les ristournes fiscales pour les établissements bancaires, les bad banks...) qui sont à l'origine de cette crise. Mais tout ceci, vous ne l'avez pas compris.
Réponse de le 07/09/2012 à 21:27 :
Sapir a plutôt eu tout juste sur la crise de 97, sur celle des subprimes et sur celle de l'Euro, quoi qu'il se montre trop impatient, alors avant de le traiter de "guignol", sans doute faudrait-il rabattre son caquet. Surtout, quand derrière, on sort une recette de sortie de crise digne de Dédé, le copain au café du commerce. Un peu de modestie ne ferait pas de mal, même si être offensif peut être légitime, parfois, ça tombe mal.
Réponse de le 07/09/2012 à 21:37 :
Mon pauvre JT, vous devriez réviser vos sources. Les dépenses publiques n'ont jamais cessé d'augmenter aux USA depuis 40 ans, même pas une seule année. La crise aux USA est la même que la nôtre : c'est celle de l'échec du collectivisme. Notamment les subprimes, dont la responsabilité revient entièrement à l'Etat, d'abord à travers l
Réponse de le 07/09/2012 à 21:41 :
à travers les lois fédérales de Clinton, puis les interventions de la Fed. Pour le reste, vous mélangez tout, notamment l'ordre d'apparition des phénomènes que vous citez. Sortez de votre dogme idéologique et revenez sur terre : une des causes de la crise réside dans l'obstination socialiste à vouloir accuser des boucs-émissaires imaginaires au lieu de faire l'indispensable analyse de conscience.
Réponse de le 08/09/2012 à 9:22 :
Exonérer le système néolibéral de la crise bancaire est un peu fort de café. la totalité des gouvernements de droite (et des fois socialistes malheureusement) ont favorisé les cartes de crédits sans vérification des ressources pour favoriser la croissance par la consommation. Ah, obstination quand tu nous tient !!!!
Réponse de le 08/09/2012 à 10:28 :
Guignol : vous oubliez comme par hasard d'expliquer la hausse des dépenses publiques sous Reagan et Bush I et II : les dépenses militaires et les guerres néo-coloniales.
Quel bel exemple d'amnésie sélective...
Réponse de le 08/09/2012 à 11:40 :
Faudrait lire avant d'éructer : 40 ans de hausse ininterrompue des dépenses publiques aux USA, cela inclut les gouvernements républicains comme les démocrates.
a écrit le 07/09/2012 à 20:05 :
A l'écoute de BFM radio, la plupart des économistes se félicite de cette mesure de la BCE. J'entends encore les partisans UMPistes nous dire qu'Hollande n'obtiendrait rien de Merkel et voilà que c'est Merkel qui lâche sur la mutualisation des dettes. Je ris, non que je suis contre la rigueur, mais je ris de la certitude des économistes de comptoir qui se sont exprimés dans les commentaires durant tout l'été sur cette question. Moralité, tout ce qui touche la sociologie et l'économie doit être relativisé. L'absence de certitude et le doute, voilà ce qui doit guider votre pensée, messieurs, et non pas l'idéologie toute faite.
Réponse de le 07/09/2012 à 20:28 :
Non, il ne s'agit pas (encore) de mutualisation des dettes, chaque pays potentiellement bénéficiaire du programme OMT restant seul responsable du remboursement.
a écrit le 07/09/2012 à 20:03 :
La déflation n'a rien à voir avec une spirale récessive. Certains pays subissent la récession parce que les actifs sont majoritairement aspirés par les secteurs publics improductifs. C'est donc par la récession des secteurs publics (ou des secteurs privés subventionnés) que nous retrouverons la croissance. Cette décrue des dépenses publiques va en effet s'accompagner d'une baisse des prix des actifs bénéficiaires des largesses étatiques, ce qui entraînera une réallocation des ressources vers les secteurs productifs, seuls créateurs de richesse durable.
Réponse de le 07/09/2012 à 21:59 :
Tout à fait exact , " Rien à voir " .... Il y a un postulat qu il faut abattre , et un dogme qu il faut combattre . Le postulat c est celui par lequel un Etat pré- postule que sa dépense publique est bonne par essence pour la simple raison qu ' elle est ...publique . C est tout le contraire pour 60 à 70 % de la dépense publique . Le secteur public ne produit rien . Il n ' apporte aucune plus - value : la preuve en est que la dette publique augmente sans cesse , et qu ' à la difference du privé , aucun retour sur investissement ne fait décroitre la masse d ' emprunts publics destinée au seul fonctionnement d une masse molle et parasitaire . Le dogme est qu il est interdit de distinguer faux emplois et vrais emplois . Lorsque cette évaluation se fera ( enfin... ) ; alors l ' assainnissement véritable pourra enfin commencer
a écrit le 07/09/2012 à 19:48 :
c'est pas de la deflation, c'est les premisses de l'integration europeenne, qui ne va pas du tout aux francais, car ils voudraient bien de l'argent gratuit qui vient de nulle part sans perte de souverainete, pour financer des projets d'avenir: rmistes, retraite a 50 ans pour les delegues cgt, etc...
