Et si la dette publique allemande était elle aussi trop élevée ?

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Une étude récente publiée dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung montre que le niveau actuel de la dette allemande est historiquement au plus haut en temps de paix.

L'Allemagne ne se prive pas, dans la crise actuelle, de se présenter en modèle pour le reste des pays européens dans la gestion de sa dette publique. Et pourtant. Dans une étude publiée en février et reprise mardi dans la Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), deux économistes, Lars Feld et Ekkehard Köhler, montrent que le niveau de la dette allemande n'est historiquement pas soutenable.

Comparatif à long terme

En établissant un comparatif depuis 1850, soit 21 ans avant l'unification allemande, l'étude montre que le niveau actuel de la dette publique allemande, 82 % du PIB, est le plus élevé en temps de paix si l'on exclut l'année 1923 marquée par l'hyperinflation. Jusqu'au début des années 2000, le plus haut historique touchét par la dette allemande en temps de paix avait été de 60 % du PIB. "Record" atteint à trois reprises : deux fois sous l'empire en 1892 et en 1909, puis, après la réunification à la fin des années 1990.

Dérapage dans les années 2000

La dette allemande a commencé alors à progresser beaucoup plus vite que la croissance du PIB, d'où une augmentation du ratio au-delà de son plus haut historique. Le déficit allemand est en effet resté longtemps élevé. En 2003, Gerhard Schröder et Jacques Chirac s'était même mis d'accord pour que leurs deux pays ne s'exposent pas aux sanctions prévues par le traité de Maastricht en cas de déficit excessif. Jusqu'en 2006, l'Allemagne avait une croissance faible et un déficit élevé. Les deux années de croissance forte (2006 et 2007) ont permis de revenir à l'équilibre en 2008, mais le recul du ratio de la dette publique est demeuré modéré. D'autant qu'en 2009, l'effondrement du PIB (- 5 %) et les plans de relance ont fait exploser la dette jusqu'au-delà de 80 % du PIB, niveau où elle se trouve encore malgré deux ans de croissance forte en 2011 et 2012.

Niveau de dette intenable ?

Si ce niveau peu paraître enviable à beaucoup, il semble intenable pour les économistes auteur de l'étude. Il convient de remarquer qu'historiquement, l'Allemagne s'est débarrassée de sa dette lorsqu'elle atteignait de tels niveaux par des moyens non conventionnels. La dette de la première guerre mondiale a été réduite par l'hyperinflation, celle de 1923 par une réforme monétaire qui réduisait à néant ces créances et celle de la période nazie par un défaut de fait. En menant plusieurs simulations économétriques, les auteurs arrivent à la conclusion que le chemin actuel emprunté par la dette publique allemande est « intenable. » Autrement dit, il est peu probable que la dette allemande puisse reculer fortement et durablement. Certes, le pays a retrouvé l'équilibre de ses finances publiques, mais on a vu que l'impact sur le niveau de la dette est faible, d'autant que la croissance du PIB est médiocre (0,7 % prévue cette année).

Besoin de consolidation

« Les finances publiques allemandes ont un besoin criant de consolidation », affirment donc les auteurs qui estiment que la règle d'or inscrite dans la constitution qui interdit tout déficit structurel de plus de 0,35 % du PIB à l'Etat fédéral à partir de 2016 et tout déficit structurel aux Länder à partir de 2020 est « incomplet. » Les auteurs affirment que sans autonomie fiscale propre aux Länder, cette consolidation sera impossible. Actuellement, les Länder ne peuvent décider du montant de leurs recettes. Ces dernières sont réparties à un niveau fixé par avance à partir de l'ensemble des recettes fiscales du pays.

Bulle sur le Bund ?

Cette étude peut paraître excessive en France où la dette publique dépasse désormais les 90 % du PIB, mais elle a le mérite de montrer que, bien qu'en meilleure forme, les finances publiques allemandes ne sont pas les plus vaillantes qui soient. Lorsque l'on sait que les investisseurs sont aujourd'hui prêts à acquérir cette dette moyennant, parfois, des taux négatifs, alors que, lorsqu'elle était en deçà de son plus haut historique, ils en réclamaient 4 ou 5 %, on peut s'interroger sur l'existence effective d'une bulle sur la dette allemande.

