Quand l'Italie taxait aussi ses dépôts bancaires pour calmer les marchés

 |   |  274  mots
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : Reuters)
En 1992, le gouvernement dirigé par Giuliano Amato adopte une taxe extraordinaire de 0,6% sur les dépôts bancaire en Italie. L'Italie faisait alors face à d'énormes tensions sur les marchés, qui spéculaient qu'elle n'intègrerait pas l'Union économique et monétaire.

La taxe sur les dépôts bancaires en Chypre n'est pas inédite. Elle avait eu un précédent en Italie. C'était en 1992, "à l'époque du traité de Maastricht. Et les marchés avaient parié que l'Italie ne rentrerait pas dans l'Union monétaire", rappelle Paola Monperrus-Veroni, économiste au Crédit Agricole. Les taux d'emprunt sont à l'époque élevés, et, surtout, la dette italienne dépasse les 100% du PIB.

Le président du Conseil italien, Giuliano Amato, au pouvoir depuis juin, décide dés juillet d'appliquer plusieurs mesures drastiques pour tenter de ramener le calme sur les marchés financiers et remettre l'évolution de la dette publique dans un chemin plus acceptable pour intégrer l'union économique et monétaire (UEM).

Une taxe de 0,6%

Parmi ces mesures, on compte une taxe extraodinaire sur "les dépôts bancaires, postaux, les comptes courants, détenus par quiconque, italien ou étranger", explique Paola Monperrus-Veroni. Même les dépôts des institutions internationales et les comptes diplomatiques sont concernés. La taxe s'élève à 0,6%.

"Cela avait fait un peu de remous, mais il n'y a pas eu de fuite des capitaux", explique Paola Monperrus-Veroni. Aucun effet de propagation n'avait été constaté. Ce sont en fait les autres mesures, plus sévères, qui retiennent l'attention des Italiens.

Pour autant, ces réformes ne suffiront pas à calmer les marchés. L'Italie dévalue la lire de 7% en septembre... Puis quitte le système monétaire européen.

>> Lire aussi : EN DIRECT : jour de vote à Chypre, les dépôts inférieurs à 20.000 euros exonérés de la taxe ?

