La troïka aux créanciers publics de la Grèce : «prenez vos pertes ! »

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Les représentants du FMI, de l'UE et de la BCE réclament une nouvelle restructuration de la dette hellénique. Et cette fois, BCE, Etats et FMI devront encaisser des pertes. Le tout, en échange de réformes...

L?idée d?une nouvelle restructuration de la dette grecque continue à progresser. Selon l?édition de ce lundi de Der Spiegel, la troïka, composée de représentants de la Commission européenne, de la BCE et du FMI, serait parvenue à la conclusion qu?on ne pourra pas éviter une nouvelle coupe dans les créances helléniques. Et cette fois, la troïka demande, ne pas se contenter, comme en mars dernier, de mettre les créanciers privés à la peine, mais exige une contribution des créanciers publics.

136 milliards d?euros détenus par des créanciers publics

Selon le Spiegel, les représentants de la troïka ont présenté leurs conclusions jeudi dernier aux collaborateurs des ministres des Finances de la zone euro. Ce serait la première fois que la crise grecque coûterait effectivement de l?argent aux contribuables européens. En mai 2010, les pays de la zone euro avaient accordé 53 milliards d?euros à la Grèce sous la forme de crédits bilatéraux. Par la suite, 74 milliards d?euros ont été versés par le FESF (avec la garantie des Etats de la zone euro) à Athènes. Le FMI, lui, a déboursé 22 milliards d?euros pour Athènes. De son côté, selon le Spiegel, la BCE détiendrait par ailleurs 40 milliards d?euros de dette hellénique rachetée sur les marchés. En tout, 136 milliards d?euros de dettes grecques seraient entre des mains publiques.

Réformes obligatoires

La troïka entend ainsi adoucir le fardeau du remboursement de la dette pour le gouvernement grec. Mais il exige en retour de sévères concessions d?Athènes. A commencer par la réalisation des réformes encore en suspens: suppression de la protection de l?emploi pour les salariés, baisse du SMIC et dérégulation des métiers encore protégés. Par ailleurs, la troïka souhaiterait une relation directe entre les réformes et la politique fiscale. Si le gouvernement rechigne à mettre en ?uvre les recommandations de la troïka, les impôts augmenteraient alors automatiquement.

Refus allemand

De son côté, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, a prévenu dans une interview à la Deutschlandfunk que son gouvernement et le Bundestag, refuserait la solution proposée par la troïka. "C'est un peu irréaliste de parler de restructuration aujourd'hui", a indiqué le ministre qui, en revanche, préconise une surveillance plus étroite des finances helléniques.

(source : Der Spiegel)

