Bonne nouvelle, Mario Draghi découvre que l'euro est trop fort. Mais il ne veut pas y remédier.

Mario Draghi a indiqué que le taux de change devenait un élément déterminant de l'appréciation de la stabilité des prix. Mais il ne semble guère décidé à se donner les moyens de baisser la monnaie unique.
L'euro ne cesse de s'apprécier face au dollar. Comment le faire rechuter ?

C'est une découverte proprement révolutionnaire que vient de réaliser Mario Draghi ce jeudi 13 mars à Vienne. Dans une intervention dans la capitale des Habsbourg, le président de la BCE a reconnu que « le taux de change de l'euro devient de plus en plus important pour l'appréciation de la stabilité des prix. » Grande découverte en vérité, car jusqu'ici, à Francfort, tout en reconnaissant que le taux de change était un « facteur », on niait qu'il fût si important qu'on dût s'en préoccuper directement.

Échec de l'attentisme

Seulement, Mario Draghi est bien contraint de reconnaître que sa stratégie d'attentisme qu'il mène depuis le mois de novembre dernier n'a pas fonctionné. Malgré l'assurance que la BCE « surveille la situation de près et est prête à agir », répétée à l'envi à chaque intervention d'un membre du directoire de la BCE, l'euro n'a cessé de se renforcer face au dollar. Au moment de la conférence inaugurale de cette nouvelle stratégie, le 7 novembre, l'euro valait 1,3516 dollar. Il vaut aujourd'hui 1,3888 dollar. Soit 2,7 % de plus.

L'effet négatif sur les prix

Ce renchérissement de l'euro a évidemment contribué à maintenir l'inflation a un niveau faible, notamment en affaiblissant le prix des importations. Depuis octobre, l'inflation en zone euro évolue entre 0,7 % et 0,9 %. Jusqu'ici, la BCE voyait plutôt avec bienveillance ce renchérissement de l'euro, car en faisant baisser les prix des importations énergétiques, elle soutenait la compétitivité des entreprises européennes. Mario Draghi n'a jamais manqué une occasion de rappeler que la faible inflation s'expliquait d'abord par l'effet énergétique.

L'effet d'entraînement des prix vers le bas

Seulement, cette fermeté de l'euro a deux effets peu souhaitables actuellement. D'abord, la chute du prix des importations a évidemment un effet sur le reste des prix. Un effet d'autant plus marqué que la récession de l'économie a été forte. Lorsque le chômage est élevé et les coûts salariaux ont été abaissés, les entreprises doivent répercuter sur les prix finaux les gains réalisés grâce à la baisse des prix énergétiques. On a vu ainsi les prix à Chypre et en Grèce décroître, ceux du Portugal, de l'Irlande et de l'Espagne stagner. Cette situation, devenant durable, pèse au final sur les marges des entreprises et favorise le risque de vrai cercle déflationniste où, pour compenser la baisse des prix, les entreprises devront réduire encore leurs coûts.

L'impact sur la compétitivité

Or - et c'est le deuxième effet négatif, le plus connu, de la hausse de l'euro - l'appréciation de la monnaie réduit également la compétitivité sur les marchés extérieurs. Là aussi, les pays périphériques sont les plus exposés puisque leurs produits bénéficient surtout d'un effet « coût » acquis grâce aux dévaluations internes qui est en partie détruit par le taux de change. Une telle pression incite les entreprises à encore réduire leurs coûts, à peser ainsi sur la demande intérieure et à affaiblir encore l'inflation.

Si l'Europe n'est pas réellement tombée à ce jour dans un cercle déflationniste, c'est parce que la hausse de l'euro n'a pas encore entièrement grignoté les marges. Mais plus la monnaie unique monte, plus elle menace de le faire et de plonger la zone euro dans la véritable déflation. Et c'est pourquoi Mario Draghi veut aujourd'hui siffler la fin de la partie.

Niveau inacceptable

L'euro semble donc atteint un niveau proche de l'inacceptable. Les experts de HSBC voient dans la sortie de Mario Draghi l'inauguration d'une vraie politique de change de la BCE qui fixerait implicitement une limite à 1,40 dollar par euro. Soit. Mais comment rendre cette limite crédible ?

