Léa Nature troque l'entreprise à mission pour un pacte d'engagements
Gaëlle Ginibrière
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Charles Kloboukoff, président-fondateur de Léa Nature.
Mélanie Chaigneau
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Charles Kloboukoff, président-fondateur de Léa Nature.
Mélanie Chaigneau
Après avoir a été l'une des premières ETI à devenir société à mission il y a cinq ans, Léa Nature vient d'annoncer s'être désengagée de ce statut depuis fin 2023. Pour le fabriquant rochelais de produits bio en alimentation, santé, hygiène-beauté et entretien de la maison, la qualité de société à mission semblait pourtant tailler sur mesure. Créée en 2019 par la loi Pacte, celle-ci permet en effet de définir dans ses statuts une raison d'être propre et de la décliner à travers plusieurs objectifs sociaux et environnementaux, audités par un organisme tiers. Le suivi du projet est lui assuré par une gouvernance dédiée, prenant la forme d'un comité ou d'un référent de mission, selon la taille de l'organisation.
Jusqu'ici ce « label » a séduit 1.759 entreprises en France. Léa Nature est l'une des premières à faire savoir qu'elle fait machine arrière. « Son cas est même une exception, car ils sont à un moment particulier de leur histoire. C'est une entreprise engagée, avec un modèle très ambitieux, qui couvre de multiples domaines », commente Valérie Brisac, directrice générale de la communauté des entreprises à missions, qui réunit plus de 300 membres.
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De fait pour Léa Nature, le choix de ne plus être entreprise à mission n'a rien d'un renoncement à ses ambitions environnementales. « Il s'agit plus d'une question de forme que de fond », avance Charles Kloboukoff, président-fondateur de la compagnie, qui chapeaute 25 PME familiales. D'abord appliqué avec satisfaction sur les sites de La Rochelle, le statut d'entreprise à mission s'est avéré très difficile à déployer à l'échelle du groupe qui emploie 2.000 salariés et devrait générer en 2024 un chiffre d'affaires estimé à 502 millions d'euros.
Gaëlle Ginibrière