Or : le rachat du canadien Allied Gold par Zijin attend toujours le feu vert de la Chine

Avec Allied Gold, Zijin renforcerait son portefeuille africain grâce à des actifs pouvant produire environ 22 tonnes d’or par an à l’horizon 2029.
Photo DR

Avec Allied Gold, Zijin renforcerait son portefeuille africain grâce à des actifs pouvant produire environ 22 tonnes d’or par an à l’horizon 2029.
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Le rachat du producteur canadien Allied Gold par le groupe chinois Zijin n’est toujours pas finalisé. La semaine dernière, la société a annoncé avoir obtenu plusieurs autorisations réglementaires importantes, tout en repoussant du 29 mai au 29 juillet 2026 la date limite de réalisation de la transaction.
Dans le détail, la société canadienne a indiqué que l’opération avait reçu l’approbation requise au Canada dans le cadre de la Loi sur Investissement Canada. Elle a également reçu le feu vert de l’Autorité régionale de la concurrence de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) ainsi que de la Commission de la concurrence du Marché commun de l’Afrique orientale et australe (COMESA).
La compagnie précise par ailleurs que certaines autorisations réglementaires sollicitées dans les pays africains où opèrent les deux groupes ont déjà été obtenues, tandis que d’autres sont à un stade avancé d’examen. Elle se montre toutefois beaucoup plus discrète sur les démarches restant à accomplir, évoquant simplement des modifications convenues avec Zijin concernant une facilité de crédit liée à la transaction.
Selon le Financial Times, des interrogations subsistent en Chine autour des modalités du rachat. Le quotidien britannique indique que la Commission nationale du développement et de la réforme (NDRC) examinerait notamment la prime proposée par Zijin pour acquérir Allied Gold, ainsi que certains risques associés aux actifs maliens de celui-ci. Aucune des deux entreprises n’a encore confirmé ces éléments.
L’intérêt de Zijin pour Allied Gold s’explique par le portefeuille d’actifs que contrôle la compagnie canadienne en Afrique.
Présente en Côte d’Ivoire, au Mali et en Éthiopie, Allied exploite les mines ivoiriennes d’Agbaou et de Bonikro, ainsi que la mine de Sadiola au Mali. La société développe également le projet aurifère Kurmuk en Éthiopie, dont l’entrée en production est attendue cette année.
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Si elle est finalisée, l’opération, valorisée à 5,5 milliards de dollars canadiens, soit environ 3,4 milliards d’euros, permettrait à Zijin d’ajouter à son portefeuille des actifs susceptibles de produire environ 800 000 onces d’or par an, soit près de 22,6 tonnes, à l’horizon 2029.
Pour la société chinoise, l’acquisition d’Allied Gold constituerait une nouvelle étape dans la construction d’un portefeuille aurifère africain de premier plan. Depuis 2024, le groupe a entre autres acquis la mine d’or d’Akyem au Ghana, pris une participation dans Montage Gold, qui développe le projet Koné en Côte d’Ivoire, et investi dans Predictive Discovery, compagnie active sur l’or en Guinée.