L'agroalimentaire face au défi de recruter 11.000 personnes en Nouvelle-Aquitaine
Hélène Lerivrain
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Café Michel emploie 26 personnes à Pessac.
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Café Michel emploie 26 personnes à Pessac.
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Le secteur de l'agroalimentaire a une image de conditions de travail contraignantes.
Il faut dépoussiérer ces métiers ! », lance Eve Fargeaudoux, ingénieur agronome, est aujourd'hui responsable QHSE (Qualité, hygiène, sécurité, environnement
)
et R&D chez Café Michel, à Pessac près de Bordeaux. Après s'être posée beaucoup de questions, elle a repensé son parcours et s'est réorientée vers la qualité dans le cadre d'une formation en alternance. Tout ne s'est pas fait du jour au lendemain. Elle a mis un pied dans des entreprises en immersion, a créé un réseau qu'elle a entretenu.« L'agroalimentaire est un secteur de passionnés, il ne faut pas hésiter à pousser des portes », prévient-elle. C'est ainsi qu'elle est entrée chez Café Michel où elle travaille désormais depuis six ans. « La reconversion n'est pas évidente mais elle a été structurante pour moi », reconnaît Eve Fargeaudoux qui a choisi de travailler sur un produit avec une grosse facette sensorielle. « Mais je ne passe que la moitié du temps en laboratoire. Je me forme en permanence. »
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Son témoignage résonne particulièrement, ce lundi matin, alors que que se tient du 6 au 10 novembre la troisième édition de la Semaine nationale de l'emploi agroalimentaire. Un événement co-organisé par le réseau des Aria (associations régionales des industries alimentaires), Pôle Emploi, l'Apec, l'Apecita (Association pour l'emploi des cadres, ingénieurs et techniciens de l'agriculture et de l'agroalimentaire) et Ocapiat (Opérateur de compétences pour la coopération agricole, l'agriculture, la pêche, l'industrie agro-alimentaire et les territoires) ainsi que d'autres acteurs de Nouvelle-Aquitaine. Dans la région, 70 événements seront organisés sur cinq jours, entre actions de recrutement, visites d'entreprises, ateliers de détection de potentiel et actions de découverte des métiers. « J'aurais adoré que cela existe au moment où j'en ai eu besoin ! », commente Eve Fargeaudoux.
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