« Nous ne pouvons plus imaginer la filière bio telle qu'elle était jusqu'à présent »
Propos recueillis par Hélène Lerivrain
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Un rayon de légumes bio dans un magasin Biocoop.
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Un rayon de légumes bio dans un magasin Biocoop.
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LA TRIBUNE - Après avoir été placé en redressement judiciaire fin août, Loc'Halle Bio a relancé son activité le 29 août. Quels sont les écueils que vous avez rencontrés et quelle période s'ouvre désormais pour la structure ?
Marc FAUGERON - Si l'on revient en arrière, un audit avait été réalisé en 2022 pour appréhender les problématiques de la structure qui fédère près d'une centaine de producteurs de fruits et légumes. Et parmi les conclusions figuraient un écueil : en nous approvisionnant uniquement auprès de producteurs dans un rayon de 150 kilomètres autour de Bordeaux, les années compliquées, en cas de grêle, gel, pluie notamment, nous nous retrouvions avec une offre limitée qui ne nous permettait pas d'être attractif auprès de nos clients.
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Pour y remédier, il fallait que nous nous appuyions sur un partenaire pour compléter notre gamme. Un premier acteur a été trouvé en juin 2023 mais le partenariat n'a pas abouti. Puis l'été dernier, un rapprochement a été initié avec La Cabso qui a fermé. Mais alors que Loc'Halle Bio et La Cabso étaient les deux structures de producteurs à fournir les magasins Biocoop sur la métropole, nous ne pouvions pas nous résoudre à laisser une filière s'écrouler. En cessation de paiement depuis début juillet, nous sommes donc retournés voir le tribunal pour proposer une solution via le redressement judiciaire et nous avons redémarré l'activité le 29 août. Notre problématique reste la même. Nous avons donc réduit nos jours d'ouverture à trois par semaine. Deux personnes ont été licenciées, et pour répondre à notre problématique d'approvisionnement, nous nous sommes rapprochés du grossiste girondin Pronadis. Nous sommes en période d'observation pour un an.
Propos recueillis par Hélène Lerivrain
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