 

 

 

 

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Commentaires
a écrit le 23/05/2013 à 20:25 :
7 oct. 2011 ? Selon le Handelsblatt, la dette publique allemande serait non pas de 2000 milliards mais de 5000 milliards, soit 185% de son PIB...A lire en tapant sur google..." Allemagne: dette implicite, bétise explicite - Marianne "
Réponse de le 23/05/2013 à 22:24 :
En dette de "valeur" ce pays reste toujours le troisième pays le plus endetté du monde, après les USA et le Japon...Il est vrai que bien des questions se posent sur la réalité de la dette allemande, d'autant plus avec les multiples scandales liés aux banques allemandes dont la plus grosse d'Europe et du monde en terme de bilan (la Deutsche Bank).
Même certains économistes du monde financier, à l'exemple de Natixis, se demandent bien pourquoi plus de 40% de l'encours de la dette allemande est comptabilisée dans des "fonds spéciaux" (comme ITF), entités dont les besoins de financement restent peu transparents (qui font aussi du déficit), et n'apparaît absolument pas dans le budget de l'Allemagne fédérale. Si ailleurs, en France aussi (à l'exemple de la CADES), il existe également un certain maquillage des comptes publics, ce n'est pas nouveau, il est plus que certain qu'au pays d'Angela le "tripatouillage" des comptes publics est très important et il est vrai que le journal économique allemand "Handelsblatt" l'a indiqué depuis longtemps ! Même la fraude fiscale en Allemagne est énorme...De 240 à 400 milliards d'euros selon les sources, ce qu'a déjà indiqué le journal la tribune (alors que chez nous elle est estimée de 50 à 80 milliards d'euros).
a écrit le 23/05/2013 à 15:31 :
Nos états ne sont pas endettés, ne vous faites pas avoir par cette arnaque comptable, pour éviter le populisme juste deux chiffres; dette de la France en 2013 = (+-)1900 milliards ; intérêts payés pour cette même dette depuis 1980 = (+-)1500 milliards
Faites votre devoir de citoyens renseignez vous
a écrit le 22/05/2013 à 14:21 :
Et en plus ils ne comptent pas la dette de guerre 39-45 que l'Allemagne aurait du payer à la réunification avec traité de paix qu'elle s'est bien gardée de signer! Au bas mot pour tous les pays envahis 2 à 3000 milliards d'euros;;;
Voyez les escrocs...
Réponse de le 22/05/2013 à 15:06 :
Et l'Allemagne devrait présenter la facture aux Américains pour les villes qu'ils ont rasé? Une guerre est à fond perdu pour les Etats. Ou alors il s'agit d'un racket du vainqueur sur le peuple vaincu.
Réponse de le 23/05/2013 à 11:21 :
Et les milliards de dollars du plan Marshall ? C'est bien l'Allemagne qui en a profité, après avoir pillé tous les pays qu'elle a occupé. Alors, dire que la dette de guerre de l'Allemagne est un racket sur le peuple vaincu...
Réponse de le 27/05/2013 à 23:35 :
et cette dette:
une centaine d?intellectuels appellent la France à rembourser à Haïti la « dette de l?indépendance » : 90 millions de francs or, soit aujourd?hui quelque 17 milliards d?euros
Cette indemnité a fait ployer des générations de Haïtiens sous le poids d'une dette illégitime, dette que la nation haïtienne n'a fini de payer qu'en 1947",
Réponse de le 21/06/2013 à 4:12 :
Ne pas oublier que les destructions massive lié a la guerre ont permis d'obtenir une croissance suffisante à obtenir un excedent budgetaire croissant jusqu'en 1959 soit 15 ans de croissance sans compromis
Apres ca, la croissance à commencer a faiblir entrainant une régression de l'excendent budgetaire et il a fallu 15 ans de plus pour arriver à un déficit budgetaire soit 1974. Cette periode de reconstruction, ce fut les "30 glorieuses" et l'excuse fut tout trouvé quand les prix du pétrole ont subitement monté.
On a accuser le "choc pétrolier" d'etre responsable de tout les maux moderne et de la fin des 30 glorieuses alors que la faute est le diminution de la croissance lié a la fin du ré-équipement des ménages.

