De Vestas à REpower, le secteur des éoliennes a le vent en poupe

Le leader mondial du secteur, le danois Vestas, est sorti du rouge en 2006. Pendant que l'allemand REpower, convoité à la fois par Areva et par l'indien Sulzon, augmente son capital et recommande l'offre améliorée du groupe français.

Le groupe danois Vestas Wind Systems, numéro un mondial des éoliennes, a indiqué ce mardi avoir renoué avec les bénéfices en 2006 grâce à des ventes en hausse et malgré une pénurie de composants. Il est passé d'une perte de 191,5 millions en 2005 (et de 61 millions en 2004) à un profit de 110,9 millions en 2006.

Le bénéfice avant impôt atteint 160,9 millions d'euros, supérieur aux attentes des analystes, contre un déficit de 158,2 millions en 2005.

Vestas souligne que l'an passé, ses ventes se sont appréciées, et ce dans plusieurs régions du monde. La marge d'exploitation a été de 5,2% en 2006, après -3,2% un an plus tôt, pour un chiffre d'affaires en hausse de 7,5% à 3,85 milliards d'euros. Le bénéfice d'exploitation (Ebit) est ressorti à 201 millions après une perte de 116 millions en 2005.

En février dernier, le groupe danois avait revu ses perspectives pour l'exercice 2006 à la hausse. Les chiffres dévoilés ce mardi le confirment.

Et pourtant, le groupe fait face à une pénurie de composants, conséquence de la demande toujours plus forte en énergie éolienne. En novembre, Vestas avait souligné que l'intérêt croissant pour l'énergie éolienne avait conduit à une surchauffe du marché, avec des délais de livraison de 12 à 15 mois pour les composants importants, et prévenu que la situation tendue du marché allait perturber les opérations de Vestas dans les années à venir.

Dans le même temps, la bataille entre le champion français du nucléaire, le groupe public Areva, et l'indien Sulzon se poursuit pour le rachat du fabricant allemand de turbines éoliennes REpower. Ce dernier a annoncé ce mardi une augmentation de son capital d'environ 10% pour financer sa croissance dans les années à venir (d'où un recul du titre à la Bourse de Francfort, les actionnaires n'aimant pas être dilués).

Surtout, REpower annonce qu'il recommande l'offre améliorée d'Areva (à 140 euros par action ce qui valorise REpower à 1,137 milliard d'euros - Areva du pour cela obtenir de haute lutte le feu vert de Bercy - contre 126 euros par titre pour Suzlon). Le groupe indien serait en train de réfléchir à une éventuelle nouvelle surenchère avec ses banques conseils dont la néerlandaise ABN Amro (qui discute par ailleurs fusion avec la britannique Barclays).

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