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Agroalimentaire - La Tribune Bordeaux

Foie gras, céréales : les coopératives Euralis et Maïsadour formulent un second projet de mariage

Annelot Huijgen

Publié le 28 mars 2025 à 12:50 - Mis à jour le 28 mars 2025 à 13:37

La marque de foie gras Delpeyrat, qui appartient à Maïsadour, est basée dans les Landes.

La marque de foie gras Delpeyrat, qui appartient à Maïsadour, est basée dans les Landes.

Delpeyrat

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Les deux mastodontes agricoles projettent désormais une fusion complète après une première tentative de rapprochement de leurs activités foie gras.

La seconde tentative sera-t-elle la bonne ? Les deux principales coopératives agricoles du Sud-Ouest, la béarnaise Euralis, basée à Lescar, et la landaise Maïsadour, dont le siège est à Haut-Mauco, ont révélé leur projet de mariage. Le second, après un premier projet avorté en 2023 en l'absence d'aval de l'autorité de la concurrence. Cette fois, le projet est bien plus engageant.

S'il concernait auparavant uniquement les activités foie gras, dont les deux groupes représentent à eux deux 40 % de la production en France avec plusieurs marques (Delpeyrat, Comtesse du Barry, Rougié, Montfort), cette fois il s'agit d'une fusion complète. Et de très grande taille : Euralis a réalisé l'an dernier un chiffre d'affaires de 1,57 milliard d'euros, rassemble 54 000 agriculteurs et emploie 4 900 personnes dans 16 pays, alors que Maïsadour a réalisé un chiffre d'affaires de 1,47 milliard d'euros avec ses 5 000 adhérents et 4 300 salariés dans 13 pays.

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Long processus

La réunion des deux groupes se ferait « selon un principe d'égalité » précisent Euralis et Maïsadour dans un communiqué commun, la fusion de leurs conseils d'administration garantissant « une représentation équilibrée des coopératives actuelles », ainsi que « de toutes les productions et de tous les territoires ». Le projet pourrait se concrétiser « au plus tôt en 2026 » car il reste de nombreuses étapes à franchir.

Il faut trouver des financements, mener les consultations du personnel, obtenir l'aval des adhérents en assemblée générale, et surtout, obtenir le tampon de l'autorité de la concurrence. Cette dernière ne s'est jamais réellement prononcée sur le fond du dossier : fin 2022, elle avait ouvert une « phase d'examen approfondi » évoquant alors un « doute sérieux d'atteinte à la concurrence », puisque « l'opération aurait pu présenter des risques concurrentiels élevés notamment sur les marchés aval de la commercialisation de produits issus de canards gras à destination de la grande distribution et de la restauration hors foyer ». Les deux groupes avaient jeté l'éponge en août 2023.

Le temps des fusions

Sans jamais abandonner le projet, qui prend de plus en plus de sens selon les deux coopératives « dans un contexte marqué par de profondes mutations, une concurrence intense et des crises à répétition ». Début février, à l'occasion de la présentation des résultats annuels, Christophe Congues, président d'Euralis avait déjà, implicitement, plaidé pour un rapprochement : « Nous devons faire des choix forts. Les années de production massive sont derrière nous. Le nombre d'exploitations dans notre pays ne cesse de baisser et la demande évolue, en France comme à l'export ».

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Euralis et Maïsadour ne sont pas les seules à faire ce constat : la coopérative normande Agrial rassemblant les marques de fromages Soignon, de salades Florette ou encore les yaourts Danao et la boisson Breizh Cola, a fusionné avec la coopérative drômoise Natura'Pro en juin 2023. Les deux pèsent désormais 7,4 milliards d'euros de chiffre d'affaires, réunissant 12 5000 agriculteurs et 22 000 salariés.

Annelot Huijgen

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