Depuis tout le temps que des crises économiques existent, on a toujours pas accepter de concevoir que la notion de plein emploi à plein temps était impossible à maintenir, encore plus quand les gains de productivité deviennent très important.
Pourtant les faits sont la, dans les années 20, on travaillait 50h par semaine. Actuellement on arrive à moins de 35h et c'est possible seulement grace aux gains de productivité.

Alors que certains s'abiment la santée en faisant des heures supplementaire parfois non rémunerée, de l'autre coté, nous avons des gens au chomage qui aimerait travailler au lieu de se morfondre en recevant une aumone payé avec l'argent des travailleurs.
Réponse de le 04/02/2015 à 14:14 :
@ Haye, le plan Marshall était destiné à l'Europe de l'ouest afin de contenir la menace communiste. Le Royaume Uni et la France sont les pays ayant obtenu les montants le plus élevés en valeur absolue. L'Allemagne a aussi été bien aidée, mais aussi la Suisse, la Grèce, Espagne , l'Italie et cetera.
a écrit le 22/05/2013 à 11:43 :
"Au plus haut en temps de paix"... mais sommes nous bien en "temps de paix"? Ou pour le dire autrement: "Les dégâts causés à l'économie réelle par la crise actuelle sont à un niveau historiquement comparable à ceux causés en temps de guerre".
Réponse de le 22/05/2013 à 12:21 :
Ca fait plus de dix ans que la France et l'Europe sont en guerre, cornichon !
Réponse de le 22/05/2013 à 12:49 :
Oui... et? Légèrement aigri le cornichon peut-être? Depuis plus de dix ans?! Ah je comprends mieux! Hahahahahaha!
a écrit le 22/05/2013 à 11:02 :
Comment peut-on revenir à l'équilibre des finances publiques avec une dette importante? Ceci me semble incompatible, néanmoins en politique tout est possible par le procédé d'enfumage.
Réponse de le 22/05/2013 à 16:42 :
@Michel: avant on y parvenait en augmentant les impôts, et cela ne fonctionnait pas trop mal pusique les gens avaient du travail. Maintenant, ce n'est en effet plus possible, car augmenter sans cesse les impôts et taxes revient à étouffer la classe moyenne qui a réussi à surnager.
Réponse de le 22/05/2013 à 17:12 :
La Suède a réussi a passe son ratio dette / PIB de 80% en 1995 au 32% en 2012. C'est possible mais cela demande de très grosses réformes. Pour un pays comme la France, la première étape serait d'avoir un modèle social (assurance chomage, sécu, retraite, ..) pérenne dont le financement ne dépend pas de perspectives de croissance "optimistes" à 3% ou 5%.
a écrit le 22/05/2013 à 11:02 :
Comment peut-on revenir à l'équilibre des finances publiques avec une dette importante? Ceci me semble incompatible, néanmoins en politique tout est possible par le procédé d'enfumage.
a écrit le 22/05/2013 à 10:22 :
C est d une telle evidence: l allemagne et l europe sont prises au piege par leur propre regle: le niveau d endettement est tel dans les etats aujourd hui, y compris l allemagne, que la seule maniere d y faire face est d utiliser tous les leviers de desendettement: maitrise des depenses, mais aussi devaluation, inflation et croissance y compris keynesienne. Seul le premier levier est actionne aujourd hui. si l allemagne est en equilibre budgetaire aujourd hui et n arrive pas a faire baisser son stock de dette , comment la France ou l italie pourraient elles reussir?
Réponse de le 22/05/2013 à 15:46 :
@wilfrid chaperon Je dis bravo,la question est judicieusement posée.Comme disait
le grand Charles ,c'est pas le tout de sauté comme un cabri,en criant l?Europe,l?Europe.
Il avait vu le coup fumant arrivé et c'est pas d'hier l'affaire ,faut dire que ça lui arrivé de penser exercice qui n'est plus pratiquer de nos jours .
a écrit le 22/05/2013 à 10:07 :
80 % ou 90 %, cela n'est pas une différence si grande que ça entre les deux pays, d'autant que les Allemands sont de moins en moins nombreux (réduction de la population, notamment aux âges actifs). L'Allemagne s'est endettée pour relancer l'ex-RDA, ce qui a largement échoué.
Réponse de le 22/05/2013 à 10:24 :
L'Allemagne est moins endettée que la France et surtout:
- elle emprunte à des taux moins élevés: sa dette lui coute moins cher!
- son budget est à l'équilibre : sa dette va refluer

