Les premières leçons du plan d'arrachage des vignes dans le Bordelais

Maxime Giraudeau
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Une parcelle de vignes arrachées dans le terroir bordelais de l'Entre-deux-mers en mars 2024.
MG / La Tribune

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Une parcelle de vignes arrachées dans le terroir bordelais de l'Entre-deux-mers en mars 2024.
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Par trois fois, le délai accordé aux viticulteurs pour arracher leurs rangs de vigne a été repoussé. En 2024, la météo pluvieuse n'a fait que retarder l'entreprise de réduction des surfaces dans le bordelais, cruciale pour répondre à la déconsommation de vin. Les pelleteuses ont arrêté de lacérer le paysage le 30 septembre. Bilan : 6.200 hectares autorisés à être déracinés, moyennant une subvention de 6.000 euros l'hectare, 5.943 hectares réellement supprimés à date et 1.200 dossiers traités par l'administration pour une première vague du plan exécutée en un an. 110 demandes ont été abandonnées ou classées sans suite.
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Alors que le Conseil interprofessionnel des vins de Bordeaux tient son assemblée générale ce lundi 16 décembre, il reste encore 2.000 hectares à supprimer dans le cadre du plan local. La seconde vague sera lancée au printemps 2025. Le bassin viticole est également candidat au plan national qui prévoit l'arrachage de 30.000 hectares en France, avec plus de 4.000 rien que pour le bordelais. Et avec les domaines qui arrachent volontairement en-dehors des différents plans, le CIVB retient le chiffre de 10.000 hectares déjà arrachés depuis le mois d'août 2023 en se fondant sur les données des douanes. Et Bordeaux pourrait au total réduire ses surfaces de plus de 14.000 hectares en 18 mois, soit 13 % de son vignoble. Autrement dit, l'administration girondine et les appellations bordelaises n'ont accompli que la moitié du chemin tout juste deux ans après la manifestation historique des vignerons dans les rues de Bordeaux.
Maxime Giraudeau