Allemagne : l'énigmatique Sigmar Gabriel dévoile enfin sa vraie pensée économique

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Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Economie et de l'Environnement allemand
Sigmar Gabriel, vice-chancelier et ministre de l'Economie et de l'Environnement allemand (Crédits : Reuters)
Le vice-chancelier social-démocrate allemand a pu apparaître - à tort - comme un allié de Paris au sein de l'exécutif allemand. Décryptage d'une personnalité complexe.

Sigmar Gabriel est l'objet de bien des fantasmes en France. Le patron des Sociaux-démocrates allemands est aussi vice-chancelier et ministre de l'Economie et de l'Environnement. Les dirigeants français ont pris l'habitude d'y voir un allié au sein du gouvernement fédéral allemand. De son côté, Sigmar Gabriel a pris l'habitude de les laisser le croire, tout en se gardant bien de maintenir l'équilibre au sein de la coalition.

Maître de l'équilibre

Or, les dix derniers jours viennent de mettre à jour la vraie pensée économiste de Sigmar Gabriel. Et de briser ce subtil jeu qu'il tentait de mener depuis son entrée en fonction, voici un an. En septembre, le débat autour des investissements commence à monter en Europe. Le vice-chancelier s'empare du sujet et en fait un cheval de bataille. Sur toutes les chaînes de télévision, dans tous les journaux, il réclame « plus d'investissement », y compris « publics. » Comme à son habitude, cependant, il ne dit rien lorsque son collègue aux Finances Wolfgang Schäuble présente au Bundestag au même moment un budget serré qui ne prévoit aucun effort d'investissement notable.

Calmer la SPD

A la mi-octobre, avec la confirmation du ralentissement économique allemand, le sujet revient sur le devant de la scène. Au sein de la SPD, le parti social-démocrate allemand, plusieurs députés commencent à s'interroger. Le ministre des Finances SPD de Rhénanie du Nord Westphalie Norbert Walter-Borjans démonte alors le discours sur la dette « charge pour les générations futures » en déclarant que « lorsque les voies de transport se dégradent et qu'il n'y a plus d'argent pour l'éducation et la sécurité, c'est aussi une charge pour les générations futures. » Entre le 10 et le 14 octobre, la SPD s'agite beaucoup et demande l'utilisation de « l'avance » du gouvernement sur sa trajectoire budgétaire prévue par la règle d'or, soit 1 % du PIB ou 30 milliards d'euros pour dynamiser la conjoncture.

C'est alors qu'intervient Sigmar Gabriel pour calmer et recadrer son parti. Alors que le 13 octobre, la direction de la SPD n'exclut pas un plan de relance. Sigmar Gabriel s'emporte. « Vous ne pigez rien ! », lance-t-il à ses camarades. Le lendemain, Sigmar Gabriel envoie son fidèle chef du groupe parlementaire Thomas Oppermann affirmer qu'il n'y aura pas de « plan d'investissement financé par la dette. » Dès lors, fermez le ban ! Sigmar Gabriel se montre le plus déterminé défenseur du « schwarze Null », « le zéro noir », symbole d'un équilibre budgétaire des finances fédérales qui n'a jamais été atteint depuis 1969.

La leçon à la France

Sur ce, la France est venue redonner une nouvelle occasion à Sigmar Gabriel de prouver sa fidélité au couple Angela Merkel- Wolfgang Schäuble. Lundi dernier, Emmanuel Macron lance un pavé dans la mare avec sa fameuse proposition « 50/50 », consistant à monnayer 50 milliards d'euros d'économies en France contre 50 milliards d'investissement en Allemagne.

Cette « nouvelle donne » fait grand bruit outre-Rhin. Bercy compte-t-il sur un appui de Sigmar Gabriel en se souvenant de ses appels du mois de septembre ? Peut-être, mais la déception va être de taille. Lors de la conférence de presse qui suit la rencontre des quatre ministres de l'économie et des finances, Sigmar Gabriel estime que le problème de l'Allemagne est la faiblesse « non pas de l'investissement public, mais de l'investissement privé. » Pas un mot sur un plan de relance. Mais jeudi 23 octobre à Washington, le ministre allemand confirme sa position en affirmant que « nous pourrions doubler notre déficit, ceci n'aidera pas la France et l'Italie à être plus compétitives. »

Encore une fois, l'allié rêvé de Bercy s'est révélé un excellent gardien du temple budgétaire de Wolfgang Schäuble. Au point que Sigmar Gabriel reçoit les félicitations de Gabor Steingart, le très orthodoxe chef de la rédaction du Handelsblatt, le quotidien économique, pourtant souvent sévère à son égard.