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Commentaires
a écrit le 06/01/2014 à 0:12 :
Plusieurs dirigeants grecs sont intervenus récemment pour réclamer une nouvelle restructuration de la dette publique grecque actuellement à plus de 170 % du PIB. BCE, États de la zone euro et FMI vont devoir prendre des pertes sur argent prêté à la Grèce car si aucune restructuration n'est accordée la Grèce, celle-ci risque d'être contrainte de sortir de l'euro en se se mettant en défaut sur sa dette extérieure. Dans ce cas la perte sur argent prêté par les créanciers publics pourrait être totale. Pour la France ce serait plusieurs dizaines de milliards d'euros de perdus sur argent prêté par diverses sources de financement.
a écrit le 29/10/2012 à 20:13 :
ESpagne taux de chomage 25 %, dette publique 80 et enfin taux d emprunt obligataire 0 10 à 5,30
Portugal, 16 % de chomage, dette supérieur a 100 du pib, taux d emprunt à 7%
Italie, dette de 120 % du pib
voila pour les outsiders et avec comme grandissisme favori pour etre
le premier à tomber, casaque rayée bleue et blanche, toque bleue a croix blanche à 1,02/1
a écrit le 29/10/2012 à 18:59 :
Avec les taux pratiqués et l'effondrement de la Grèce, le temps travaille à rendre la Grèce insolvable. Elle ne peut plus espérer maîtriser sa dette et l'amortir. Il faut la restructurer sérieusement et probablement la sortir de la zone euro.
a écrit le 29/10/2012 à 17:59 :
Et voilà, on y vient !!!
c'est clair !!!
Ils ne peuvent pas payer !! on le sait très bien !!! on éponge la dette !!!! et en échange , il s'engagent à encore plus précariser leur population !!
on efface une dette publique ! qui rendra plus facile le remboursement de la dette privée !!
et les populations européennes vont casquer !!
bravo !
bravo !!
a écrit le 29/10/2012 à 17:37 :
on y vient, on y vient, lentement mais surement.
Encore faut il qu'après avoir pris ses pertes on ne se remette pas à la table de jeu !
Or les candidats se pressent à la porte, c'est tout bénef ces dons encore plus faramineux que les prêts accordés en situation normale, certes le citoyen local trinque, mais qui s'en soucie vraiment.................
a écrit le 29/10/2012 à 17:37 :
on y vient, on y vient, lentement mais surement.
Encore faut il qu'après avoir pris ses pertes on ne se remette pas à la table de jeu !
Or les candidats se pressent à la porte, c'est tout bénef ces dons encore plus faramineux que les prêts accordés en situation normale, certes le citoyen local trinque, mais qui s'en soucie vraiment.................
a écrit le 29/10/2012 à 17:27 :
Voilà ! c'est encore aux fourmies de payer pour les cigales
a écrit le 29/10/2012 à 16:24 :
Cette proposition est l'aveu de l'échec de la Troïka.... Ils ne peuvent faire faire au gouvernement grec ce qu'ils souhaiteraient... Les grecs sont trop retors !!!!! et plutôt que d'avouer leur échec ils sortent cette proposition d'un chapeau. Deux ans et 38 Milliards d'?!!!! Mais on rêve .... Il y a des limites à ne pas franchir, imaginez le règlement de la dette espagnole à l'aune de cette méthode.
Globulus
a écrit le 29/10/2012 à 14:02 :
A la fin du 19 eme siecle il etait coutume de regler ces problemes d úne autre facon plsu radicale. Vous vous souvenez ?

" Les ambitions impérialistes de Napoléon III l'amenèrent à intervenir dans la politique mexicaine. Sous prétexte d'obtenir le remboursement des dettes du gouvernement de Benito Juárez ( 80 millions du US dollar) , la France participa à l'expédition du Mexique aux côtés des Espagnols, des Anglais et d'une légion belge .....
