La Grèce une fois encore en grève contre l'austérité

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Pour la quatrième fois de l'année, les syndicats grecs ont appelé à une mobilisation générale pour protester contre la politique de Bruxelles à l'égard du pays.

Des vols annulés, des services publics perturbés? Une fois encore et alors que s?ouvre un nouveau sommet européen, la Grèce tourne au ralenti après un appel à la grève générale lancé par les syndicats du pays. Et ce, pour la quatrième fois depuis le début de l?année.

Comme de coutume, cette mobilisation vise à fustiger la politique d?austérité émanant de Bruxelles, plus précisément de la Troïka des bailleurs de fonds de la Grèce (BCE, FMI et Commission européenne), alors que le pays essuie sa troisième année de suite de récession. Résultat : les services publics et les transports sont fortement perturbés, avec des trains et des ferries supprimés, ainsi que des vols annulés, a constaté l?AFP. A Athènes, le métro était en grève. Il en va de même pour les taxis.

Un nouveau prêt de 31,5 milliards d?euros

Pourtant, cela n?empêche pas le gouvernement de coalition du Premier ministre Antonis Samaras de continuer à négocier pour finaliser le programme d'ajustement économique. Celui-ci devrait se caractériser par de nouvelles coupes budgétaires. Et en échange, Athènes pourrait décrocher une nouveau prêt de 31,5 milliards d'euros.

Mercredi soir, l'exécutif européen a indiqué que les représentants de la troïka avaient quitté la Grèce à l'issue de discussions "fructueuses". Dans un communiqué, la Commission européenne assure que les autorités grecques et la troïka "se sont mises d'accord sur les principales mesures nécessaires pour (...) ouvrir la voie à une finalisation de l'examen".
 

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Commentaires
a écrit le 18/10/2012 à 11:21 :
Appeler à la grève !... Ils ne savent faire que cela. Et la grève, qu'est-ce que cela va arranger ? Ne pourraient-ils pas coopérer avec tous les dirigeants pour trouver de vraies solutions ? Ils sont comme les syndicats français !...
Réponse de le 18/10/2012 à 18:58 :
Et oui, le système bancaire a un siècle d'avance sur les syndicats, les cinq dernières années l'ont confirmé avec, entre autres l"élaboration de produits toxiques notés AAA par les agences de notations au-dessus de tous soupçons.
a écrit le 18/10/2012 à 11:18 :
ils sont en grève? ils devraient plutôt émigrer et chercher du travail ailleurs. Ici je vois des espagnols et portugais qui arrivent; pas de grecs. Ils sont robustes contre le travail.
Ils n ont pas compris: ils devraient refuser les 31 milliards d Euros. C est uniquement pour que leurs banquiers se tapent des super salaires pour dans encore maximum 2 ans. Cet argent est l'eclavagisme rampant des banquiers. Hélas je ne connais pas d'autre moyen de faillite contrôlée (comme c'est le cas) sans laisser tout entre les mains des banquiers. On s'est bien fait tous avoir. Le parlement grec devrait mettre en place un tribunal économique, déconnecté de la politique, avec des membres nommés pour 10 ou vingt ans (un peu comme un conseil constitutionnel)? Mission impossible.. les politiciens veulent avoir la main-mise sur les finances. Conclusion: situation de faillite contrôlée où les gérants de la faillite ont des super salaires et ceux qui font partie de cette faillite vont être pressés comme des citrons. Notre système de base de notre société capitaliste montre son vrai visage.
Réponse de le 18/10/2012 à 13:09 :
Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne solution pour le pays. Encore faut-il qu'ils puissent le faire sans déplacer le problème et augmenter le chômage ailleurs. De toute façon, la grève n'arrangera rien en quoi que ce soit, probablement le contraire en enfonçant le pays encore plus dans la crise. On peut toujours taper sur les banquiers mais que ferait l'économie sans eux. Pourriez-vous vous-même accéder à la propriété d'une maison s'il n'y avait pas de banque. L'expérience avait montré par le passé que les prêts entre particuliers étaient plutôt usuraires. Mais il semblerait, et c'est le plus grave, que l'administration ait toujours autant de mal à collecter l'impôt. Or l?État c'est eux. Si cela est exact, cela veut dire que les grecs cherchent à échapper à leur imposition. Ne serait-ce pas là le retour cinglant du boomerang ?
Réponse de le 18/10/2012 à 18:54 :
"accéder à la propriété d'une maison" Après l'explosion des "subprimes" ç'est vraiment le mauvais exemple.

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