Wall Street salue le plan Bush pour aider les clients victimes du "subprime"

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Le président américain a dévoilé jeudi soir un plan d'aide aux propriétaires endettés. La mesure la plus spectaculaire porte sur le gel provisoire des taux d'emprunt actuels. Une annonce saluée à Wall Street où le Dow Jones a progressé de 1,3%.

Le président américain George W. Bush a dévoilé jeudi soir un plan d'aide aux propriétaires endettés prévoyant notamment le gel des taux de leurs emprunts immobiliers "subprime", qui concerne quelque 1,2 million de personnes. Il s'agit d'une "initiative volontaire du secteur privé pour aider les propriétaires ayant des difficultés".

Réunis à l'initiative du gouvernement américain, des représentants des banques et des prêteurs se sont mis d'accord pour aider par différentes voies les ménages étranglés par leur prêt immobilier.

Conformément à ce plan, les emprunteurs au niveau "subprime" qui ont contracté des prêts du 1er janvier 2005 à la fin juillet se verront proposer un "gel des taux" de cinq ans, s'ils sont exposés à une revalorisation de leur taux d'emprunt dans les deux ans et demi qui viennent.

Les emprunteurs qui auront pu prouver qu'ils représentent un risque crédit raisonnable sans pour autant avoir pu financer leur logement à des taux plus élevés pourront prétendre à une renégociation de leur prêt suivant une "procédure accélérée" et au gel du taux d'intérêt de cinq ans.

L'annonce de ce plan a revigoré Wall Street jeudi. La Bourse de New York a clôturé en nette hausse pour le deuxième jour consécutif: le Dow Jones a gagné 1,30% à 13.619,89 points, et le Nasdaq 1,60% à 2.709,03 points.

Pourtant les spécialistes du secteur sont plus sceptiques. "En théorie, le plan pourrait venir en aide à 750.000 propriétaires", commente Mark Zandi, chef économiste de Moody's Economy.com. "En pratique, ce sera au mieux dans les 250.000, à mon avis".

"Le plan de l'administration Bush constitue une première étape encourageante, mais le mal se loge dans les détails: je suis inquiet de savoir à combien de familles ce programme va effectivement profiter", a réagi pour sa part Kwame Kilpatrick, maire de Detroit, une des villes américaines les plus touchées par l'éclatement de la crise du "subprime".

Mercredi, avant la présentation de ce plan gouvernemental, la sénatrice démocrate américaine Hillary Clinton a estimé pour sa part que Wall Street portait une partie de la responsabilité de la crise du "subprime" et devait contribuer à résoudre le problème des saisies de biens liées à ces crédits immobiliers à risque.

La candidate à l'investiture démocrate à l'élection présidentielle de 2008 a appelé les groupes financiers et immobiliers à soutenir, à titre volontaire, la proposition de geler pendant au moins cinq ans le taux des emprunts "subprime". Elle les a également invités à observer un moratoire de 90 jours sur les saisies afin de donner aux emprunteurs à revenus modestes le temps de négocier avec leurs créanciers.

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