Que cherche-t-il ?

Que cherche Sigmar Gabriel ? Evidemment une victoire en 2017. Si Angela Merkel dit vrai et qu'elle ne se représente pas alors, il estime avoir ses chances puisque la CDU-CSU tient surtout à la figure tutélaire de « Mutti. » Or, pour cela, il a besoin de se constituer une figure d'homme d'Etat, ce qui en Allemagne passe évidemment par une gestion budgétaire sérieuse. En faisant ainsi rempart pour sauver le grand-œuvre d'un Wolfgang Schäuble dont la carrière politique cessera aussi sans doute en 2017, il espère profiter lui aussi de la gloire du « Schwarze Null. » Son alliance avec Angela Merkel a cette même fonction, celle de lui donner une figure de possible chancelier, sérieux et fiable, puisque « Mutti » a su se fier à lui. Quant à la gauche de la SPD, il sait encore qu'il a les moyens de se l'attacher, contrairement aux deux derniers candidats sociaux-démocrates, Frank-Walter Steinmeier en 2009 et Peer Steinbrück en 2013. C'est lui qui a su imposer à la droite le salaire minimum unique et la possibilité pour ceux qui ont le plus travailler de partir en retraite dès 1963. C'est lui qui est l'auteur de l'alliance en Thuringe avec Die Linke, le parti de Gauche, option qui pourrait ouvrir de nouvelles possibilités den 2017. Bref, Sigmar Gabriel a des ambitions et ses positions économiques se calent sur elles. Pas l'inverse. Il serait bon que Bercy et l'Elysée s'en souviennent à l'avenir.