L'arme de la menace

Par la menace ? Le président de la BCE s'y est essayé à Vienne hier soir. Ses propos ont certes fait reculer un peu l'euro, mais ce vendredi, il s'est stabilisé à un niveau encore élevé. Et il y a fort à parier que le marché ne se contentera pas de vaines menaces. Pour agir sur un marché aussi considérable que celui de l'euro, il faut plus que des mots. La Banque Nationale Suisse a dû mettre en 2011 des moyens substantiels en face de son seuil de 1,20 franc pour un euro. En un an, son bilan est passé de 257 à 432 milliards de francs.

L'intervention sur les marchés

Il faudra donc intervenir. Légalement, la BCE peut intervenir sur le marché en vendant des euros pour faire baisser le cours. Mais une intervention au fil de l'eau est peu crédible et les barrages provisoires finissent toujours par céder. Pour être efficace, il faut soit une action massive et claire. La BNS a ainsi en 2011 fixé un taux plancher et répondu par des interventions aux tests du marché. Alors, les investisseurs ont su que le seuil fixé était infranchissable. La BCE est-elle prête à imiter la banque bernoise ? Rien n'est moins sûr.

L'obstacle de la Bundesbank

Dès jeudi soir, le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, a prévenu que la BCE ne devait pas s'engager dans une politique de gestion du taux de change. Pour l'Allemagne, le cours de 1,40 dollar par euro est encore tout à fait supportable. Une étude de 2012 de la Deutsche Bank estimait le seuil « de douleur » pour l'économie allemande à 1,79 dollar par euro. Pour le moment, la situation est même plutôt favorable aux entreprises allemandes qui exportent au prix fort tout en faisant des économies sur l'énergie et en faisant pression sur les salaires. Les marchés le savent et l'attentisme de la BCE depuis novembre a montré que l'influence allemande était notable sur sa politique monétaire. Une politique explicite de change semble donc exclue.

Agir sur les causes réelles de la force de l'euro

Reste un autre moyen : agir sur les causes de la force de l'euro. On peut en citer deux qui relèvent de la politique de la BCE. La première, ce sont les taux réels. Avec une inflation à 0,8 %, le taux réel de la BCE est de -0,55 %. Outre-Atlantique, la Fed a des taux officiels compris entre 0 à 0,25 % avec une inflation à 1,6 %. Les taux réels américains sont donc de -1,6 % à -1,35 %. L'écart de taux réels en faveur de la zone euro est donc encore plus que notable et ceci influe donc naturellement en faveur de la monnaie unique. D'autant que la tendance est à la désinflation en zone euro.

L'autre élément, c'est la création monétaire, autrement dit l'offre de monnaie. La BCE a entamé une phase de réduction de son bilan. En un an, il a été réduit de 500 milliards d'euros, soit de 23 %. Parallèlement, la Fed a poursuivi la croissance de son bilan en poursuivant son Quantitative Easing. Depuis la fin de l'année dernière, elle a simplement décidé de réduire la croissance de ce bilan. On voit le déséquilibre : d'un côté, une BCE qui restreindre d'un quart l'offre d'euros, de l'autre une Fed qui continue à imprimer toujours plus de dollars.

Pour faire baisser l'euro plus efficacement qu'en allant jouer les opérateurs de marché, la BCE doit donc mettre fin à ce déséquilibre et lancer également une politique de Quantitative Easing, autrement dit d'injection de liquidités dans l'économie. Une telle politique aura deux effets mécaniques : favoriser une reprise de l'inflation qui réduira l'écart de taux réels et multiplier l'offre d'euros sur le marché. Les deux iront dans le sens d'une baisse de l'euro.

