Quand The Economist appelle les électeurs allemands à voter Merkel, "leader de l'Europe"

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The Economist béatifie Angela Merkel (Image: Jon Berkely/The Economist/Reuters/alamy)
The Economist béatifie Angela Merkel (Image: Jon Berkely/The Economist/Reuters/alamy) (Crédits : (Photo The Economist))
L'hebdomadaire libéral britannique vote Angela Merkel. Et pour encenser la chancelière, il n'y va pas dans la dentelle... la preuve en image.

A ses pieds, la tour Eiffel s'incline, celle de Pise penche encore plus que d'habitude, Big Ben coule et le Parthénon s'écrase. Une semaine avant les élections fédérales allemandes, The  Economist offre sa couverture à celle qui sera probablement réélue le 22 septembre à la tête de la première puissance économique européenne. Il la met d'ailleurs en scène comme celle qui fait plier toutes les autres capitales du continent. Le tout est résumé en quelque mot: "une femme pour les gouverner tous". 

Dans un tweet, l'hebdomadaire appelle clairement les électeurs allemands à se prononcer en sa faveur:

"Stick with Mutti"

Cette image ne relève pas un constat, mais d'un voeu. L'hebdomadaire prend clairement parti pour la chancelière, non sans lui adresser quelques piques au passage. "Depuis que la crise de l'euro a commencé en 2009, ce journal n'a cessé de critiqué la femme la plus puissante du monde", est-il écrit dans l'éditorial portant cette profession de foi. Certes, The Economist affirme avoir rejeté "le remède inutilement austère" prodigué par Angela Merkel, son incapacité à créer une vraie union bancaire et plus largement imputé à l'Allemagne la responsabilité du "désordre européen".

"Ce pauvre François Hollande"

Pourtant, l'hebdomadaire libéral affirme que "Mme Merkel est la bonne personne pour diriger son pays, et donc l'Europe". Et selon lui, personne ne lui arrive à la taille, ni Barack Obama, ni David Cameron et encore moins le "pauvre François Hollande". Aussi The Economist se promet-il de rester fidèle à cette Angela Merkel hissée sur une colonne grecque. Il clame : "stick with Mutti" ("on reste avec Maman"). 

Ce type de "Une", The Economist en a fait une marque de fabrique. Lors du scrutin présidentiel français, il avait déjà raillé le candidat Hollande qualifié de "plutôt dangereux". Ensuite, s'inscrivant dans la mode du "french bashing" (dénigrement de la France) lui avait donné l'occasion d'imaginer une autre couverture explosive... 

