Les huîtres du Bassin d’Arcachon veulent faire oublier les contaminations de 2023
Hélène Lerivrain
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300 entreprises ostréicoles emploient 1.000 personnes sur le Bassin d'Arcachon.
Sebastien Huste
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300 entreprises ostréicoles emploient 1.000 personnes sur le Bassin d'Arcachon.
Sebastien Huste
Décembre, pour les ostréiculteurs, c'est la pleine saison et le rush avant la période stratégique des fêtes. Ils pêchent leurs huîtres, les calibrent, les trient. « On nage pas mal au milieu des coquilles. On a une saison à faire, à sauver et on est concentré là-dessus ! », résume Olivier Laban, ostréiculteur à Gujan Mestras et président du Comité régional de conchyliculture Arcachon Aquitaine (CRCAA). Bonne nouvelle, « la météo est bonne, les nappes phréatiques sont hautes mais pas trop. Les bassins de sécurité du circuit d'eaux usées sont vides. La saison va bien se passer », pronostique Jacques Storelli, président de la Coordination environnement du bassin d'Arcachon (Ceba) qui regroupe 25 associations environnementales.
Rien de comparable à la saison passée qui restera dans les mémoires pour son scénario catastrophe. Le 27 décembre 2023, en pleines fêtes de fin d'année, la préfecture de la Gironde interdit la vente des huîtres après une épidémie de gastro-entérite, et ce jusqu'au 19 janvier. Des analyses ont permis de détecter la présence de norovirus, responsables de la maladie, dans les coquillages. La faute à une pollution des eaux dans un contexte de pluviométrie très élevée. Le système d'assainissement a débordé et l'eau souillée a migré vers le Bassin d'Arcachon.
Alors que la fin d'année représente un peu moins du tiers du chiffre d'affaires annuel, ce fut la douche froide pour les 300 entreprises ostréicoles qui emploient 1.000 personnes sur le Bassin. « Mais la profession s'est relevée, insiste Olivier Laban. Nous avons regagné la confiance des consommateurs qui ont compris que nous étions victimes et non responsables. Et si la consommation a en moyenne baissé de 15 à 20 % en 2024, c'est davantage lié à la crise économique qu'à une défiance », assure-t-il.
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Mais l'épisode a laissé des traces. La Ceba qui dénonce « la chronique d'une catastrophe annoncée », a déposé début 204 une plainte contre X pour « pollution » et « mise en danger d'autrui ». Les ostréiculteurs ont de leur côté engagé un référé expertise au tribunal administratif de Bordeaux pour établir la ou les causes de cette contamination et identifier les différents responsables. « L'expert n'a pas encore été nommé », révèle toutefois Olivier Laban.
Hélène Lerivrain