En quoi le fait que les Allemands soient en décroissance démographique est-il une mauvaise chose? Il faut en finir avec le fantasme du boom économique lié au boom démographique! C'est au contraire une multiplication de bombes à retardement (cf. le ponzi des retraites françaises). Et puis, les jeunes espagnols sont bien contents de trouver du boulot en Allemagne!
Réponse de le 22/05/2013 à 10:42 :
vous avez peut-être raison, en particulier sur le boom démographique. Une population qui augmente ne sert à rien si c'est pour produire des chômeurs. Mais je doute que la dette allemande reflue sur le moyen/long terme. Quand les pays qui achètent les produits allemands (voitures, ...) rejoindront la grèce (comme la France), les allemands couleront également. Même si la faillite de l'allemagne se produira sans doute après celles de bien d'autres pays, c'est vrai. Je rejoindrai donc l'avis de ces deux économistes, le niveau de dette de l'allemagne est sans nul doute intenable sur le long terme.
Réponse de le 22/05/2013 à 10:44 :
@ Didier: regardez plutôt la dynamique, donc les projections pour les 3 à 5 années à venir: la dette française devrait bientôt dépasser la barre des 100 %, la dette allemande devrait tomber l'an prochain sous la barre des 80 % et puis se diriger vers les 69 % vers 2017; ceci écrit; les critères de convergence (de "Maastricht") ne seront toujours pas respectés. La limite est de 60 % dette public / PIB. L'Allemagne gardera ses excédents budgétaires, le 1er excédent (depuis longtemps) a été réalisé l'an dernier. La France a unilatéralement renoncé à ses engagements européens et devrait dépasser allègrement les déficits budgétaire pronostiqués.
Réponse de le 22/05/2013 à 11:13 :
sur la démographie allemande de souche c'est vrai , par contre les allemands l'an passé ont fait venir 1 million d'immigrés de plus , en ce moment ce négocie avec l'Espagne l'envoi de jeunes chômeurs espagnols , c'est aussi cette realitée là , avec des salaires que meme un français n'envierait pas ( 450 euro ) essayez de vivre qu'avec cela sans APL et le reste , c'est très dur , quand a la dette allemande , on parle de dette publique , mais messieurs regardez la dette privée allemande qui est bien supérieure a l'autre , le privé a bien des soucis de financement comme chez nous , le crédit crunch , l'état allemand comme français d'ailleurs sont bien vu par les banques , car les états ne sont pas delocalisables , ils peuvent battre monnaie , voir réguler le marché bancaire , un particulier ou une entreprise non , c'est cela aussi la veritée , les banques n'ont pas actuellement confiance dans le système privé , avec le public ils sont sur de toucher les intérêts et de rien perdre , alors qu'avec une entreprise privée très endettée et proche de la liquidation c'est une toute autre histoire et la perte peut devenir très sèche pour la banque qui aura trop cru le chef d'entreprise car certains racontent des histoires , mais a un banquier on ne peut pas , les chiffres sont soit en progression dans le vert ou dans le rouge , mais rouge très vif le banquier ferme les robinets de financement , enfin l'Allemagne a profité de la situation avant crise dans la zone euro , mais avec l'Europe du sud dans une catastrophe jamais vu depuis 80 ans , les surprises vont être de taille sur ce modèle tant chéri par certains , vous verrez ce sera spectaculaire le marasme allemand , car meme la chine a des pieds d'argile , attention aux idées mediatiquement reçues
a écrit le 22/05/2013 à 10:06 :