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a écrit le 29/10/2014 à 9:11 :
Je vis depuis 40 ans en Allemagne. Je sais tres bien ce que la grande majorité des Allemands pensent et comment ils agissent.
Ca fait des lurettes que je n arrête pas de répéter sur ce forum que la politique bugétaire allemande actuelle «die schwarze Null » est soutenue sans compromis par tous les partis ( sauf la Gauche «die Linke ») et par la grande majorité de la population.
Ce n est pas la peine se marcher sur la tête ni même d envoyer le gouvenement francais au complet sur le genoux à Berlin pour mendier ou pleurnicher: ca ne changera rien !
Les allemands veulent une monnaie solide garante de leur haut niveau de vie et pour payer moins d impôts. Pour eux le gaspillage est une chose maudite et intolérable. Le seul moyen d y arriver , c est d abod de rembourser les dettes qui ont éténecessaires pendant longtemps (reconstruction du pays et remise à flot de l´ex RDA). Rembourser les dettes veut dire à la fin , 30 % d´impot à payer en moins et un budget équilibré et des caisses sociales excédentaires.
Maintenant qu ils ont 1) reconstuit leur pays après la guerre, 2) «digéré le crapeau » ex RDA, ils passent à la phase 3 et ca veut dire le désendettement. Deja ils en sont arrivés à ne plus faire de dettes c´est deja pas mal . Dans 15 ans ils auront atteint leur but.
La mutualisation des dettes entre les pays de l UE d une facon ou d une autre est un sujet absoluement tabou pour les Allemands ( et d autres). Ce n est meme pas la peine d´en réver. Ro Godin le sait pertinement .
Même Juncker le nouveau chef de la Commission Européene et très apprécié par les Allemands aura du mal à vendre l´ idée d´une mutualisation des emprunts po ficeler son paquet d investissements car il ne sait pas encore où il va trouver ces 300 milliards annoncés..
Berln, que ce soit la SPD ou bien la CDU/SU rejettera d office toute ídée d´empunts basés su sur la mutualisation ansi que l´idée d imprimer des Euros.
Gabriel se fout pas mal des élections de 2017. Ca c est de la fantaisie.
Réponse de le 29/10/2014 à 9:45 :
ravi de voir pour une fois sur ce forum qqun qui connait les allemands...
c'est rare!
les socialistes francais pensent que leurs ' amis' du spd vont financer la retraite a 50 ans pour tous que la france envisage de s'offrir avec eurobonds... ils vont etre decus, effectivement
Réponse de le 29/10/2014 à 12:25 :
Merci pour ce témoignage et je suis d'accord sur la ligne des allemands et sur le constat MAIS si l'Allemagne va trop vite et n’emmène pas toute l'Europe dans cette voie (ce qui n'est pas facile à la vue du courage des différents politiques européens), elle sera rattrapée par le ralentissement mondiale à un moment et ne pourra plus faire face elle non plus et retombera en déficit (certes mieux maitrisé que les autres pays).
a écrit le 29/10/2014 à 7:55 :
je comprends ce article de la maniere suivante: Gabriel ne songe qu a lui, a son electorat, et au suivi de la dette. Enfin quelqu un qui ecrit un article sain ici. Gabriel comme Merkel s en foutent des autres (surtout des autres pays). Comme tout politique ils veulent se faire reelire. Ils ne sont pas mechants et ne veulent pas la mort de la france et de son economie: ils s en foutent tout simplement et ne s occupent que de leurs affaires. alors tous les phantasmes naifs de construction europeenne? cela ne leur vient pas a l esprit. D abord l allemagne. Je comprends ceci. Un peu comme l angleterre: mais l angleterre est comme un petit chien: ils gueulent beaucoup mais n ont pas la taille pour vraiment partir. L allemagne ne gueule pas mais quittera la mine en cas de coup de grisou.
a écrit le 29/10/2014 à 7:11 :
Arrêtez d'acheter allemand ou chinois. Les produits français sont d'un rapport qualité prix bien supérieur : celio, archos, elgydium, l'arbre vert lessive, linvosges, le slip français, weston, habitat, chabrior, vigor, ... renseignez-vous.
Réponse de le 29/10/2014 à 9:25 :
Rien que des marques de papy.
Réponse de le 29/10/2014 à 9:43 :
face a porsche, bmw, boss, siemens, miele....
Réponse de le 06/11/2014 à 12:26 :
Qu'ils commence par construire des produits moins cher! Pourquoi une renault coute si cher en France et qu'elle coute si peux a l'étranger? Elles sortent pourtant de la même usine!
a écrit le 28/10/2014 à 19:19 :
C'est assez ridicule
1) N'importe connaissant un minimum l'allemagne sait qu'aucun homme politique d'un grand parti ne va prendre position en faveur de plus de dette.
2) L'allemagne éternel bouc émissaire... jusqu'il y a peu tout était la faute de l'absence de salaire minimum. Et comme cela ne le fait plus trop, on affirme que tout est la faute des investissements trop bas. Et si demain l'Allemagne investit 30, 50 ,100 milliards dans ses infrastructures par exemple, cela reduira l'écart de compétitvité avec d'autres pays ou plutôt le contraire? Cela fera baisser le chômage en France, vraiment? Ou faudra tout seulement trouver autre chose à reprocher à nos voisins, encore et encore...
Réponse de le 29/10/2014 à 7:12 :
Les donneurs de leçon ne sont pas de ce cote ci du Rhin.
a écrit le 28/10/2014 à 17:57 :
L'auteur Romaric Godin n'a jamais compris le bien-fondé d'une politique budgétaire saine, notamment de celle Outre-Rhin. Au moins, le GOUVERNEMENT DEVRAIT SAVOIR MIEUX, sachant que des anciens gouvernements français se sont ENGAGES dans ce sens AUPRÈS de leurs pays PARTENAIRES européens. Des articles tendancieux ne peuvent pas effacer ce fait qui servira tout d'abord à ... La France elle-même.
a écrit le 28/10/2014 à 15:46 :