Une BCE déterminée

Toute la question est donc désormais de savoir si la BCE est réellement ou non déterminée à agir sur le taux de change, malgré l'opposition allemande. Pour réussir, une action sur le taux de change doit être déterminée. La position de Mario Draghi, son attentisme depuis novembre, le poids croissant des « faucons » au sein de la BCE sont autant de signes qui laissent penser que cette détermination n'existe pas. Du reste, dans son intervention de jeudi, il a estimé que le seul « guidance forward », la promesse de taux bas durable qu'il a faite en juillet, devrait suffire à rapprocher les taux réels des deux côtés de l'Atlantique. Espoir honnêtement dérisoire au vu des derniers mois. L'euro fort a encore de beaux jours devant lui.

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Commentaires 70
à écrit le 18/03/2014 à 19:51
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" Parallèlement, la Fed a poursuivi la croissance de son bilan en poursuivant son Quantitative Easing. Depuis la fin de l'année dernière, elle a simplement décidé de réduire la croissance de ce bilan. On voit le déséquilibre : d'un côté, une BCE qui ...

à écrit le 17/03/2014 à 8:55
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Bonne nouvelle qui n'en est pas une puisque la BCE ne peut pas sortir de son rôle (gravé dans le marbre des traités signés par 17 pays membres, c'est à dire qu'il faut composer avec 17 autres avis sur la politique monétaire à mener, autant dire donc ...

à écrit le 16/03/2014 à 10:27
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Romaric, Pourquoi ne pas aller au bout ? Vous vantez les bienfaits de l’intervention de la BCE sur l’euro… Pourquoi ne pas dire qu’in fine, vous allez voler les européens et leur pouvoir d’achat ? Il faut le dire clairement, avec ce que vous préco...

le 16/03/2014 à 19:54
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oui il vaut mieux baisser les salaires que l'euro pour exporter. les gens ne s'appauvrissent pas quand on baisse les salaires selon Raoul

le 17/03/2014 à 7:31
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Ils s'appauvrissent quand ils croient qu'ils peuvent maintenir leur niveau de vie en travaillant moins, ce qu'ils font sans dévier depuis 1981.

à écrit le 15/03/2014 à 17:41
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Hollande devrait nous faire sortir de l'euro. Mais il n'a pas les épaules pour le faire. Montebourg pourrait déjà plus.

le 16/03/2014 à 9:17
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Pourquoi le ferait il? L'euro ne ruine pas tous le monde. La monnaie forte à un effet pervers il rend les pauvres et ceux de la classe moyenne encore plus pauvre MAIS les riches deviennent encore plus riches... Alors pourquoi c'est ponte changerait l...

le 17/03/2014 à 7:22
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Et puis pensez à la tranquillité retrouvée sur nos routes lorsque l'essence aura doublée ou aux pays lointains enfin libérés de nos masses de ploucs retraités . Enfin un vrai retour au réel : les français consomment encore beaucoup plus que ce qu'i...

le 17/03/2014 à 8:49
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vous pensez que l'essence va doubler ? Comment font les pays qui n'ont pas l'euro ? mdr

à écrit le 15/03/2014 à 15:53
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il n'y a que les c...s qui ne changent pas d'avis..

à écrit le 15/03/2014 à 13:52
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vive l'euro qui nous ruine !!!!!!!!!!!!!!!!!!!! l'euro est vraiment quelque chose de formidable il n'y a bientôt plus d'industrie dans notre pays grace à lui

le 15/03/2014 à 15:45
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Exact, le pays est démantibulé , saccagé, ilne restera rien du fleuron français dans pas mal de domaines, c'est d'une tristesse... !!

à écrit le 15/03/2014 à 13:03
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Tout à fait d'accord. Mais il faut dire que la problématique de l'euro est affectée en large partie ... par les pays européens qui n'ont pas adopté l'euro. La Grande Bretagne et la Suède par exemple qui, si l'on peut dire, lui tire dans le dos. Sans ...

le 18/03/2014 à 19:57
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@Corso et quand bien même les multinationales françaises rachètent des entreprises plombées par les excès allemands, pour l'instant je ne vois nul part que cela profite à la France car les multinationales françaises ne rapportent quasi pas d'impôts ...

à écrit le 15/03/2014 à 12:19
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POUR VENDRE PLUS A L EXPORT il faut baise l euros ; sinon les fallites vont continuez ? est le chomage européens augmente ,?

