Crise viticole : un millier de vignerons bordelais candidats à l'arrachage sanitaire

Jean-Philippe Déjean
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Des revendications qui semblent voir un début de commencement de réponse.
Agence APPA

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Des revendications qui semblent voir un début de commencement de réponse.
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Lors de la dernière assemblée générale du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB), le 10 juillet, son président, Allan Sichel, est revenu sur un premier semestre 2023 très chargé, dont on pourrait dire qu'il a commencé le 6 décembre 2022 avec la manifestation dans les rues de Bordeaux des vignerons et des élus qui les accompagnaient. Initiée par le collectif Viti33, cette démonstration de force avait pour objectif d'alerter sur la situation économique catastrophique qui est devenu le quotidien de centaines de vignerons bordelais.
Pour permettre aux viticulteurs concernés de sortir de ce piège sans issue, l'État - accompagné par le CIVB - a accepté de procéder à l'arrachage définitif de 9.500 hectares de vigne avec une prime de 6.000 euros à l'hectare. Soit beaucoup moins que les 15.000 hectares primés à 10.000 euros l'hectare demandés par les vignerons en colère. Le désespoir l'a-t-il emporté sur la colère ? En tout cas les viticulteurs bordelais en difficulté ont finalement accepté cette proposition.
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C'est ainsi qu'ils ont validé un plan à 57 millions d'euros financé par l'État à hauteur de 38 millions d'euros et abondé pour un montant de 19 millions d'euros par le CIVB. La Région Nouvelle-Aquitaine intervenant dans un second temps à hauteur de 10 millions d'euros sur plusieurs années pour aider en particulier au reclassement des viticulteurs. La crise du vignoble bordelais, marquée par des méventes à répétition est profonde et ne date pas du 6 décembre 2022 comme l'a rappelé Allan Sichel pendant l'assemblée générale du CIVB du 10 juillet.
Jean-Philippe Déjean