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/03/2013 à 0:54 :
En bon socialiste, ce Giuliano Amato n'a pas oublié, que pour avoir l'argent facile, il faut aller se servir dans la poche des autres. Pour lui, c'était la "justice sociale", pas du vol bien entendu! Voyons, on est entre gens biens, qui passent leur temps dans des grands palais aux frais de la république, comment puis-je un instant appeler cette action comme étant un vol. Ou ai-je eu la tète?
a écrit le 19/03/2013 à 19:05 :
@isf et d'autres: Non ce n'est pas la même chose. La manipulation n'est pas là. Dans les cas que vous citez, il s'agit d'impôts votés, suivant une logique parlementaire et peut être critiquable politiquement, mais légale. Dans le cas chypriote, plusieurs lois sont violées. Les actionnaires et créanciers séniors et juniors ne sont pas concernés. Seuls les déposants le sont. De plus, ils le sont de manière illégale puisque par la contrainte. Leurs comptes sont bloqués et seront débités de sommes dont la justification légale n'existait pas au moment du blocage. Enfin, ils le sont, alors que les dépôts sont légalement garantis en cas de faillite à hauteur de 100k euros.
Quant aux aveugles ou complices objectifs qui pensent qu'il n'y a là rien à voir et rien avoir avec nous, qu'ils méditent sur ces simples faits: 1. la défense passive consiste à dire qu'il s'agit de "punir" les dépôts illégaux des oligarques russes et autres mafieux. OK. Sauf que Chypre est rentré dans l'UE en 2004 et a adhéré à l'euro en 2008. Comme pour la Grèce, tout était connu de nos chers commissaires et gouvernements. 2. la seconde défense consiste à dire que tout cela n'est que l'écume des jours car lié en réalité au calendrier de la réélection de Mme Merkel, ce que tendrait à accréditer le calendrier puisque Chypre a demandé de l'aide officiellement depuis 2011. On les aurait donc laissés marner pour rien, sans compter que tous ceux qui devaient partir en sont partis. Pour s'en convaincre, il suffit de regarder les encours des dépôts par origine: ceux des membres de l'UE ont fortement baissés depuis fin 2010 qd ça commençait à sentir le roussi. Donc quelle serait la morale de l'histoire? Quelle image de la démocratie donne donc l'UE si prompte à nous asséner les droits de l'homme comme horizon indépassable pour justifier tous les renoncements? Si l'UE est capable de dire que seuls comptent les intérêts d'une poignée au mépris des lois, alors elle dit également que la démocratie a vécu en Europe, et partant que tout est possible avec comme seule limite celle que mettront les peuples. Et certains comme "du n'importe quoi" voudraient nous parler de rumeur? Il n' a pas une décision prise actuellement en Europe qui ne favorise pas les oligopoles ou le glacis public. Pas une qui n'aboutisse pas au renforcement des distorsion de concurrence au profit des rentes des mêmes. On veut "punir" les oligarques russes (soit disant) mais on donne un statut fiscal d'exception au Qatar. A vous de faire le minimum d'effort intellectuel pour comprendre où nous allons.
Réponse de le 19/03/2013 à 22:05 :
Vous avez raison l isf est un impôt légal en france , jugé inconstitutionnel en allemagne car confiscatoire , donc en finalité ça change pas grand chose, cela reste une spoliation pure et simple
a écrit le 19/03/2013 à 16:10 :
On est en train de nous préparer mentalement à la ponction des comptes bancaires en France. Pour moi, il s'agit tout simplement d'extorsion de fonds, délit passible du tribunal correctionnel Art 312-1 ; l'extorsion est punie en France 7 ans de prison et de 100 000 EUR d'amende.
Réponse de le 19/03/2013 à 16:43 :
qui vous prépare mentalement???? La presse??? les journalistes???? Où avez-vous vu
qu'une taxe était en préparation en France sur les dépôts bancaires..... vous êtes un "rumeuriste" ; surtout que vous indiquez que c'est de l'extorsion de fonds punie par la loi...!! MDR. PS : vous ne confondez pas avec les taxes sur les intérêts perçus????????
Réponse de le 19/03/2013 à 17:56 :
dans ce cas on précise un peu
15,5% prélèvement sociaux +tranche barème de l' Impôt sur le revenu 0% 5,5% ,14%, 30% 41% 45 %.... bon les 75 %... disparue.. elle a disparu.. mais oui.. mais où?

assurance vie prélèvement sociaux 15,5% + prélèvement libératoire 0à 4ans 35% 4 à 8ans 15% au-delà 7,5% et bientôt..... ben je sais pas...++++%%% voir 2014
Attention pour le moment...c'est sur les intérêts... chacun prend sa calculette..hop on calcule
pour obligations et actions....prières de regarder vous mêmes .. y a des histoires d'avance prélèvement libératoire de 21%...si on atteint pas le plafond.. on peut demande à payer moins.. je sais plus par c?ur... une usine à gaz quoi... enfin bref...je suis pas assez riche pour la bourse....
eh oui.. ce n'est pas mon rôle non plus....Sourions....

+ selon frais de gestion... je me suis un amusé? pas vraiment... mais ça reste une bonne info ..non?
Réponse de le 19/03/2013 à 19:09 :
@ du n'importe quoi : Delamarche vous l'explique sur BFM-Business ici :
http://lesmoutonsenrages.fr/2013/03/19/olivier-delamarche-sur-bfmbusiness-le-19-mars-2013-on-prend-les-gens-pour-des-cons-et-ca-marche/
Réponse de le 19/03/2013 à 20:15 :
@"du n'importe quoi"... voici un petit texte de la Banque Centrale Néozélandaise concernant ce que le gouvernement veut mettre en place chez eux: http://www.rbnz.govt.nz/finstab/banking/4368385.html
a écrit le 19/03/2013 à 15:37 :
0.6% quand les taux courts sont a 10%, ca fait 1/20, soit 3 semaines d'interets cumules.... 0.6% quand les taux courts sont a zero ou presque ca fait 10 ans d'interets cumules... rien a voir donc!
a écrit le 19/03/2013 à 14:03 :
@la tribune : j insiste cette taxe existe de fait pour tous ceux qui payent l ISF en france

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :