Le Sud-Ouest, terrain de confrontation des syndicats agricoles

Maxime Giraudeau
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Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau en campagne en Gironde le 10 janvier 2025.
MG / La Tribune

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Le président de la FNSEA Arnaud Rousseau en campagne en Gironde le 10 janvier 2025.
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Une matinée dans la brume où les nuages crachent sur le vignoble bordelais. Au propre comme au figuré. Ce vendredi 10 janvier, le président de la Fédération nationale des syndicats d'exploitants agricoles (FNSEA) Arnaud Rousseau est en visite de campagne dans l'Entre-deux-mers, ce terroir où les domaines en détresse arrachent au total 4.000 hectares de vignes. Une façon de montrer, pour le chef du premier syndicat agricole français, qu'il reste au contact des exploitations.
« La viticulture traverse une crise majeure et ça fait un an que partout on s'est battus pour obtenir des avancées, défend d'emblée le leader syndical face à une centaine de sympathisants. Le revenu est un sujet prioritaire, on sait qu'on ne peut pas durablement avoir des comptes négatifs. Et on se battra encore pour alerter sur cette situation », martèle-t-il, au lendemain de rencontres en Dordogne et Lot-et-Garonne. A chaque fois, Arnaud Rousseau distille un discours qui veut justifier la légitimité de la FNSEA à l'heure de la crise agricole.
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« Nous avons obtenu des avancées sur l'allègement des charges, la suppression de la taxe promise par les agences de l'eau, le maintien du glyphosate. Les promesses qui nous ont été faites doivent être tenues et nous irons chercher les résultats », presse-t-il. Pour prouver son implication, il dit avoir rendez-vous lundi matin avec le Premier ministre François Bayrou. Première grande entrevue d'une nouvelle année qui s'annonce chaude pour l'agriculture.
Maxime Giraudeau