à écrit le 15/03/2014 à 9:04
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il est clair que l'euro ne marche pas et ne marchera jamais. L'Allemagne veut un euro fort et les autres pays un euro plus faible. les allemands imposent ce niveau aux autres et les bousillent. Il faut arrêter le massacre et revenir aux monnaies nati...

à écrit le 15/03/2014 à 8:54
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notre vrai problème n est pas l euro mais notre incompétence industriel et nos politiciens pourries

le 15/03/2014 à 9:06
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Vous avez du beaucoup étudier l'économie mdr

le 17/03/2014 à 7:10
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Plus que vous, en tout cas.

le 17/03/2014 à 8:50
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comment vous pouvez savoir ?

à écrit le 15/03/2014 à 8:52
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ah j'ai bien rit quand j'ai lu dans votre article très interressant que le seuil de douleur pour l'Allemagne du taux de l'euro a 1,79 ( 1, 39 actuellement ) , a 1,79 les pays autour de l'Allemagne ils sont tous morts économiquement avant que la doule...

à écrit le 15/03/2014 à 8:39
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La France n'a jamais compris le capitalisme, le marché elle préfère le communisme le plan, la stalinisation de la société que grand bien lui fasse, mais alors il fallait garder le franc et ne pas rentrer dans l'euro, car un euro fort permet de faire ...

à écrit le 15/03/2014 à 8:03
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C'est l'attitude des pais d'ail quelles se refuse (peur, corruption etc) de reconduire leur economie et societé. Les pais de nord d'euoipa ont acune intersse en un devaluation de l'euro.

à écrit le 15/03/2014 à 0:54
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La BCE n'interviendra pas pour infléchir la valeur de l'Euro, car c'est grâce à l'Euro que nos amis europhiles et transatlantistes veulent imposer une fédération européenne intégrée.

à écrit le 14/03/2014 à 23:17
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Je ne comprends pas que vous attendez de faire tourner la planche à billet. Les E.-U. et la Chine utilisent cette manip pour faire baisser leur taux par rapport à l'Euro alors essayer de faire baisser l'euro par rapport au dollar ne fait qu'inciter l...

à écrit le 14/03/2014 à 20:40
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Question a R.Gaudin !Draghi decide t il seul de la politique à mener !Que font les autres gouverneurs des banques nationnales autour de lui ? Les sujets sont discutés et il y a un vote qui exprime la majorité !C'est bien ça la voix de la BCE, exactem...

à écrit le 14/03/2014 à 18:52
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le retour du franc est une connerie tant que le paquebot france n'est pas géré.si par miracle le franc revient je fait confiance à nos élus pour dilapider les "bénéfices". le retour au franc ne peut être une réussite que si on gère bien.ce n'est pas ...

le 15/03/2014 à 8:48
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Bonjour HBLANC, Le problème c'est que le "paquebot France" (et ce n'est pas le seul) est entrain de couler, plomber par cet euro (trop) fort. Il nous reste deux solution: soit rester sur le bateau qui coule et qui nous emportera avec lui, soit ...

à écrit le 14/03/2014 à 18:15
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La BCE mène la politique monétaire de l'Allemagne. Qui c'est la Patronne?

à écrit le 14/03/2014 à 17:55
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Maintenir des taux trop bas trop longtemps ne fait que favoriser le "mal investissement" et au final les créances douteuses des banques. Je préfère de loin une BCE (un rien) plus orthodoxe que le laisser aller total de la politique de la planche à bi...

le 15/03/2014 à 8:57
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malheureusement la baisse des taux ne genere pas de croissance ni meme d'investissements durables , on l'a vu au japon ou les taux sont proches de zéro , cela ne sert a rien sauf aux capitaux a fuir le pays en question pour chercher une meilleure rém...

le 15/03/2014 à 15:56
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même l'expérience passée ne laisse pas de traces aux yeux de ceux qui ne veulent voir !

