L’Afrique du Sud bien partie pour demeurer le leader africain de la filière maïs

Espoir Olodo, Agence Ecofin

L'Afrique du Sud est le 8e exportateur mondial de maïs, avec près de 2 millions de tonnes exportées en 2024/2025.
Photo DR

Espoir Olodo, Agence Ecofin

L'Afrique du Sud est le 8e exportateur mondial de maïs, avec près de 2 millions de tonnes exportées en 2024/2025.
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En Afrique du Sud, la production de maïs est attendue autour de 16,13 millions de tonnes d’ici la fin de la saison 2025/2026, soit 3,1% de moins que le niveau record atteint un an plus tôt (16,65 millions de tonnes). Selon les détails fournis le jeudi 26 février par le Comité d’estimation des récoltes (CEC), l’offre en maïs blanc principalement destiné à la consommation humaine est attendue à 8,51 millions de tonnes, alors que le volume de la variété jaune entrant dans l’alimentation animale devrait avoisiner les 7,62 millions de tonnes.
La légère baisse est escomptée alors même que les surfaces emblavées progresseront durant ladite campagne. La superficie consacrée au maïs atteindrait 2,71 millions d’hectares, en hausse de 4,6 %, soit près de 119 500 hectares supplémentaires par rapport à 2024/2025. En dépit de cette contraction, l’heure n’est pas au pessimisme dans le rang des analystes.
En effet, l’offre espérée en 2025/2026 reste satisfaisante, car au-dessus de la barre des 16 millions de tonnes. Cela marque la reprise définitive de l’appareil de production qui avait affiché seulement 12,8 millions de tonnes en 2023/2024, soit la plus faible récolte en 5 ans en raison de la sécheresse induite par le phénomène climatique El Niño.
Le pays, qui est le second consommateur africain de maïs derrière l’Égypte avec environ 14 millions de tonnes par an, pourra également satisfaire ses besoins et dégager un surplus. Il devrait ainsi conserver son statut de fournisseur net de maïs au cours de la campagne commerciale 2026/2027, qui débutera en mai. La première puissance industrielle du continent joue notamment un rôle stratégique dans la gestion des chocs alimentaires liés aux sécheresses ou aux aléas climatiques de la région australe, en expédiant des cargaisons vers ses voisins comme le Zimbabwe, le Botswana, le Mozambique et la Namibie.
D’après les données compilées par la plateforme Trademap, elle a vendu en moyenne près de 970 millions USD (828,3 millions d'euros) de maïs par an entre 2021 et 2025, principalement vers ces pays. La nation arc-en-ciel est aussi le 8e exportateur mondial de la céréale derrière le Brésil, l’Argentine, l’Ukraine, le Paraguay, la Russie, la Birmanie et le Canada, avec près de 2 millions de tonnes de maïs exporté en 2024/2025, selon les données du Département américain de l’agriculture (USDA).
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Durant la campagne 2025/2026, l’industrie sud-africaine du maïs devrait confirmer son rôle clé dans l’économie. Avec un rendement d’environ 5 tonnes à l’hectare (soit le double de celui enregistré au Nigeria) et un système de production commercial, la filière est l’une des plus dynamiques du secteur agricole national. Elle est la seconde la plus importante du pays en matière de valeur brute, derrière la volaille.
Selon le dernier rapport du rapport du Bureau des politiques agricoles et alimentaires (BFAP), le chiffre d’affaires est prévu à 60 milliards de rands (environ 3,2 milliards d'euros) en 2025 et à 65 milliards de rands (environ 3,444 milliards d'euros) d’ici 2034. Globalement, la vigueur de la production de maïs est de bon augure pour les exportations agricoles sud-africaines cette année.
L’année précédente, elle avait atteint 15,1 milliards USD (environ 12,9 milliards d'euros) selon les données de la Chambre sud-africaine des affaires agricoles (Agbiz), soit un nouveau record et une 7e année consécutive de progression des ventes.
Espoir Olodo, Agence Ecofin