David Cameron contredit par le patronat britannique sur l'UE

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Cette semaine, le patronat britannique a défendu l'appartenance du Royaume-Uni à l'Union européenne, alors que son Premier ministre, David Cameron, multiplie les prises de position eurosceptiques pour draguer l'opinion. Comme sur le budget européen par exemple.

David Cameron est un habitué des frasques en Europe. Depuis son arrivée au pouvoir au Royaume-Uni, il multiplie les sorties eurosceptiques et les défis vis à vis de ses partenaires. Dernier point d'accrochage en date, sa prise de position très ferme sur le maintien du rabais britannique et sur un gel du budget européen. Et, bien plus gênant, David Cameron, sous la pression d'une opinion publique de plus en plus hostile à l'Union européenne, s'est mis bille en tête d'organiser un référendum sur l'avenir des relations entre le Royaume-Uni et l'Union européenne. 

Un allié opportun pour le continent 

Jusqu'ici démuni face à celui qui avait dit non à l'union fiscale fin 2011, le continent s'est trouvé un nouvel allié qui pourrait bien peser. Car cette fois-ci, ce n'est ni la France ni l'Allemagne qui tente de lutter contre le "splendide isolement" de l'île, mais les chefs d'entreprises britanniques. Car le patronat, resté très discret jusqu'à présent outre-Manche a décidé de sortir du bois. En témoigne le discours tenu cette semaine par Roger Carr, le président de la Confederation of British Industry (CBI) : "si nous voulons éviter un vote de sortie lors d'un référendum, il est essentiel que la voix des entreprises britanniques se fassent entendre haut et clair sur les vertus de notre engagement, non pas de façon réticente mais comme pivot de nos ambitions commerciales mondiales".

L'économie britannique a besoin de l'Union européenne

Et pour cause, l'économie britannique a besoin de l'Europe pour faire tourner son économie. Car l'Union européenne absorbe aujourd'hui plus de la moitié de ses exportations. Quant à la récente embellie de l'économie britannique, alors que l'ensemble de l'Europe ralentit, était surtout la conséquence des Jeux Olympiques organisés à Londres cet été. Quant à la City, il fait peu de doute qu'elle aurait du mal à demeurer la capitale financière de l'Europe sans en faire partie.

David Cameron, qui dit prendre ses décisions pour le bien de l'économie britannique tout en se servant du budget européen comme prétexte pour draguer une opinion eurosceptique, se retrouve là face à ses contradictions. Reste à savoir quelle influence cette prise de position aura sur l'opinion, et donc sur la stratégie européenne du Premier ministre britannique.

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Commentaires
a écrit le 24/11/2012 à 18:03 :
la city est un paradis fiscal que les autres pays Européen tolère depuis trop longtemps.
Le référendum, ce n'est pas en Angleterre qu'il faut le faire mais dans le reste de l'Europe pour savoir si nous devons maintenir un rabais à ce pays dont on ne comprend pas le bénéfice pour les autres pays.
a écrit le 23/11/2012 à 15:54 :
Enfin c'est plus clair. Merci au patronat anglais. L'euro, l'Europe c'est quand même pour faire gonfler les chiffres d'affaires. les peuples, la démocratie la culture ne sont que fioritures. Le patronat français n'a rien à dire tant ses relations "politiques" sont excellentes sur ce point
Réponse de le 24/11/2012 à 17:22 :
Accessoirement, le but c'est de pouvoir peser face aux puissances concurrentes : Asie et USA, pour éviter de trop subir... C'est à ça qu'elle sert l'Europe.
a écrit le 23/11/2012 à 14:41 :
Nos amis Anglais doivent choisir.
Ils ne peuvent profiter du système et en même temps, brandir leur sortie afin d'obtenir des avantages.
De Gaulle avait raison de leur refuser l'entrée dans l'Europe dans les années 60. Il les connaissait bien ayant passé 4 ans en Angleterre pendant la guerre. Peuple estimable mais trop insulaire et tourné vers l'Amérique.
Réponse de le 23/01/2013 à 14:02 :
Bonjour, bien juste votre commentaire, c'est vrai DE GAULE savait TRÈS bien pourquoi il ne voulait pas de l' ANGLETERRE ,malheureusement pour vos"amis" ???
l'économie d' outre-manche,leur économie retire des 7 à 11 fois plus que ce qu'ils ne paye à l' E.U.
bien à vous
sig.devillers
a écrit le 23/11/2012 à 13:39 :
Il faudra bien que les pays qui n'ahèrent pas à la zone ?uro choisissent un jour...!! Il n'est pas acceptable qu'un pays partenaire commercial se serve de sa propre monnaie pour contrer la zone ?uros et demande des aides...des ristournes, remises....!!
Réponse de le 23/11/2012 à 16:38 :
Qu'est-ce qu'un "partenaire" commercial ? Pourquoi est-ce inacceptable qu'un pays défende ses intérêts ? Pourriez-vous nous éclairer ? Quant à l'attitude des Britanniques, en ce qui concerne la zone euro, il me semble que leur choix a été fait. Souhaitez-vous qu'ils fassent un choix ou LE choix ? C'est ça le problème ? Expliquez-nous.
a écrit le 23/11/2012 à 12:55 :
pourvu que les anglais quittent l'europe!
Réponse de le 23/11/2012 à 16:39 :
Pourquoi ? Croyez-vous que vous vous en porteriez mieux ?
Réponse de le 24/11/2012 à 17:19 :
Ça permettrait sans aucun doute de faire avancer plus vite la construction Européenne. Et cela me paraît être l'objectif majeur pour espérer tirer notre épingle du jeu dans la compétition mondiale. Mais voilà, les Anglais sont téléguidés par les Américains, qui eux veulent garder à tout prix la main mise sur la marche du monde.
That is the problem comme dirait l'autre....

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