Cognac : « Nous refusons d'être otage d'une bataille qui ne nous concerne pas ! »
Emmanuel Langlois
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Cognac Camus
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C'est une partie de billard à trois bandes dont ils se seraient bien passés ! L'Union européenne ayant menacé de surtaxer lourdement (autour de 35 %) les voitures électriques chinoises entrant sur son sol, Pékin envisage en retour de taxer les importation de cognac et d'armagnac, considérés en Chine comme deux des fleurons du luxe à la française. Cyril Camus vit à Shanghai. A la tête de la première maison de cognac indépendante de Charente, il rappelle que la Chine représente depuis une quinzaine d'années son premier marché, d'où l'enjeu du bras de fer actuel.
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Voilà qui tombe en effet au plus mal pour Camus, dont les ventes affichaient déjà une baisse de l'ordre de 10 % sur le marché chinois. La Chine représente environ un tiers de la centaine de millions d'euros de son chiffre d'affaires annuel, c'est son deuxième marché à l'export après les Etats-Unis, où les ventes ces deux dernières années ont elles reculé environ de 30 % en volume. « Cette chute est due à la fois à un réajustement du marché, à une baisse de la consommation et à des niveaux de stocks américains élevés après, dans les années 2020, une période de ventes historiquement fortes », analyse le Français.
Emmanuel Langlois