Vins de Bordeaux : le CIVB veut que l'Europe subventionne l'arrachage de la vigne
Jean-Philippe Déjean
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Cité du vin Bordeaux
REUTERS/Regis Duvignau
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Cité du vin Bordeaux
REUTERS/Regis Duvignau
Malgré le très net rebond de l'activité enregistré en 2021, qui s'est traduit pour le Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) par une hausse de ses propres recettes de +14 % sur un an, à 31,9 millions d'euros, le vignoble bordelais n'est pas au mieux de sa forme. Les sorties à la propriété sont en hausse de 430.000 hectolitres (+9 %) par rapport à 2020, à 4,2 millions d'hectolitres, mais c'est encore faible. En 2018, avec 4,7 millions d'hectos mis sur le marché, le vignoble de Bordeaux s'était retrouvé dans un état de faiblesse historique en matière de volume, pas vu depuis 1991...
Ce qui donne une idée de la puissance du recul subi en 2020, où 3,9 millions d'hectos ont été vendus, contre 4,1 millions d'hectos en 2019... Une tendance nettement en recul par rapport à la moyenne historique de la production dans le vignoble bordelais, comprise entre 4,5 millions et 5 millions d'hectos. Mais ce mouvement à la baisse ne permet même pas au vignoble bordelais de retomber sur ses pieds et d'écouler sa production... Avec chaque année des invendus représentant entre 500.000 et un million d'hectolitres.
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Si le vignoble bordelais n'est pas le seul en difficulté en France, il connaît une crise qui dure depuis des années et semble être devenue chronique. Quel que soit le sens du vent, de la tendance : que la production se mette à chuter ou qu'elle remonte à son étiage moyen historique, la crise répond toujours présente. Un déséquilibre qui épargne les grands crus qui semblent vivre dans un autre monde où les clients, en France comme à l'étranger, ont depuis longtemps pris l'habitude de répondre toujours présent.
Jean-Philippe Déjean