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Commentaires
a écrit le 16/09/2013 à 12:03 :
Cela ne coûte pas cher à TE vu l'appartenance très "british" des anglais à l'Europe. Et lui permet de faire de l'humour "british" en sous-entendant que quand Merkel sera reconduite comme chancelière, les autres pays européens ont de nouveaux soucis de rigueur à se faire.
a écrit le 16/09/2013 à 12:02 :
Pour le moins, il ne cache pas son choix.
Quant aux pauvres européens, orphelin de leader, à qui la faute? Si l'EU était une fédération digne de ce nom, nous n'en serions pas là.
a écrit le 16/09/2013 à 11:04 :
Mme Merkel est une femme politique de grande qualité. Mais elle ne peut être en aucun cas le leader de l'Europe. Elle est une leader "de facto" de l'Europe economique (comme l'indique un commentateur ci dessous) car l'Allemagne a l'économie la plus solide 'relativement" aux partenaires européens (bien que la croissance médiocre de l'Allemagne de moins de 1% relativise cette force à l'échelle mondiale). Mais Mme Merkel de par son histoire personnelle et celle de son pays la RDA ne comprend rien à l'idée d'Europe et n'en a pas envie. Elle est intrinséquement plus tournée vers la Russie et l'Hinterland allemand. De l'Union elle ne veut guère. Elle s'y résout par dépis en comprenant que malgré toute la puissance de l'industrie allemande, le futur de l'Allemagne est intimement lié à celui de ses voisins. Mais ces actions à ce niveau sont toujours arrivé bien trop tard et TOUJOURS en reaction. Bref en ne montrant AUCUN leadership : un leader agit, anticipe il ne se contente pas de réagit. Depuis son élection après celle de M. Schroder (déjà bien peu européen lui même) la politique européenne de Mme Merkel a toujours été envers un affaiblissement de l'Union, en affaiblissant ses institutions, en renommant M. Barroso à la commission, en contournant la commission et le parlement, en s'opposant aux actions de la BCE (alors que la BCE est indépendante du pouvoir politique) en refusant d'intervenir au début de la crise grecque pour éviter la contagion, en refusant le role de supervision de la BCE. En privilégiant les négocations bilatérales (avec la Russie, Avec la GB, puis avec M. Sarkozy) elle a envoyé un message claire au monde économique : l'Europe n'existe plus Vive L'Allemagne. Ce message fut parfaitement compris par les marchés qui ont donné à l'Allemagne une belle prime en Euro sonnant et trébuchant (on parle de 60 milliards d'euros economisés grâce à la crise). Mme Merkel se fiche éperdument de l'avenir des espagnols des grecs ou même des français. C'est la vie il faudra bien s'y faire. L'Union Européenne est morte avant même d'être née. Si elle n'est pas la seule, Mme Merkel n'y est pas étrangère.
Réponse de le 16/09/2013 à 11:47 :
et beh rien que ca... dites donc vous la connaissez bien la Mme Merkel on dirait...Vous étes parent avec elle?
a écrit le 16/09/2013 à 9:45 :
Si on pouvait voter pour un president europeen, je voterai Merkel, bien avant les politiques francais, de gauche ou de droite.
Réponse de le 16/09/2013 à 11:04 :
Merkel défend les intérêts allemands, ce que n'ont toujours pas compris les geignards franchouillards ..,
a écrit le 15/09/2013 à 21:07 :
Quel est l?intérêt de ce mini article? Aucun. Sauf a montrer que son auteur semble tout juste de découvrir le style de The Economist et s'en offusquer. L'hebdo britannique est en souvent partisan lors de ses analyses, que ce soit intérieures ou internationales d'ailleurs. Et alors? C'est très bon, cela fait réfléchir et réagir. Bien plus stimulant que bon nombre d'autres magazines hebdos et quotidiens emmerdants et soporifiques...
a écrit le 15/09/2013 à 17:48 :
Si Merkel a besoin de l'appui des Anglais (car c'est de cela qu'il s'agit), c'est quelle est vraiment mal en point chez elle. Il se pourrait qu'il y ait de surprises à l'issue du scrutin allemand.
Réponse de le 15/09/2013 à 19:34 :
ce que vous dites s'appelle le déni de réalité. L'article est dans l'humour, elle n'a pas besoin des anglais et sa victoire est assurée.
a écrit le 15/09/2013 à 13:50 :
Ils ont raison c'est la seule intelligente et efficace en Europe.
a écrit le 15/09/2013 à 12:43 :
Avec son projet libéral et ses concessions au système financier anglais, d'abord; par sa capacité à faire avancer l'Europe selon les besoins allemands, rendant de plus en plus impopulaire le projet européen ensuite; Madame Merkel montre qu'elle est un allié objectif des intérêts britaniques.
a écrit le 15/09/2013 à 12:03 :
Je suis pas certain que the economist soit vraimnet une aide pour Merkel mais plutot un boulet
Réponse de le 15/09/2013 à 13:48 :