Pourquoi ce titre, S Gabriel n'est "énigmatique" que piur ceux qui ne comprennent RIEN à l'Allemagne et cependant écrivent des articles sans queue ni tête...
a écrit le 28/10/2014 à 15:33 :
La France est malade de son déficit du à une classe politique qui a toujours refusé de se réformer dans sa pensée autant à droite qu’à gauche ne pas oublier que droite et gauche ne sont pas des idées économiques mais seulement la place dans l’hémicycle de l’assemblée. Sur le fond il y a peu de différence par exemple entre la montée en puissance des impôts et taxes de M. Sarkozy comme ceux de M. Hollande seul ceux qui vocifèrent pour l’un ou l’autre trouve une différence car le déficit continue à grimper comme le chômage. Exemple de nos petits gouvernants, l’un à eu sa RGPP le produit politique miracle l’autre le CICE avec en discours le pacte de… on ne sait pas, car toujours pas en service un serpent de mer politique à défaut de vision économique. La France politique est sans idée économique . Par le passé nous avons toujours attendu les autres cela marchait car peu de pays étaient industrialisés et la demande mondiale jouait au yoyo, autre élément important nos jouions avec le Franc un variable tellement facile que nos imbéciles de gouvernants l’utilisaient face à leur incurie à proposer des solutions pour une meilleure gestion. Alors selon la girouette politique de droite ou de gauche nous nous tournons vers l’un au l’autre de nos partenaires souvenons nous mister mister bling M. Sarkozy avait commencé  par aller chercher les anglais puis était devenu le vassal de Mme Merkel d’ailleurs nos amis allemands le nommait l’ambassadeur d’Angela, le mou M. Hollande est parti chanter chez les espagnols puis vers l’Italie avec à la fin un genou flexion devant les allemands. On dit la France irréformable mais non le politique est irréformable pour deux raisons la plus minable maintenir son statut non pas d’homme politique mais d’homme se servant d’un pays pour son propre bien, les affaires fleurissent mais également la possibilité d’être passé par la case justice et continuer à être un dignitaire!!! de la politique de ce fait il a tout verrouillé pour lui et sa maffia, l’autre raison plus grave le politique N’AUCUNE COMPETENCE POUR GOUVERNER il est un pantin toujours à la recherche des solutions chez les autres car lui est un statique sans idée sans intelligence sans morale. Il faut cesser de croire que les autres vont venir nous sauvez en tant que, POUR L’INSTANT, deuxième économie de la zone, économie à crédit, non seul les français se sauveront comment comme en 89 en remettant en cause le pouvoir monarchique anti républicain et plus grave un pouvoir de république bannière menteur magouilleur et corrompu pour une bonne partie.
Réponse de le 28/10/2014 à 17:33 :
le constat étant posé...samarinda président ? on est impatient de voir ça....
Réponse de le 28/10/2014 à 17:44 :
Présidence un mot qui ne rythme pas avec un avenir pour ce pays. Bonsoir.
a écrit le 28/10/2014 à 15:31 :
Macron a compris tout cela depuis longtemps. L'allemagne ne bougera pas au dela des clivages politiques, et tout el monde le sait. Il s'agit d'un jeu de poker menteur ou seulement chacun tente de tirer a lui la couverture, ou peau de chagrin.
a écrit le 28/10/2014 à 12:01 :
les francais ne comprennent decidemment rien aux allemands....en allemagne il est tres mal vu de jeter l'argent public par la fenetre, comme il est mal vu d'etre feneant, ou de tricher.... et ce quelque soit le parti
hollande croyait certainement qu'il allait offrir la retraite a 50 ans pour tous avec l'argent des retraites allemands qui avaient la leur jusqu'a peu au dela de 65 ans...
Réponse de le 28/10/2014 à 17:12 :
Votre image d’Épinal de l'Allemagne me fait bien rire .. comme la Deutsche Quälitat..
Réponse de le 28/10/2014 à 18:03 :
... tillt, dommage.
Réponse de le 28/10/2014 à 18:20 :
feneant = fainéant. Pour le reste, votre commentaire, frise le ridicule, comme d'habitude.
a écrit le 28/10/2014 à 9:54 :
sont en vacances.
a écrit le 28/10/2014 à 8:55 :
Le plan Macron était de la foutaise ratatouilleuse, aucune vision aucune stratégie, des choux et des carottes, le parfait cocktail esbroufeur et m... irresponsables et totalement approximatif de la technocratie à la française. De la m...quoi, nous ne voulons plus de m...en France, ni démagogues, ni corrompus ni technocrates...tout ça il faut l'envoyer dans les camps en Corée du Nord.Il faut qu'on nous débarre des usurpateurs aussi en politique que dans la haute administration dans les entreprises dans les médias partout; La France est totalement vermoulue, il faut traiter le mal français à fond je en dirais pas au karcher mais presque à commencer par la droite française sans idées, sans stratégie, sans vision et corrompue à l'extrême.La gauche c'est pareil un peu moins du point de vue de la corruption, juste un peu.
a écrit le 28/10/2014 à 8:39 :
Article intéressant et documenté, dommage qu'il y ait des fautes d'orthographe, de grammaire et des oublis de texte. Ci-dessous les exemples:

"C'est lui qui a su imposer à la droite le salaire minimum unique et la possibilité pour ceux qui ont le plus travailler (travaillé) de partir en retraite dès 1963 (peu compréhensible). C'est lui qui est l'auteur de l'alliance en Thuringe avec Die Linke, le parti de Gauche, option qui pourrait ouvrir de nouvelles possibilités den (dès ?) 2017. Bref, Sigmar Gabriel a des ambitions et ses positions économiques se calent sur elles. Pas l'inverse. Il serait bon que Bercy et l'Elysée s'en souvînt (souvinssent) à l'avenir.
Réponse de le 28/10/2014 à 11:25 :
S'en souviennent...

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