Le "trésor" du patron de Parmalat serait découvert

Rebondissement spectaculaire dans l'affaire Parmalat. Jeudi, trois avocats représentant un groupe de créanciers de la firme agroalimentaire ont annoncé qu'ils avaient "retrouvé la trace de 7,7 milliards de dollars" (6,2 milliards d'euros). Concrètement, ces avocats ont indiqué qu'ils avaient pu "suivre la piste électronique" de cette somme qui, selon eux, "a été réellement investie et garantie". Mais, pour faire bonne mesure, ils ont indiqué qu'il serait "illusoire de croire qu'il sera possible de trouver une piste écrite de ces transferts de fonds". Un peu plus tôt dans la journée, le site italien TGFin avait affirmé, citant des sources proches du comité des créanciers de Parmalat, que le "trésor" de Callisto Tanzi, le patron du groupe laitier, avait été retrouvé. Ce trésor, estimé par TGFin à quelque 7 milliards d'euros, serait placé en obligations américaines dans un compte de la Bank of America. Toujours selon ce site italien, ces fonds auraient été transférés via une dizaine de banques italiennes vers les Etats-Unis où ils auraient été changés contre des obligations et rassemblés sur un compte de la banque américaine. De son côté, Parmalat a indiqué ne pas avoir connaissance de l'existence de ces fonds obligataires. Si, pourtant, ces informations venaient à être confirmées, l'affaire prendrait une toute autre tournure. D'abord, la défense du fondateur du groupe, Callisto Tanzi, s'effondrerait. Ce dernier a toujours soutenu qu'il n'avait détourné de l'argent des comptes de son groupe que pour sauvegarder l'existence de certains éléments de celui-ci, notamment l'agence de voyage Parmatour. Ensuite, le groupe Parmalat, s'il parvenait à récupérer ces fonds, pourrait être sauvé des eaux. On estime en effet à environ 10 milliards d'euros le trou dans les caisses du groupe parmesan. Mais le scandale n'en serait pas moins immense et il mettrait évidemment en cause la Bank of America, dont le rôle est décidément bien trouble.Par ailleurs, Parmalat a annoncé ce jeudi qu'il mettait fin aux fonctions de Deloitte and Touche comme auditeur. Une décision qui fait suite à la mise en examen de deux partenaires de la firme, plus tôt dans la journée. Les deux hommes sont soupçonnés de fausse comptabilité et de participation à des opérations visant à fausser le bon fonctionnement des marchés.Jeudi matin, Parmalat Spa, filiale de Parmalat Finanziaria, avait de son côté décidé de se séparer de la firme d'audit Grant Thornton, qui avait certifié les comptes de Parmalat jusqu'en 1999. C'est après cette date que Deloitte and Touche lui avait succédé, mais Grant Thornton avait continué à contrôler les comptes de plusieurs filiales dont Bonlat, aux îles Caïmans.

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