Ces agriculteurs bio contraints de se diversifier ou de jeter l'éponge
Hélène Lerivrain, avec Maxime Giraudeau
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Cyril et Elodie Fournier, gérants de l'exploitation Le jardin de Cyril à Eysines.
HL
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Cyril et Elodie Fournier, gérants de l'exploitation Le jardin de Cyril à Eysines.
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Il se retrouve avec des légumes sur les bras. Le Jardin de Cyril, installé en agriculture biologique à Eysines, enchaîne les déconvenues depuis 2018 à tel point qu'il a décidé de diversifier son activité pour des raisons économiques. Cyril et Elodie Fournier, les gérants, ne sont ni enthousiastes, ni complètement abattus mais lucides. « La demande en légumes a baissé. Nous sommes à -50% par rapport à l'avant Covid ! », confie Cyril Fournier. « Et il n'y a pas que la filière bio qui est concernée. C'est toute la filière du légume qui est malmenée. »
Alors qu'il cultivait jusqu'à présent 14 hectares de légumes, il n'a planté que sur 10 hectares cette année. « Et encore, certaines cultures n'ont rien donné. Sur les courges, nous avons eu 80 % de perte à cause du mildiou. Ajoutez à ce contexte, une année pourrie du point de vue de la météo. 2024 est une année à oublier, vraiment... », se désole-t-il.
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« Jusqu'en 2018, nous étions cinq sur l'exploitation contre trois aujourd'hui et nous vendions notre production à un groupement de producteurs dans les Landes qui avait un contrat avec Carrefour notamment. C'était le plus gros de notre débouché, retrace l'agriculteur girondin. Puis tout le monde s'est mis à faire du bio. Les gros ont inondé le marché et les prix ont commencé à baisser. La tomate ronde est passée de 1,70 à 0,80 centimes. Et nos ventes ont chuté : nous sommes passés d'une production de 14.000 pieds de tomates en 2018 et 6.000 en 2019. C'est devenu plus compliqué d'écouler sa marchandise. Puis le Covid a marqué un coup d'arrêt total en marché de gros. Ce n'est jamais reparti. »
Hélène Lerivrain, avec Maxime Giraudeau
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