Au secours, Berlusconi revient !

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Après avoir annoncé son retrait de la vie politique la semaine dernière, Silvio Berlusconi change de stratégie et menace Mario Monti. Entre-temps, il a été condamné à 4 ans de prison...

Silvio Berlusconi fait volte-face. La semaine dernière, le Cavaliere expliquait qu'il se retirerait de la vie politique, qu'il ne se représentait pas au poste de président du conseil, et qu'il appelait Mario Monti à prendre la tête du camp des «modérés» lors des élections en avril 2013. Et puis, vendredi, le magnat des médias se voit condamner par la justice italienne à 4 ans de prison. Du coup, Silvio a entièrement changé d'avis.

Berlusconi reste en politique

Le Cavaliere ce week-end s'est donc lancé dans une conférence de presse dans un réquisitoire contre le «pouvoir des juges». Et de prévenir: pas question pour lui de quitter la politique tant que la «planète judiciaire» n'aura pas été réformée. Certes, il n'entend toujours pas briguer le leadership de la droite lors des primaires prévues en décembre. Mais il reste donc dans l'arène, contrairement à ce qu'il avait annoncé la semaine dernière. Il a peut-être du reste une autre idée derrière la tête.

Faire tomber Monti?

Selon Il Giornale, quotidien berlusconien, les proches du Cavaliere aurait un autre plan en tête : faire tomber le gouvernement Monti rapidement afin d'organiser des élections en janvier. Les primaires du centre-droit seraient alors caduques et Berlusconi deviendrait le candidat naturel de ce camp. Un scénario renforcé par la charge très violente de Berlusconi contre Monti ce week-end.

Monti, «chef de la récession»

Celui qui n'avait pour son successeur que des éloges à la bouche voici quelques jours a été en effet d'une sévérité extrême. Mario Monti mènerait une politique «dictée à 100% par l'hégémonie allemande», il ne serait que le «chef du gouvernement de la récession». Un changement de ton qui augure sans doute d'un tournant de sa stratégie politique.

Le spread repart à la hausse

Si Mario Monti a refusé de commenter ces propos, la volte-face de Silvio Berlusconi a provoqué une division au sein de son parti le Peuple de la Liberté, déjà au plus bas dans les sondages. Son parti suivra-t-il Berlusconi s'il déclare la guerre à Monti? Rien n'est moins sûr, mais la situation devient difficile pour le président du conseil qui a du mal actuellement à faire accepter son budget par les chambres et qui a subi une défaite ce dimanche en Sicile où le parti de Beppe Grillo, fer de lance de l'opposition, arrive en tête. En attendant, ce retour du Cavaliere inquiète les marchés. Lundi matin, le taux à 10 ans italien était en hausse de 8 points de base, le spread avec l'Allemagne se creusait de 12 points de base.

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Commentaires
a écrit le 29/10/2012 à 14:27 :
les mauvaises herbes s'accroche a leur postes, alors qu'il est élue par les italiens comme le pire dirigeant des 30 dernières année, qu'il a été condamné a de la prison ferme, il veut faire tomber le gouvernement quitte a faire tomber l'italie

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