American Express : activité en demi teinte en 2007

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Le groupe de cartes de crédits a connu un quatrième trimestre difficile avec une baisse de 10% de son bénéfice net. Si sur l'ensemble de 2007 le bénéfice net progresse, le groupe s'attend à un contexte difficile pour cette année.

La fin d'année 2007 a été difficile pour American Express. Le groupe de cartes de crédit a vu son bénéfice net chuter de 10% au quatrième trimestre, à 831 millions de dollars. En cause : des déboires dans les cartes de crédit, plombées par des charges exceptionnelles pour créances douteuses et pour attribution de bonus à ses clients.

Amex a ainsi passé une provision exceptionnelle avant impôt de 438 millions de dollars pour créances douteuses sur les cartes de crédit aux Etats-Unis et une charge de 685 millions liés à l'attribution de bonus à ses clients. Au quatrième trimestre, le groupe a néanmoins encaissé un gain exceptionnel de 1,13 milliard résultant du règlement de son litige avec le groupe Visa. Hors exceptionnels, le bénéfice net par action ressort ainsi à 71 cents sur la période, conforme aux attentes des analystes.

L'activité cartes a notamment ralenti aux Etats-Unis, avec un bénéfice net qui chute à 7 millions de dollars contre 473 millions un an plus tôt, en raison d'une hausse des coûts du crédit. L'activité cartes internationales a quant à elle enregistré une perte nette de 68 millions contre un bénéfice de 99 millions un an plus tôt.

De son côté, le chiffre d'affaires a augmenté de 10% au quatrième trimestre à 7,4 milliards de dollars.

Sur l'ensemble de l'année 2007, le bénéfice net a augmenté de 8% à 4,01 milliards. Le bénéfice par action atteint 3,36 dollars hors exceptionnels, contre 3,37 dollars attendus par les marchés.

"Les résultats de l'année ont correspondu à nos objectifs à long terme, même si nous avons vu clairement les signes d'un ralentissement de l'économie et de l'activité", a déclaré le PDG Kenneth Chenault, qui précise qu'il s'agissait "du plus mauvais environnement économique depuis 5 ans".

Pour 2008, le groupe continue de "prévoir un ralentissement de la hausse des bénéfices". "Nous ne sommes pas immunisés contre une nouvelle détérioration de l'environnement économique et du crédit, mais nous pensons que notre positionnement dans l'activité haut de gamme nous aidera à supporter ces mauvaises conditions mieux que nos concurrents", a assuré le PDG.

Du coup, le groupe a maintenu sa prévision à long terme d'une croissance de 12 à 15% du bénéfice par action, et d'au moins 7% du chiffre d'affaires, avec un retour sur capitaux de 33 à 36%.

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