Dans le vignoble bordelais, ils témoignent de l’ampleur de la crise

Jean-Philippe Déjean
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Les premiers tracteurs d'un long cortège lors de la manifestation de ce mardi 6 décembre.
Agence Appa

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Les premiers tracteurs d'un long cortège lors de la manifestation de ce mardi 6 décembre.
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Le niveau de mobilisation atteint par la manifestation des viticulteurs girondins de ce mardi 6 décembre a satisfait les vignerons, les ouvriers agricoles et fournisseurs des domaines présents même si toutes les appellations n'avaient semble-t-il pas mobilisé avec autant de volontarisme que l'Entre-Deux-Mers.
Après avoir indiqué les endroits du parcours où seraient accrochés les deux pendus faits en ceps de vigne, pour dénoncer la situation de nombreux vignerons poussés au suicide et confirmé que la profession était au bord de la catastrophe, Didier Cousinet, viticulteur et maire du Pian-sur-Garonne (Sud Gironde), porte-parole du collectif Viti33, organisateur du mouvement, a temporisé.
Comme souvent en agriculture, de nombreux viticulteurs qui étaient présents continuent à travailler même à la retraite.
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Ce qui est le cas de Jean-François Thillet, maire de la petite commune de Blésignac (300 habitants), dans l'Entre-Deux-Mers, qui a un parcours qui pourrait paraître très original mais qui ne l'est pas tant que ça dans un secteur agricole où bien souvent c'est le salaire de la conjointe ou du conjoint travaillant à l'extérieur de l'exploitation qui permet de faire bouillir la marmite.
Jean-Philippe Déjean