D'après les premiers sondages la coalition de droite conduite par Merkel serait en passe de perdre la majorité, ce qui l'obligerait à monter une coalition avec le SPD. La gauche serait majoritaire au parlement avec le soutien des verts et des linke... Il semblerait que les allemands ne soient pas aussi fan de la politique étrangère et économque de Merkel que ce qu'on voudrait bien nous fait croire ici.
Réponse de le 15/09/2013 à 14:41 :
Si vous croyez que le SPD fera une autre politique économique ou étrangère, vous êtes bien naïf, ou croyez vous aux "Grimm's Maerchen"?
Réponse de le 15/09/2013 à 21:37 :
Le SPD fera ce que la majorité de gauche au parlement le laissera faire. Merkel sera obligée de prendre une bonne partie de ministres au SDP et de gauchiser son programme, sinon elle ne pourra pas gouverner.
a écrit le 15/09/2013 à 10:36 :
The Economist vote Angela Merkel...maintenant !!! Après avoir tout fait pour saboter l'Europe !!! Je n'apprécie pas particulièrement la politique économique et industrielle anglaise , qui consiste uniquement à favoriser la finance , au détriment de tout le reste. La situation actuelle du UK montre que ce n'était pas exactement la bonne voie. Tomber si bas , alors qu'ils avaient la manne du pétrole , faut le faire...Cela s'appelle bouffer la baraque.
Réponse de le 15/09/2013 à 11:29 :
Si, la GB était et est sur la bonne voie, elle a une VRAIE croissance. Quant à la France, on entent le gouvernement répéter sans cesse, la crise est finie, la croissance est là. Seulement voilà, la croissance on ne la voit pas, le chômage augmente...... et beaucoup préfèrent fermer les yeux, et tout est la faute des autres, de préférence de l'Allemagne, c'est pratique, confortable, pas besoins de faire un effort.
Réponse de le 15/09/2013 à 13:38 :
En attendant le reprise, La GB a surtout une vraie dette publique (+90% PIB), un vrai déficit (7-8%),un vrai chômage (8%), des vraies banques qui ont vraiment fait faillite et de vrais paradis fiscaux. Bref de vrais problèmes.
Réponse de le 15/09/2013 à 14:37 :
car la, France n'a pas de vrais problèmes?
Réponse de le 15/09/2013 à 21:39 :
La France a de vrais problèmes, mais ils sont moins graves que ceux de l'Angleterre. Notamment elle dépend moins du capitalisme anglo-saxon et d'une poignée d'îles anglo-normandes.
a écrit le 15/09/2013 à 10:18 :
Nous serons (nous sommes" ! ) dominés" par un pays amical " sans peu de chance" de pouvoir l'ouvrir"....si ça plait à certains, pourquoi pas ! !!
a écrit le 15/09/2013 à 9:37 :
Ce journal n'a aucune dignité.
Réponse de le 16/09/2013 à 9:20 :
vous non plus.
a écrit le 15/09/2013 à 8:24 :
Pragmatique the Economist...! sa change du sophisme à gogo des médias de gauche ....! et de leurs leader en pédalo...
Réponse de le 15/09/2013 à 10:16 :
Les commentaires remplis de fautes d'orthographe, ça ne change pas en revanche ...
a écrit le 14/09/2013 à 20:26 :
God save the economist !
a écrit le 14/09/2013 à 18:08 :
«Une leader de l Europe» dans une Europe germanique. Tout va bien dans une «Union des .états paritaires» !!!
Réponse de le 14/09/2013 à 22:05 :
L'Allemagne est devenu le leader par defaut de l'Europe car les autres pays ne sont pas capables d'assumer ce rôle. La France est décrédibilisée car elle prétend vivre dans un monde hors de la mondialisation, Le Royaume Uni est historiquement un membre à part de l'UE, L'Italie est bloquée par son instabilité politique et son immobilisme économique, L'Espagne a explosé en vol et les autres pays sont trop petits.
On parle de leader pas de chef. C'est parfois dur à comprendre pour les Français qui aime les systèmes autoritaires et centralisés, mais un leader donne une direction (après les autres peuvent le suivre ou non) alors qu'un chef l'impose (et les autres non pas le choix).
Réponse de le 15/09/2013 à 5:24 :
Excellente reponse
Réponse de le 15/09/2013 à 7:16 :
Excellente Union européenne mondialisée avec un pays dominateur ! Nous aurons « les partenaires sans avis» et une Allemagne de donner une direction aux autres pays sans souveraineté et sans le droit de choix. C est un aspect «amical» de l occupation militaire !
Réponse de le 15/09/2013 à 10:06 :
Si la France sortait de son nombrilisme, arrêtait de répéter sans cesse qu'elle est particulière, exceptionnelle, que le monde entier l'envie et d'autres niaiseries, et si elle se mettait enfin au travail, les autres la prendraient peut-être pour sérieuse!
Réponse de le 15/09/2013 à 10:15 :
Tout à fait de votre avis ++++++++ !!
Réponse de le 15/09/2013 à 12:41 :
Ben, on connaît ce que certains pays préfèrait à une Allemagne quie paye et qui demande : Une Allemagne qui paye et ferme la gueule.