Réponse de le 07/09/2012 à 21:40 :
L'intégration européenne, ou plutôt les prémisses de la domination allemande. Ce qui ne va pas du tout aux Français, c'est de recevoir des ordres d'un pays qui a fait deux fois défaut en 50 ans : l'Allemagne (oui, votre Allemagne chérie si vertueuse, et bien elle a une longue tradition de défauts derrière elle - mais comme vous n'avez sans doute jamais ouvert un livre d'Histoire...). Ce qui ne va pas, c'est de s'infliger l'austérité pour sauver une monnaie qui ne sert qu'aux industriels allemands. Ce qui ne va pas, c'est de sacrifier la jeunesse des pays du sud pour que les retraités allemands coulent des jours heureux.
Réponse de le 08/09/2012 à 9:08 :
Voila enfin une verite!! Merci!
a écrit le 07/09/2012 à 19:46 :
Tel un joueur de poker qui fait tapis en pariant que personne ne suivra!
Maintenant tout dépend des autres, il s'en "lave les mains"!
Malin, le fait de se prendre pour Dieu afin que les humains se prennent en main!
Réponse de le 07/09/2012 à 20:09 :
Il n'a pas fait tapis puisqu'il n'a pas encore mis un seul jeton sur la table.
a écrit le 07/09/2012 à 19:35 :
Et c'est parti pour la soft tyrannie, merci le socialisme.
a écrit le 07/09/2012 à 18:45 :
Cependant, ne sommes-nous pas aujourd'hui dans un environnement où les taux sont (trop) bas. De nombreuses entreprises ne peuvent plus servir à leurs clients les rendements observés par le passé parcequ'elles se refinancent sur le marché à 2/3%... Ne pas oublier qu'il y aussi beaucoup d'investisseurs qui profiteraient d'une certaine hausse des taux ...
a écrit le 07/09/2012 à 18:38 :
Lire cet excellent article sur Agoravox http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/l-argent-dette-instrument-de-121555 "Nous sommes à la veille d'une transformation globale. Tout ce dont nous avons besoin est la bonne crise majeure,et les nations vont accepter le Nouvel Ordre Mondial." David Rockefeller
a écrit le 07/09/2012 à 18:28 :
Que va-t-il se passer quand tout cet argent nouvellement imprimé en direction des banques va rejoindre l'économie réelle ?

De la déflation à court terme semble très probable mais sur le long terme, c'est plutôt l'hyperinflation comme celle de la République de Weimar qui nous attend: http://tinyurl.com/cydrpzp.
a écrit le 07/09/2012 à 18:21 :
Jacques Sapir, intervenant de qualité ? hahahaha
Réponse de le 07/09/2012 à 18:55 :
Plus que vous en tout cas
a écrit le 07/09/2012 à 18:07 :
Je n'arrive pas à saisir l'aspect déflationniste de ces mesures. Lors d'un rachat de dettes souveraines, la monnaie mise ainsi en circulation au profit des états endettés peut s'ajouter initialement (ou durablement) au manque de demande pour les titres de dettes privées que la BCE s'engage à revendre à due concurrence. Car, faut-il encore qu'ils trouvent des acheteurs, surtout si les ventes sont "massives". Le risque est donc de voir le bilan de la BCE enfler considérablement, ce qui est plutot inflationniste, non ?
Réponse de le 07/09/2012 à 22:46 :
Les interventions de la BCE sont stérilisées.
Par ailleurs, le mouvement de variations des prix est le résultat de plusieurs déterminants : masse monétaire, mais aussi activité réelle.
Or les mesures d'austérité enfonce la croissance et continue à être surdéterminant dans l'évolution des prix, dans le sens de la déflation.
a écrit le 07/09/2012 à 17:32 :
Une intervention de Jacques Sapir revient à considérer qu'il s'agit d'une bonne lecture tant cet intervenant est de qualité dans sa lecture de la crise.
Réponse de le 07/09/2012 à 18:00 :
tout à fait!

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