Réponse de le 29/10/2012 à 17:46 :
je ne suis pas sur que cette opération fut rentable financièrement, et de très loin...
a écrit le 29/10/2012 à 13:50 :
"Ce serait la première fois que la crise grecque coûterait effectivement de l?argent aux contribuables européens" FAUX. Les banques ont été mises à contribution ET renflouées par les états. La nationalisation des pertes est donc, cette fois, directe. Tout simplement. Et toujours pour préserver les intérêts privés, ces "chers" milliardaires et fonds souverains.
Réponse de le 29/10/2012 à 16:44 :
en effet, le premier round d'abandon des dettes concernait les créanciers privés. Les créanciers publics se sont ensuite substitués aux créanciers privés sur la dette restante. Tout cela mène à quoi? Aucun créancier privé n'a vraiment bu la tasse... Ensuite, les pouvoirs publics européens se trouvent maintenant en situation de faire le sale boulot d'exiger des grecs des plans d'économie très durs. A l'origine c'était aux banques de faire ce travail! Résultat, les banques sauvent leurs billes et l'Europe est en crise, et il n'y a plus de bonne solution : laxisme ou sévérité budgétaire : quasiment tous les choix sont mauvais...
a écrit le 29/10/2012 à 13:36 :
... Et à la fin la Grèce sortit de l'Euro...Laissant une ardoise de plusieurs centaines de milliards d'?uros...Et la Grèce est toujours à la même place...Et on y retournera en vacances et le monde ne se sera pas arrêté de tourner...Le pognon? Des séries de chiffres dans des ordinateurs, pas de quoi fouetter un chat.
a écrit le 29/10/2012 à 13:36 :
... Et à la fin la Grèce sortit de l'Euro...Laissant une ardoise de plusieurs centaines de milliards d'?uros...Et la Grèce est toujours à la même place...Et on y retournera en vacances et le monde ne se sera pas arrêté de tourner...Le pognon? Des séries de chiffres dans des ordinateurs, pas de quoi fouetter un chat.
a écrit le 29/10/2012 à 12:51 :
La grèce n'est pas le problème... Espagne, Portugal, Italie... France!... les vrais problème commenceront lors du défaut de ces pays. La Grèce n'est qu'une goutte d'eau dans l'océan de dettes de l'Europe!
a écrit le 29/10/2012 à 12:39 :
Il faut choisir entre la fin catastrophique et la catastrophe sans fin..... avec la Grèce nous sommes dans la catastrophe sans fin...!!! Il faudra bien un jour se rendre à l'évidence que la Grèce ne remboursera jamais un sou et prendre ses pertes, une fois de plus!!!! Cette fois ci il faudra peut être considérer qu'il s'agit d'un "accident de crédit" contrairement à la dernière fois.....
Globulus
Réponse de le 29/10/2012 à 13:43 :
Joliment dit :)
Réponse de le 29/10/2012 à 13:53 :
Négatif, Globulus. Car ce sera avec l'accord des gouvernements de nationaliser la dette. Donc, il n'y aura pas de défaut, ce qui est interdit depuis l'audit de la dette de l'Equateur. (n'oubliez pas les CDS dans l'histoire...)(car ils coûteraient TRES cher)
Réponse de le 29/10/2012 à 16:04 :
Il y aura bien un gouvernement qui fera de la résistance !!!! Quant aux CDS je ne pense qu'à cela!!! c'est effectivement très cher .... mais s'ils ne doivent pas être misq en oeuvre
a écrit le 29/10/2012 à 12:26 :
L´heuere de la verité arrive ! Depuis 2008 nos dirigeants n´arretent pas de nous rabacher que ces fonds de soutien etc. ne couteront rien aux contribualbes.
De facon évidente La Grece ne peut pas rembourser - meme si elle le voulait . Et si la Grece

