Vins de Bordeaux : malgré le stress hydrique le millésime 2022 pourrait s'avérer excellent
Jean-Philippe Déjean

Vendanges au château Baron Philippe de Rothschild
Agence Appa/Thibaud Moritz
Jean-Philippe Déjean

Vendanges au château Baron Philippe de Rothschild
Agence Appa/Thibaud Moritz
Dans sa dernière annonce consacrée au déroulement des vendanges du millésime 2022, le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) se montre optimiste. "Un millésime très prometteur attendu à Bordeaux" titre ainsi le CIVB, dont Allan Sichel (famille des négociants) est redevenu le président il y a quelques semaines. Une analyse circonstanciée mais non définitive, puisque les vendanges vont se poursuivre encore quelques jours.
Pour autant, cette première analyse des vendanges recoupe le sentiment exprimé le 26 août dernier dans les colonnes de La Tribune par Dominique Guignard, codirigeant avec ses deux frères Pascal et Bruno de plusieurs domaines, dont Château Roquetaillade Lagrange, en appellation Graves au sud de Bordeaux. Ce dernier n'hésite pas à faire part de sa surprise quant à la forte résistance de la vigne à cet épisode historique de sécheresse et de canicule.
Le président des Graves avait alors commencé -le 16 août- les vendanges pour les vins blancs secs, avant de s'attaquer une grosse semaine plus tard aux rouges.
Contre-coup de la sécheresse, de la chaleur et de la précocité de la vendange, démarrée à partir du 15 août dans le Bordelais pour les vins blancs secs (du déjà vu par le passé), les grains de raisin sont plus concentrés mais aussi plus petits. Ils sont particulièrement sains "avec un bel équilibre entre acidité et fraîcheur" illustre le CIVB. Pour le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux il s'agit-là du résultat d'un travail de fond qui commence à porter ses fruits.
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Les problèmes climatiques qui se sont enchainés depuis avril avec plus ou moins d'intensité sur le vignoble (gel, grêle, sécheresse, canicule) jouent sur la taille des grains de raisins et un volume annoncé modeste. Mais il est encore possible que ce millésime 2022 flirte avec l'excellence car comme le souligne le CIVB, "de nombreux facteurs de qualité sont au rendez-vous".
Jean-Philippe Déjean
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