à écrit le 14/03/2014 à 17:52
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Si Draghi ne veut pas baisser l'euro, nous n'avons qu'a quitter cette maudite monnaie pour revenir au franc. L'euro a fait fermer assez d'usines en France. Il faut savoir que des gens sont au chomage à cause de l'euro. tous les prix Nobel d'économie ...

le 14/03/2014 à 19:04
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Vous avez peut être raison , mais les petits patrons des pme pmi en sont très contents ils ne s insurgent jamais et ce sont bien eux qui sont en premières lignes des exportations. Allez comprendre !

le 14/03/2014 à 19:17
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Ils ne comprennent pas les effets monétaires et l'avantage d'avoir un emonnaie moins surévalué pour exporter

le 15/03/2014 à 18:58
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Qu' ils ne comprennent pas est impensable , il y a autre chose a voir du coté de l idéologie . Aiment ils la France c est peut être là la vrai question !

à écrit le 14/03/2014 à 17:49
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Le gros problème de la zone euro n'est absolument pas la force de la monnaie mais un trop plein de dette publique comme privée et des banques qui refusent de prêter à l'économie. Il est absolument INDISPENSABLE de renforcer la structure bilantaire de...

à écrit le 14/03/2014 à 17:42
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Le Quantitative easing ne règle strictement rien et on en voit les résultats que ce soit aux USA ou au Japon. La situation est nettement moins rose qu'on nous le dit mais pour comprendre cela, il faut savoir lire et interpréter les chiffres et gratte...

à écrit le 14/03/2014 à 17:24
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Ou alors elle rachète de la dette des états avec les plus fort taux d'intérêt histoire que lors des remboursements ce soit la banque centrale (en gros nous) qui fasse des bénéfices. Et si il y a trop de dette, elle les annule et hop on crée de la mon...

le 14/03/2014 à 17:26
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Certes... Certes. Mais on est loin d'en être là, vous ne l'avez pas remarqué ?

à écrit le 14/03/2014 à 17:21
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Tout a fait d'accord avec le fait de sortir de l'Euro, c'est une monnaie faite par ,et pour l' Allemagne , nous avons des doctrinaires de la pensée de l'euro au gouvernement, c'est de la pensée unique. Mais continuons dans ce sens et a un moment donn...

le 14/03/2014 à 17:25
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Le tout est de savoir quand cette mascarade se terminera... et c'est bien là tout le sujet.

à écrit le 14/03/2014 à 17:17
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Si on veut jouer sur la valeur de l'Euro: il n'y a, en l'état des Traités européens qu'une unique solution... La France, en vertu d'un protocole annexé au Traité de Maastricht, a conservé le pouvoir de battre monnaie dans le Pacifique et de conver...

à écrit le 14/03/2014 à 17:03
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L'euro fort n'est un probleme que lorsque le cout du travail d'une region est trop fort. Des lors ou la france baisserait ses couts de productions fortement, l'euro pourrait etre deux fois plus fort, cela ne l'affecterait pas. L'article n'est donc ...

le 14/03/2014 à 17:54
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Vous n'avez qu' a baisser votre salaire de 30 % et renoncer aux soins et à la retraite pour votre euro

le 14/03/2014 à 20:48
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@luke Et les allemands comment font ils !Dans l'automobile par exp ou Volkswagen affiche une santé financiere considerable ,ou les salariés touchent des primes de 7000 € et ou ......ces memes salariés en brut sont payés AU MOINS comme chez Renault e...

le 14/03/2014 à 23:13
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Bonjour Fred, Vous oublier le fait que les allemand vendent des grosse berlines dont le prix est 10 fois supérieur a nos Renault ou Peugeot, et que donc les marges dégagées ne sont pas les même. D'autre part leur gamme s'adresse a des gens qui on...

le 15/03/2014 à 9:00
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il faut dire aussi que les allemands achètent allemands. il y a un patriotisme économique qui n'existe pas en France

le 15/03/2014 à 16:06
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le problème est, que nous n'AVONS pas les moyens d'acheter français !

le 15/03/2014 à 16:23
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le problème, est que les Français ne PEUVENT acheter français !

le 15/03/2014 à 17:39
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pourquoi les voitures allemandes sont moins chères que les françaises ? le made in France n'est pas forcément plus cher