Cela fait bien quelques années que les allemands ont une conscience aigue de leur surendettement collectif, et veulent éviter de sombrer avec les états dispendieux et inconsistants de l'eurozone. Avec la possibilité d'emprunter à des taux négatifs, les investisseurs sont prêt à prendre des risques inconsidérés. Le niveau prix des actifs, actions, obligations d'état, immobilier, atteint un niveau déconnecté de la réalité. S'il était souhaitable d'éviter leur effondrement pour ne pas rincer l'investissement, la bulle est maintenant prête à éclater. La nombre de maisons vides s'accroît, persone n'a plus les moyens d'y habiter. Les usines sont vides parce que le mix travail+capital n'y est pas compétitif. etc. Les politiques actuelles notamment en France, consistent à relever le prix des facteurs de production : règlementation étouffante sur l'investissement physique, taxes sur le travail. L'Allemagne a le mérite d'aller en sens inverse, comme les US.
a écrit le 22/05/2013 à 10:05 :
En ce qui concerne le cas de l'Allemagne, nous ne devrions pas oublier que ce pays depuis sa réunification a été exposé à un besoin de financement sans précédent dans l'histoire de l'Europe. La RDA s'est effondré pacifiquement mais avant cela, elle était en faillite, faillite de facto du bloc de l'est en entier à partir de 86/87. Et disons-le haut et fort, cette faillite de ce bloc était moralement bien plus répugnante que celle de la Grèce, par exemple, c'était une faillite forcée, repressive, sans issue. Ce qui a conduit aux soulèvements des peuples. A l'époque, le PIB de la RDA pesait déja 2 fois plus que la Grèce. Les coûts de la réunification sont estimés à 100 Mrd euro / an et donc atteigne aujourd'hui un montant d'environ 2000 Mrd d'euro selon certaines études. Les coûts de la faillite frauduleuse de la Grèce d'une part, n'ont pas encore été comptabilisé "proprement", (il y a beaucoup de fantaisie à ce sujet, certains pensent même qu'elle porterait des "fruits" - versements des intérêts- la bdf y croit!) et d'autre part ces coûts seront partagés par les membres de la zone euro- qui sont relativement (cerise sur le gateau) tous encore plus endettés que l'Allemagne. Enfin, l'Allemagne est devenue l'homme malade de l'Europe à cause de sa dette. Tout le monde le sait que cela n'a pas été facile de s'en sortir et la situation à travers les PIIGS s'est à nouveau aggravée depuis 2008/09.
a écrit le 22/05/2013 à 9:58 :
Aussi bizarre que cela paraisse, le monde croule sous l'argent aujourd'hui après des années de création monétaire théoriquement nécessaires pour sauver le système bancaire et réamorcer l'économie.
Le problème est que cet argent ne va pas dans l'économie " réelle " mais reste dans le circuit financier, et, pire dans les obligations d'états en cessation de paiement théorique.
L'économie semble redémarrer certes partout sauf en Europe (et évidemment en France), mais le risque que fait planer cette masse, si elle ne se replace pas dans l'économie, est à la mesure de l'endettement des états. Finira t on par compenser l'une par l'autre dans un gigantesque défaussement style chypriote ou Argentin à l'échelle du monde ?
a écrit le 22/05/2013 à 9:27 :
Mais la bulle est partout (marchés financiers, matières premières, obligations, dette LBO, dette souveraine,immobilier, marché de l'art partout sauf en ce qui concerne la rémunération de l'épargne liquide car bientôt on demandera aux épargnants qui pourtant n'ont pas pris de risques de payer pour avoir des comptes créditeurs), les principaux responsables ou les responsables n°1 de la situation intenable sont les autorités US que ce soit le gouvernement, le congrès et la banque Centrale. Les responsables n°2 ce sont les banques et les fonds