Pollution des huîtres : une nouvelle méthode de surveillance pour détecter les virus
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Le bassin de Thau, près de Sète (Hérault), compte 430 conchyliculteurs.
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Le bassin de Thau, près de Sète (Hérault), compte 430 conchyliculteurs.
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Le projet suscite un gros espoir pour tous les conchyliculteurs (coquillages) de France : le lancement d'une gestion innovante de la pollution virale des huîtres. En raison du dérèglement climatique et du réchauffement des océans, les professionnels ostréicoles doivent en effet faire face à la recrudescence de contaminations virales, notamment par le norovirus, dont les versions infectieuses sont à l'origine de la gastro-entérite.
L'enjeu est donc important pour la filière. Sur la façade atlantique, Patrice Lafont souligne que « le cours de l'huître s'est effondré de moitié depuis janvier 2024 » et que globalement, « les marges se contractent, tandis que le prix de l'huître n'a pas augmenté depuis des années ».
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Le Comité national de la conchyliculture et ses partenaires scientifiques (le laboratoire Actalia et LCPME, unité mixte de recherche de l'Université de Lorraine et du CNRS) lancent une expérimentation de surveillance haute précision de la pollution virale des eaux, l'observatoire OXYVIR (du nom du programme de recherche financé dans le cadre du Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l'aquaculture), ainsi que le suivi d'un nouvel indicateur bactériophage qui permettra de différencier les norovirus infectieux et non infectieux dans les huîtres. Jusqu'à présent, « on détectait le virus mais on ne savait pas dire s'il était infectieux ou pas », explique Patrice Lafont.
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