à écrit le 14/03/2014 à 16:56
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Comment Mario Draghi peut être président de la BCE vu sa biographie sur wikipedia ? c'est incroyable

à écrit le 14/03/2014 à 16:49
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Il est bon de rappeler un des fondamentaux d'une monnaie,doit être adapté à l'économie réelle du pays concerné.Donc oui l'euro est bien une monnaie faite pour l'économie allemande compte tenu de l'article ci-dessus.Vu sur la tribune récemment le cas ...

le 14/03/2014 à 17:23
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Ça crève les yeux que l'euro n'est pas adapté à l'économie française (il n'y a qu'à le constater d'ailleurs par notre balance commerciale depuis que nous l'avons adopté). Quand je vois déjà tous les efforts de compétitivité que l'on nous demande (ef...

le 15/03/2014 à 16:19
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++++++++++++ ! !

à écrit le 14/03/2014 à 16:48
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les anglais grace à leur monnaie plus faible vont bientôt fabriquer plus de voitures que les français. continuons comme ça

à écrit le 14/03/2014 à 16:47
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l'euro m'a tuer mdr

à écrit le 14/03/2014 à 16:37
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Que de constatations... mais aucune action. On peut agir, il suffit d'avoir une vraie volonté politique. Mais ça fait longtemps que NOS politiques n'en ont plus (ceux qui nous gouvernent de puis 30 ans). M. Merkel est intelligente, ELLE défend les i...

le 14/03/2014 à 16:49
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Merkel impose ses choix aux autres

le 14/03/2014 à 17:16
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Ça rejoint ce que je dis... Les politiques qui nous gouvernent n'ont aucune volonté de changer les choses. Merkel impose ses choix pour la bonne et simple raison que la France accepte que ce soit le cas. Nous sommes largement capable de nous en sorti...

le 15/03/2014 à 16:21
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+ UN

le 15/03/2014 à 16:26
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oui, Mme Merkel a cette pugnacité, cette volonté tranquille de défendre les intêrets de son pays, par contre, nous nous sommes lâchés, c'est flagrant !

à écrit le 14/03/2014 à 16:27
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il faut sortir de l'euro. nous ne sommes pas capables d'avoir la même monnaie que l'Allemagne. cette monnaie surévaluée n'est pas pour nous. Nous devons en sortir

à écrit le 14/03/2014 à 16:13
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Le niveau de l'euro n'a pas d'incidence quand on vend dans la zone euro et de plus, nous n'y pouvons rien ! Par contre, l'information de ce matin que les salaires ont augmenté plus vite que l'inflation, et que donc, la compétitivité des entreprises f...

le 14/03/2014 à 16:28
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Pas d'incidence ? De quelle planète venez-vous ? Il est bien évident que le niveau de l'Euro a une incidence sur la compétitivité par rapport aux importations en provenance des autres zones . Les efforts de compétitivité sont évidemment réduits à n...

le 14/03/2014 à 16:39
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Ah bon nous n'y pouvons rien ? Creusons alors notre tombe et arrêtons d'être une nation souveraine et aussi pourquoi pas, arrêtons de vivre si nous n'y pouvons rien ? En politique, on peut TOUT (ou presque). Il faut simplement de la volonté.

le 14/03/2014 à 16:45
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je propose que le patron de Yves commence par baisser son salaire de 10% pour que son entreprise regagne en compétitivité...... en fait, la BCEet l'europe, font exactement l'inverse de ce que font les USA et l'UK...... et on voit le résultat........

le 14/03/2014 à 16:52
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oui Yves devrait donner l'exemple et baisser son salaire de 10 % ou plus pour l'euro trop fort des allemands; Pour L'euro il faut faire des sacrifices

à écrit le 14/03/2014 à 15:55
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l'euro n'est pas trop fort c'est le dollar qui est faible et ça arrange bien les américains, donc que peut faire la BCE ? RIEN ou pas grand chose

le 15/03/2014 à 16:09
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"en politique on peut tout...", excepté que la politique est un ramassis de m.....des !

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