Un tandem Camus-Verwaayen pour diriger Alcatel Lucent

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Le néerlandais Ben Verwaayen, ex-patron de BT, British Telecom, et du groupe néerlandais KPN, prend la direction opérationnelle. La présidence non exécutive est confiée à Philippe Camus. Leur rémunération fixe s'élève à 1,2 million d'euros par an pour le premier et 200.000 euros pour le second. Le titre baisse.

Le conseil d'administration du groupe franco-américain d'équipements en télécommunication Alcatel-Lucent s'est réuni lundi soir pour trancher sur la succession du tandem Serge Tchuruk (président) et Patricia Russo (directrice générale).

Ont été choisis le néerlandais Ben Verwaayen, ex-patron de BT, British Telecom, et du groupe néelandais KPN, pour la direction opérationnelle, préféré à l'australien Mike Quigley, ex dauphin de Serge Tchuruk, et pour la présidence non opérationnelle le Français Philippe Camus, co-gérant du groupe Lagardère, et ex co-président du groupe EADS, maison-mère d'Airbus, dont il avait été écarté par son rival en interne Noël Forgeard (Retrouvez le communiqué d'Alcatel-Lucent sur cette annonce en cliquant ci-contre à droite dans l'espace : "pour aller plus loin").

Le groupe a indiqué que la rémunération fixe réservée à Philippe Camus s'élèvera à 200.000 euros par an auxquels s'ajoutent 100.000 actions gratuites dont l'exercice est subordonné à des critères de performance. Quant à Ben Verwaayen's, il touchera notamment 1,2 million d'euros comme salaire annuel fixe et 250.000 actions gratuites soumises aux mêmes conditions d'exercice que Philippe Camus. Il se voit également attribuer un bonus cible annuel équivalent à 150% de la rémunération fixe (dont le montant, précise le communiqué, représentera entre 0% et 200% de ce bonus cible sur la base de critères de performances annuels). Au premier trimestre 2009, Ben Verwaayen disposera de 1 million d'options dont 250.000 reçues en septembre 2008. Enfin, il est stipulé qu'aucune indemnité de départ ne lui sera versée en cas de cessation de ses fonctions dans le Groupe (Retrouvez le communiqué d'Alcatel-Lucent sur ces rémunérations en cliquant ci-contre à droite dans la rubrique : "pour aller plus loin").

Ces nominations, révélés par notre confrère Les Echos, sonnent comme une défaite non seulement pour Mike Quigley mais aussi pour Thierry Breton, ancien ministre français des Finances et ex-PDG de Thomson et de France Télécom dont le nom avait également circulé dans le cas d'une centralisation des fonctions de PDG à la tête d'Alcatel-Lucent.

Les nouveaux dirigeants vont devoir maintenant s'attaquer au redressement d'Alcatel Lucent qui se fait attendre, au rythme des pertes trimestrielles et des réductions d'effectifs, une spirale négative dont le groupe va devoir sortir.

"Ce nouveau duo sera-t-il en mesure de redresser le groupe Alcatel-Lucent en impulsant une stratégie en rupture avec celle de leurs prédécesseurs?", s'interroge la CFDT, syndicat majoritaire dans le groupe Alcatel-Lucent dans un communiqué publié ce mardi. "Après deux plans de restructuration en 2007 et 2008, les salariés vont-ils connaître la paix nécessaire aussi à +l'excellence+ dont parlent les nouveaux dirigeants?", s'inquiète le syndicat.

En début d'après-midi, le titre perd 1,32% à 4,25 euros après avoir chuté de plus de 5% à l'ouverture. le marché a été déçu du non choix de Mike Quigley. Il réagit aussi à l'annonce qu'Alstom va remplacer dans les valeurs de l'Eurostoxx 50 à partir du 22 septembre le titre Alcatel-Lucent.

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