Si certains pays ne veulent pas que ceux qui payent le font sous condition ils n'ont qu'a regler leurs problèmes eux-même. C'est très arrogant de croire qu'on a un droit quelconque d'obtenir l'argent des autres sans contre-partie ...
Réponse de le 15/09/2013 à 13:12 :
Vous serez étonné si vous sortez de France, du nombre d'européen, comme les Italiens, Espagnols, Allemands, Anglais avec qui j'ai le plaisir de parler chaque jour, disent que nous avons une chance de vivre en France, un pays qui pense qui la vie passe avant l'argent, un pays où il y fait bon vivre. Oui nous sommes exceptionnels, oui on nous envie d'avoir un système qui protège les gens. Même si je leur rappel que ce système à un coup, qu'il est responsable de la faible croissance, car quand l'Etat aide pendant la crise (regarder la croissance de la France et de l'Allemagne en 2008, vous verez que la France s'en sort bien !), elle a une petite croissance et la croissance mondiale revient elle absorbe tout (ou presque) pour se rembourser. Finalement la France c'est un pays "long termiste" dans sa croissance qui évite les à coups de forte hausse et forte baisse. Alors maintenant arrêter avec votre défaitisme, de penser que la France c'est le niveau 0 sur Terre, penser comme les Américains, penser patriote, qu'un drapeau bleu-blanc-rouge flotte dans votre tête ! Et pas besoin de voter FN pour aimer son pays.
Réponse de le 15/09/2013 à 13:39 :
Désolé, moi, non seulement j'ai beaucoup passé des années,dans différents pays européens zr outre-mer, jamais je n'ai entendu quelqu'un dire que les français ont de la chance. Pourquoi, ceux, dont vous parlez n'adoptent pas le SYSTEME français? qui les empêchent? trop bêtes alors? La seule chose que j'ai entendu c'est que "le travail, ce n'est pas tellement le truc des Français", désolé, par malchance j'ai probablement rencontré des gens pas biens. Il n'y a que les Français qui radotent "le monde entier nous envie" et autres chose enfantines. Puis pourquoi Italiens, Espagnoles, Grecs, et autres s'installent en Allemagne? Parce que la France est trop bien??? LOL Partout il y a positif et négatif.
Réponse de le 15/09/2013 à 14:22 :
Le fait que les européens envient le mode de vie à la française, c'est loin d'être un scoop ou une nouveauté...
@cad : vous êtes mal renseignés, étant donné que la libre circulation des capitaux a été actée en Europe les problèmes le concernant sont nécessairement partagés entre tous les pays. C'est assez logique en fait.
Enfin, pour ceux qui disent qu'un "leader" n'est pas un chef autoritaire, je vous prie de réfléchir à la traduction de "leader" en allemand : je pense que The Economist en est tout à fait conscient...
Réponse de le 15/09/2013 à 16:36 :
@ Alextpe Absolument d?accord. L?organisation mauvaise de l?UE a laissé aux capitaux spéculatifs de mener l?Europe vers le chaos. Maintenant, le vrai probleme est le danger pour les pays et les peuples européens de perdre leurs souverainetés et dignités. Et naturellement, l?application des règles antidémocratiques et autoritaires avec «un ou une capable leader/führer» pour sauver l?euro et les européens.
Réponse de le 15/09/2013 à 17:12 :
Aux armes, alors? Bonne chance!
Réponse de le 15/09/2013 à 17:53 :
@ l? inconnu de 17:12 - Aux armes? Nous parlons pour la Démocratie?Vraisemblablement, vous n?avez rien compris.
a écrit le 14/09/2013 à 18:07 :
Merkel à la tête de l'Europe, cela m'irait très bien ... Je passe le plus clair de mon temps en Allemagne et vraiment c'est bien plus agréable que dans beaucoup d'autres pays où je vais.
Réponse de le 15/09/2013 à 1:04 :
restez-y alors pour toujours
Réponse de le 15/09/2013 à 5:28 :
Bonjour @ Paulo expliquez au moins votre point de vue, plutôt que de rejeter en bloc ce commentaire. Je comprends les ponts de vue des commentaires contre une domination "non française" de l'Europe, mais je suis stupéfait de voir à quel points les anti Merkel, sont aussi peu prêts à engager des réformes de fond.
Réponse de le 15/09/2013 à 10:18 :
C'est quoi exactement une "réforme de fond" ? Appauvrir ses classes moyennes et promouvoir les mini jobs ?
Réponse de le 15/09/2013 à 13:06 :
non, faire comme d'autres pays, peut-être plus intelligents, ou moins fainéants, ont fait, réformes structurelles, la France était à la table du Conseil des Ministres à Bruxelles, elle est dans la TROIKA pour la Grèce, donc elle approuve tout, pour les autres, sauf elle, elle ne peux rien faire pour elle même, pauvre pays ringard!
a écrit le 14/09/2013 à 16:42 :
Quelle surprise ! Le jour où The Economist appellera a voter pour un(e) gauchiste n'est pas arrivé. Ils ont à peine commencé à reconnaître la responsabilité du neocapitalisme dans la crise financière... Faut pas les brusquer.
Réponse de le 14/09/2013 à 20:30 :
oui, d'un autre cote, avoir des socialistes francais amis des neo marxistes dans la justice reenchantee, c'est beaucoup mieux, surtout quand on lit entre les lignes dans la justice pour tous , nostalgiques du bon vieux temps des cerises sociales et solidaires ( en anglais, une ' cerise', ca se traduit par ' round' ou ' bullet') , pas vrai? ( http://www.lefigaro.fr/international/2012/04/03/01003-20120403ARTFIG00462-margot-honecker-les-victimes-de-la-rda-etaient-stupides.php?cmtpage=0)
Réponse de le 15/09/2013 à 7:05 :
Et Ben Ca Alors: TE a appele a vote le plus socialiste des prez US: Obamateur!... Souvenez vous.

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