Près de Casablanca, deux unités industrielles permettront d’assembler et de gérer la maintenance de moteurs d’avions du groupe Safran. Un projet à coups de millions d’euros qui renforce l’empreinte du Maroc dans l’industrie mondiale où le royaume s’est déjà creusé un sillon dans plusieurs secteurs.« C’est une véritable montée en gamme », se félicite Ryad Mezzour, ministre de l’Industrie et du Commerce du Maroc, qui était aux côtés du roi Mohammed VI pour toucher du doigt ce que serait la prochaine performance de l’industrie aéronautique marocaine. Sous le regard du monarque, Ross McInnes et Olivier Andriès – respectivement président et directeur général de Safran – ont présenté lundi le nouveau package d’investissements industriel du géant français à Casablanca. Il s’agit d’une usine d’assemblage de 350 moteurs LEAP-1A par an, destinés aux avions Airbus, pour une enveloppe de 200 millions d’euros, avec à la clé la création de 300 emplois, le tout opérationnel d’ici fin 2027. L’autre unité est un atelier de maintenance, de réparation et de révision (MRO) de 150 moteurs LEAP de Safran par an, pour un investissement de 120 millions d’euros avec la création de 600 emplois. Ces moteurs équipent les avions commerciaux monocouloirs de nouvelle génération dont l'Airbus A320neo et le Boeing 737 MAX.
« En renforçant sa présence ici, Safran démontre son engagement fort en faveur du développement de l'industrie aéronautique marocaine et de l'économie locale », estime Olivier Andriès, soulignant que « ces deux nouvelles installations mettront en lumière l'excellence industrielle » du groupe français et du pays nord-africain.
Fruit du réchauffement diplomatique entre Rabat et Paris
Cet investissement est l’un des fruits du réchauffement diplomatique entre Rabat et Paris, acté en 2024 avec la visite d’Emmanuel Macron au Maroc, accueilli alors en grandes pompes par Mohammed VI. L’atelier MRO de Safran avait d’ailleurs été annoncé par le président français. « Ce qui s’est fait [avec Safran] est la qualification du Maroc dans le club très fermé des pays qui jouent dans le mondial de l’aéronautique, l’activité industrielle la plus concurrentielle de notre temps », ajoute Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, invité sur la chaine 2M.