d'investissements pour toutes les pratiques et les raisons qui ont déjà été largement commentées dans les colonnes et commentaires des articles de la Tribune. Si la Chine explose demain c'est en grande partie à cause des US, si le Japon croule sur sur de 220% c'est à cause de l'irresponsabilité US quand à la tenue du dollar. C'EST CELA QU'IL FAUT BIEN COMPRENDRE, les US ont permis l'expansion d'un système totalement deévoyé et corrompu ou l'argent et les gains financiers faciles coulent à flots. ET CELA ON VA LE PAYER UN JOUR LA CRISE QUE NOUS VENONS DE TRAVERSER ET QUI N'EST PAS TERMINÉE N'EST RIEN A COMPARER A CE QUI VIENT. Enfin les troisièmes responsables ce sont les décideurs politiques européens et les eurocrates qui ont montré leur hypocrisie, leur couardise, leur incompétence et leur inaction et on pourrait même dire le manque de probité certains ayant été largement influencés (pour ne pas dire autre chose d'évident) par les intérêts US.
Réponse de le 22/05/2013 à 9:41 :
il faut lire le Japon croule sous un ratio de 200% de dette/PIB
Réponse de le 22/05/2013 à 10:57 :
En effet à propos des eurocrates sous influence citons d'abord Barroso et ensuite tous les commissaires chargés du marché intérieur ou de la prétendue concurrence. La première concurrence déloyale c'est celle qui est exercée quand par les multinationales US évadent l'impôt, utilisent les pays à charges sociales quasi zéro ou pas loin etc... et qui de plus on ne paient pas le prix de l'argent et qui s'endettent alors que ça ne coute pas un radis au contraire, elles remboursent en monnaie de singe avec la complicité des autorités de leur pays...qui laissent filer leur monnaie et ne régulent pas leur banque (dans les faits) histoire de foutre tous les concurrents par terre. à moins que ceux là ne viennent produire chez eux histoire de détruire l'emploi chez nous.
a écrit le 22/05/2013 à 8:35 :
le pb n'est pas seulement celui de la dette, c'est aussi ce qu'il y a en face... pour les petits francais, ca sera plein de dettes laissees par leurs parents et grands parents pour financer les genereux systemes sociaux ( diriges par les syndicats)... ce qui comprennent ont encore le temps de faire leurs bagages...
Réponse de le 22/05/2013 à 8:50 :
Pas inintéressant, ce commentaire...Mais vous auriez pu parler de la dette des USA, du Japon et de la Chine...Les allemands en sont très loin. N'oublions pas qu'ils soutiennent l'ex RDA à bouts de bras et tout seuls, et financent au prorata les régions extrapériphériques françaises, comme La Réunion. Ils nourrissent les pauvres français et italiens avec les excédents agricoles, pendant encore un an, après on va devoir se débrouiller pour les nourrir nous-même, nos pauvres. Ils payent une dette de guerre à vie à Israël. Pas un pays ex colonialiste n'injecte plus qu'il ne retire dans ses anciennes colonies. Mais il est exact que la facture à payer chaque année est énorme en termes de remboursement de principal et d'intérêts.
Réponse de le 22/05/2013 à 9:17 :
@churchill : votre pseudo est révélateur . Je ne comprends pas ce défaitisme pathologique . On a l'impression , à vous entendre , que vous ne faites pas partie de la Nation Francaise . La France est un grand pays avec une grande histoire . Le bordel existe depuis toujours , et depuis toujours il y en a qui veulent déserter et d'autres qui font face. Vous n'existerez qu'en faisant face .Amicalement .
a écrit le 22/05/2013 à 8:32 :
Ils vont en faire une tronche les petits rentiers aigris quand ils vont comprendre que JAMAIS les dettes ne seront remboursées...

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