Italie : une fraude fiscale colossale de 1,7 milliard d'euros

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D'importantes sommes d'argent finissaient sur des comptes de sociétés créées uniquement pour les encaisser.
D'importantes sommes d'argent finissaient sur des comptes de sociétés créées uniquement pour les encaisser. (Crédits : reuters.com)
La police financière italienne a annoncé mardi avoir démantelé un groupe d'entreprises soupçonnées d'avoir mis en place un système de fausses factures

Un système de fausses factures à 1,7 milliard d'euros et 62 personnes soupçonnées d'être impliquées. La police italienne a démantelé un groupe d'entreprises soupçonnées d'être à l'origine de cette fraude fiscale, mardi 21 octobre.

Elle a été mise en place à partir de 2001, selon la police, par deux entrepreneurs romains, Pierino Tulli et Maurizio Ladaga. Ces derniers auraient monté un système de fausses factures émises par des sociétés intermédiaires sous-traitant des marchés obtenus par les entrepreneurs dans des domaines comme la sécurité et le nettoyage industriel.

Ainsi, d'importantes sommes d'argent finissaient sur des comptes de sociétés créées uniquement pour les encaisser. Une fois l'argent prélevé en espèces et placé à Saint-Marin et au Luxembourg, ces sociétés étaient déclarées en faillite et de nouvelles étaient constituées, a expliqué la police.

Des perquisitions dans plusieurs régions

La police financière a placé sous séquestre des biens d'une valeur supérieure à 100 millions d'euros, dont une centaine de biens immobiliers, deux entreprises et une centaine de comptes bancaires, selon la même source. Environ 70 policiers ont participé aux opérations de mise sous séquestre et aux perquisitions qui ont eu lieu dans plusieurs régions d'Italie, dans le cadre de l'enquête dirigée par le parquet de Rome.

Samedi 18 octobre, la police financière a mis sous séquestre des biens d'une valeur de 2,7 millions d'euros appartenant à un entrepreneur de Sardaigne qui vendait des produits sur Internet et ne déclarait aucun revenu au fisc.

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Commentaires
a écrit le 22/10/2014 à 14:12 :
Il s'agit probablement d'une fraude type carrousel TVA: une société emet une facture avec TVA à une autre qui récupère cette TVA de l'Etat (normalement), sauf qu'au lieu que la première société paye cette TVA à l'Etat, elle disparait. Résultat, l'Etat a remboursé quelque chose qu'il n'a pas recu.
a écrit le 22/10/2014 à 13:01 :
je ne comprends pas comment ils auraient montés une carambouille et au détriment de qui ???? émettre des factures soit, ce ne semble pas ètre des boites privées qui se seraient fait avoir.. l' état ? il ne paie jamais en temps et heure... une fraude à l' escompte ? quid ?
a écrit le 22/10/2014 à 10:00 :
Si seulement il y avait plus de controle en france, cela permettrait de récuperer beaucoup d'argent....
a écrit le 22/10/2014 à 8:58 :
et en france c est pareil si ce n est plus que facile c est toujours les memes qui paye les pots casses moi je dis une revolution tout le monde si met avant que nous allons dans le mur
a écrit le 22/10/2014 à 8:20 :
Et pendant ce temps là, on pourrait dire:
"Dans le monde, une fraude fiscale de dizaine de milliard chaque année par les multinationales qui peuvent se permettre de choisir leur pays et leur taux d'imposition."
enfin non, j'ai rien dis, c'est vrai ce n'est pas une fraude fiscale vu que c'est autorisé par la loi.
a écrit le 21/10/2014 à 22:29 :
Mince, moi qui croyait que pour réussir, il fallait travailler dur, manger sa soupe, et payer ses impots.
Réponse de le 22/10/2014 à 8:10 :
Bien sûr, c'est la recette pour "réussir" à perpétuer le système, nourrir voire engraisser les professionnels de la politique: Sarko, Hollande, Cahuzac (la liste n'est pas exhaustive, malheureusement)...et pourquoi pas Bunny et tous ses amis!
a écrit le 21/10/2014 à 18:25 :
L'Italie joue toujours en série A et la France en série B (selon des amis italiens), mais cette dernière joue la montée en A grâce à Balkany, Sarkozy, Cahuzac quoique ce dernier ne soit pas à la hauteur, Guerini, etc...
a écrit le 21/10/2014 à 17:31 :
"Une fois l'argent prélevé en espèces et placé à Saint-Marin et au Luxembourg". Comme c'est intéressant, je croyais que les paradis fiscaux avaient disparu... Mais là c'est pire, c'est du trafic mafieux avec des espèces en centaines, voir milliards d'euros qui étaient déposés dans des banques de Saint-Marin et du Luxembourg. Conclusion Saint-Marin et le Luxembourg continuent comme si rien n'était à pratiquer le recyclage d'argent sale. A ce niveau, leurs gouvernements ne pouvaient qu'être au courant et quelque part ils continuent donc à cautionner ces pratiques.
a écrit le 21/10/2014 à 17:28 :
Bygmalion n'a rien inventé. Qui ignore encore que de telles pratiques sont courantes.

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