La Bourse de Paris en léger repli mardi

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Le CAC 40 a cédé 0,61%. Le volume d'échanges a été relativement élevé pour un jour férié.

La Bourse de Paris s'est repliée mardi, le CAC 40 cédant 0,61% dans un marché affecté par des prises de bénéfices après cinq séances consécutives de hausse, qui l'avaient amené la veille à son plus haut niveau depuis décembre 2000. L'indice parisien vedette a abandonné 37,23 points à 6.034,25 points, dans un volume d'échanges de 5,401 milliards d'euros, relativement élevé pour un jour férié. Londres a cédé 0,81%, Francfort 1,10% et l'Eurostoxx 50 0,69%.

"Le marché a pris ses profits avant les échéances importantes de la fin de semaine", marquée par la réunion mercredi de la Réserve fédérale américaine et jeudi de la Banque centrale européenne, a expliqué à l'AFP un vendeur d'actions d'une grande banque. Selon ce courtier, "les investisseurs vont désormais se focaliser sur les chiffres macroéconomiques, maintenant que les résultats d'entreprises se tarissent, ce qui pourrait déclencher une consolidation salutaire après la forte hausse de la semaine dernière.

GDF (+0,03% à 36,89 euros) a préservé ses gains de la veille en profitant de deux études favorables de WestLB et Dexia, qui jugent l'hypothèse d'un mariage avec Suez (-0,88% à 42,70 euros) relancée par l'élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République française. Bouygues (-1,74% à 61,00 euros), également soutenu lundi par la victoire du candidat de droite et les spéculations sur un renforcement au capital d'Alstom (-2,74% à 114,77 euros) ou une entrée à celui d'Areva (-1,92% à 752,31 euros), a en revanche essuyé des prises de bénfices.

Total (-1,19% à 54,80 euros) et Vallourec (-0,63% à 216,60 euros) ont reculé en dépit du léger rebond des prix du pétrole mardi, après six séances consécutives de baisse, soutenus par de nouvelles attaques au Nigeria, qui pourraient affecter la production d'or noir de ce pays. PSA Peugeot-Citroën (-1,39% à 59,00 euros) a terminé dans le rouge à la veille de son comité central d'entreprise extraordinaire, chargé d'examiner les 4.800 suppressions de postes prévues en 2007 via des départs volontaires et le non remplacement des départs en retraite.

BNP Paribas (+0,10% à 85,50 euros) et Société Générale (-0,39% à 157,01 euros) ont réagi de manière contrastée au bénéfice record dégagé par Deutsche Bank au premier trimestre, nettement supérieur aux attentes des analystes et de bon augure pour le secteur avant les résultats des banques françaises. Valeo (-0,07% à 42,08 euros) s'est stabilisé en fin de séance alors que le PDG de l'équipementier automobile français, Thierry Morin, a annoncé qu'il utiliserait "tous les moyens" pour empêcher le fonds américain Pardus d'obtenir les huit sièges qu'il réclame au conseil d'administration du groupe, le 21 mai.

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