La Troika pourra conseiller ce qu elle voudra mais Schäuble et Merket ne vont pas accepter un nouveau Hair cut aux frais des contribuables cette fois.
D une par il ne le peuvent pas sans la bénédiction du parlement (Bundestag) et ce serait le suicide politique avant les élections ! Je vous dis, ca va chauffer !


a écrit le 29/10/2012 à 11:43 :
On sait depuis le départ que la Grèce ne paiera jamais sa dette. Il fallait l'étaler sur 50 ans avec des taux très bas plutôt que de bricoler depuis 4 ans en injectant des milliards en pure perte. Pour l'Italie , la France et l'Espagne idem. Réorganiser la stucture de la dette en profitant des taux bas au lieu d'écraser les contribuables en impôts.
a écrit le 29/10/2012 à 11:27 :
comme en france on ne veut pas résoudre les vrais problemes genre taxer l'église orthodoxe ,les gros armateurs,l'armée.
a écrit le 29/10/2012 à 11:26 :
c'est que la troïka se parle à elle-même...pas besoin de faire tout ce bruit.. perso, quand je me parle, j'arrive à le faire silencieusement..
a écrit le 29/10/2012 à 10:38 :
encore une belle escroquerie des dirigeants de l'europe qui nous coute une fortune ,alors que la france vient de ratifier le traite europeen sans referendun ,sarkozy et lagarde nous ont bien enfumes en disant que la grece ne coutera pas un centime d'euro aux contribuables français!!!!et hollande est sur le meme chemin de ces predecesseurs
a écrit le 29/10/2012 à 10:06 :
Et pendant ce temps là, les grecs les plus fortunés ont mis leurs Euros à l'abri dans les banques suisses, les armateurs ne sont toujours pas imposables ni l'Eglise orthodoxe et son patrimoine incroyable... Et les salariés Grecs continuent de ne déclarer que 20% de ce qu'ils gagnent, paient toujours leur essence en cash, etc. Réforme, vous avez dit réforme ?? Une grosse partie de l'économie grecque fonctionne au noir, et aujourd'hui la troïka, impuissante à faire changer les choses, nous propose de les accepter telles quelles et de faire un chèque (quasiment) en blanc aux Grecs. Elle est pas belle la vie ?
Réponse de le 29/10/2012 à 17:55 :
certes, et alors? Il y a bien d'autres pays "pire". Ce n'est pas dédouaner la Grèce de ses défauts, mais on ne prête pas autant à un pays peu solvable. Quand votre banquier voit que vous vivez à grand frais, c'est à lui de ne pas vous prêter...S'il le fait, après, il n'y a plus de solutions... J'avais été vivement impressionné il y aune dizaine d'années par les stations d'essence qui fleurissaient dans le Péloponnèse lointain. On voyait bien que ce n'était pas très sain. Maintenant, les gens doivent bien vivre...
a écrit le 29/10/2012 à 10:03 :
Ah on approche enfin du moment de vérité ! La Grèce ne remboursera pas, n'a jamais eu l'intention de rembourser quoi que ce soit, elle a gagné ! Malgré toutes les prescriptions de la Troïka ou du FMI, malgré les coups de mention volontaires de certains présidents (...) la Grèce n'a fait que ce qu'elle a voulu ! Toujours pas de cadastre ou d'ombre d'étude pour créer celui-ci, toujours pas de réforme fiscale digne de ce nom, toujours pas d'imposition du plus riche propriétaire terrien et plus grand bailleur grec, c'est à dire l'Eglise ni des plus grosses sociétés grecques, c'est à dire les armateurs ! Je dis bravo l'artiste, malheureusement, nous paierons, pas eux ! Ecoeurée... nos pauvres pmourront toujours crever de froid dehors, nous n'aurons jamais les budgets pour éradiquer cela, mais nous paierons pour des tricheurs, des corrompus et des voleurs ! Savez-vous que le journaliste qui a sorti la liste des exilés fiscaux, donnée par LAGARDE en 2010, sur son blog, a été arrêté et passe devant le procureur aujourd'hui !
Réponse de le 29/10/2012 à 13:40 :
Si la Grèce peut jouer ce jeu, alors nous aussi nous pourrions le jouer si nous devenons la Grèce. Le système économique mondialisé est une imposture mise en lumière par le cas Grec.
a écrit le 29/10/2012 à 9:56 :
je me souviens d'une ministre et d'un président qui nous avaient juré que les grecs rembourseraient tout .. et même avec des intérêts :-))
Réponse de le 29/10/2012 à 10:22 :
Exact. Et on était même censé gagner de l'argent car on leur prétait à seulement 5% des sommes qu'on empruntait nous à 3%.
Bref, par magie, tout le monde allait être gagnant.
a écrit le 29/10/2012 à 9:44 :
Il faut plus d?Europe, uniformiser les cultures, imposer une seule langue, pauvre en vocabulaire, et créer des camps d'internement pou nos opposants. C'est à ce prix seul que nous sauverons l'Euro qui m'engraisse tant
Réponse de le 29/10/2012 à 13:03 :
On va y arriver, tel que c'est parti !!!
a écrit le 29/10/2012 à 9:43 :
Chacun sa conception de sortie de crise de la zone euro, il y a peu de temps, Mr hollande nous annonçait que la situation de la Grèce était définitivement réglé suite au sommet des 28 et 29 juin. On nous annonce aujourd'hui un délai supplémentaire de 2ans, un nouveau prêt de 30 milliards et un effacement d'une partie des 136 milliard de dette appartenant aux états = >nouvelle hausse d?impot en perspective pour les francais
a écrit le 29/10/2012 à 9:27 :
' prenez vos pertes et les grecs jugeront s'il est utile de mettre en oeuvre les refomres promises, alors que ca ne sera plus necessaire' ............ je doute fort que si l'europe veut sauver l'espagne, ca soit la ligne a adopter..... greece, rip
a écrit le 29/10/2012 à 9:19 :
Comme quoi les 70% de la première restructuration n'auront pas suffi. Et eux n'avaient que 300 milliards de dettes. Imaginez un peu l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, l'Italie, la France, le Royaume-uni... Nous ne sommes pas encore sorti de l'auberge...Nous allons faire la plonge gratos un petit moment.
Réponse de le 29/10/2012 à 9:54 :
Et n'oublions pas le fiscal cliff aux USA ainsi que le Japon qui rame, rame, rame ... mais lui ce sont les japonais les creanciers, donc si la dette n'est plus gerable ils peuvent effacer et tomber dans la pauvrete. On restructure les dettes a 100 ans et tout le monde respire, et on se retrouve dans 100 ans pour en reparler lol
Réponse de le 29/10/2012 à 11:07 :
ça sent plutôt le défaut général de paiement. Soit les gouvernements ouvrent les yeux et essaient de coordonner le défaut ( peu probable ), soit le défaut aura lieu dans le désordre le plus total et ça va faire très mal ..
Réponse de le 16/07/2014 à 13:42 :
pensez a effacer en grattant le numéro csv au dos de votre carte bancaire (et memorisez le pour vos achats internet)

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