• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
La Tribune Afrique

Au Sénégal, le nouveau gouvernement attendu par les créanciers sur le marché monétaire

Photo de Idriss Linge

Idriss Linge, Agence Ecofin

Publié le 27 mai 2026 à 14:10

Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, nouveau premier ministre du Sénégal.

Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, nouveau premier ministre du Sénégal.

DR

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Incendies : Positive Aviation franchit une étape décisive pour transformer un ATR en alternative au Canadair

  • 2

    Saturation du réseau électrique : 2 500 producteurs d’énergie renouvelable dans l’attente de solutions de raccordement

  • 3

    Bouygues Telecom se met en état de marche avant d’absorber SFR

  • 4

    Bourse : Nvidia et les géants des puces dévissent sur les marchés, Apple devient la première capitalisation mondiale

  • 5

    Ferroviaire : la Tunisie poursuit la modernisation de son réseau en commandant 18 nouvelles rames

  • 6

    Dépassé par la pollution perpétuelle des mines d’or, Orano cherche comment stocker les boues toxiques

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
La nomination d’Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô à la tête du gouvernement sénégalais marque un tournant dans la gestion d’une dette devenue explosive. En choisissant un technocrate issu de la Banque Centrale des Etats de l'Afrique de l'Ouest, le président Bassirou Diomaye Faye envoie un signal clair aux marchés et aux bailleurs : Dakar veut reprendre le contrôle de ses finances publiques.

Le président du Sénégal a nommé le 25 mai dernier Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô, ancien directeur national de la Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest, au poste de Premier ministre, confiant à un spécialiste de la régulation bancaire et des marchés financiers une dette publique proche de 132% du PIB que les créanciers régionaux veulent voir reprise en main. Sa nomination, officialisée par décret présidentiel, est intervenue trois jours après le limogeage d'Ousmane Sonko, chef du gouvernement depuis avril 2024.

Économiste de formation âgé de 60 ans, Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô a assuré la direction nationale de la BCEAO entre 2018 et 2023 avant d'entrer au gouvernement comme Secrétaire général puis comme ministre d'État chargé du pilotage de l'Agenda national de transformation Sénégal 2050, selon la Primature.

« Le Sénégal est un pays sûr et viable », a -t-il déclaré lors de sa première prise de parole publique après sa nomination. Le décret insiste sur sa maîtrise des rouages de l'économie et des finances, un profil retenu pour rassurer des marchés ébranlés par dix-huit mois de révélations sur l'endettement du pays. Le changement de Premier ministre scelle la victoire de l'approche pragmatique du président Faye sur la ligne souverainiste de son ancien allié.

Sonko rejetait toute restructuration de la dette et toute application des mesures d'austérité associées au Fonds monétaire international, comme la hausse des prix du carburant ou la suppression des subventions énergétiques, qu'il jugeait socialement insupportables. Faye, appuyé par son ministre des Finances, Cheikh Diba, a privilégié la transparence et le dialogue avec les bailleurs, rouvrant les négociations avec le FMI, dont le programme de 1,8 milliard de dollars (environ 1,65 milliard d'euros) reste gelé depuis la découverte d'une dette « dissimulée » par l’équipe précédente de l’ancien président Macky Sall, et estimée à environ 7 milliards de dollars (environ 6,4 milliards d'euros).

Mur élevé du remboursement au niveau régional

C'est sur le marché monétaire de l'UMOA que la pression est la plus immédiate. L'encours de la dette du Sénégal émise par adjudication atteignait 5 051,8 milliards de francs CFA (environ 7,7 milliards d'euros) au 30 avril 2026, contre 4 931,5 milliards (environ 7,5 milliards d'euros) un mois plus tôt, selon les données d'UMOA-Titres. Près de la moitié de ce stock arrive à échéance sur les douze prochains mois, à mesure que la totalité des bons du Trésor doit être refinancée, et un pic d'environ 1 576 milliards (environ 2,4 milliards d'euros) se concentre en 2028, porté par les obligations à trois ans émises en 2025. Cette dette régionale est en grande partie portée par un secteur bancaire dont l’actionnariat est majoritairement étranger, notamment les groupes Bank of Africa, Attijariwafa Bank et Société Générale, toujours implantés dans l'Union. La souscription primaire des bons et obligations du Trésor est réservée aux établissements de crédit et aux sociétés de gestion disposant d'un compte de règlement auprès de la BCEAO, selon UMOA-Titres, ce qui place les arbitrages de Dakar sous le regard des créanciers internationaux.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

De nouveaux emprunts cachés dévoilés

La courbe des taux reflète la tension. Lors de l'adjudication du 8 mai 2026, l'obligation à trois ans s'est financée à 8,07 % de rendement, soit davantage que celle à cinq ans, à 7,73%, d'après les comptes rendus d'UMOA-Titres. Cette inversion, conjuguée à une émission ramenée à 50 milliards de francs CFA (environ 76 millions d'euros) le 22 mai, en deçà du calendrier prévisionnel, indique que les investisseurs exigent une prime sur le segment où se situe le mur de refinancement.

S'ajoute une zone d'ombre que le nouveau Premier ministre devra dissiper. Le Sénégal a levé environ 650 millions d'euros en 2025 par des total return swaps conclus avec l'Africa Finance Corporation et First Abu Dhabi Bank, des montages que la banque d'affaires Bank of America évalue à jusqu'à 1 milliard de dollars (environ 920 millions d'euros) sur l'année, selon le Financial Times, qui a aussi fait état d'un accord non divulgué avec Société Générale. Le ministre Cheikh Diba a défendu des instruments légaux et sécurisés, offrant un coût d'environ 7 % contre 11 % à 12 % sur le marché des eurobonds, lors d'une conférence de presse à Dakar, et a chiffré l'économie à quelque 36 milliards de francs CFA (environ 55 millions d'euros) pour le Trésor.

Le calendrier laisse peu de répit : Dakar vise un accord de consolidation budgétaire avec le FMI d'ici la fin juin ainsi qu’un déficit ramené à 5,4% du PIB cette année, contre 6,44% en 2025, selon le ministère des Finances. Le sort de cette feuille de route ne dépend pas du seul exécutif. Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô devra faire adopter ses réformes par une Assemblée nationale désormais présidée par Ousmane Sonko lui-même, élu au perchoir ce 26 mai avec 132 voix et devenu la deuxième personnalité de l'État, dont le parti Pastef contrôle 130 des 165 sièges.

L'ex-Premier ministre, qui a évoqué des « divergences » persistantes sur les questions monétaires et de la dette, détient ainsi un levier institutionnel effectif sur la trajectoire budgétaire. Les prochaines discussions sur le budget constitueront le premier test de la capacité de Ahmadou Al Aminou Mohamed Lô à conjuguer transparence sur les swaps, refinancement du mur 2026-2028 et compromis avec les bailleurs. Tout dépendra de sa capacité à faire passer ses réformes face au perchoir. De l'issue de cette épreuve dépendra le reflux ou le durcissement de la prime de risque sénégalaise.

Idriss Linge, Agence Ecofin

Sur le même sujet

L’enveloppe servira à accélérer l’accès à des solutions de cuisson non polluantes dans une Afrique qui concentre près de 1 milliard de personnes n'en disposant pas.

L'AIE annonce près de 790 millions € pour l’accès à des solutions de cuisson non polluantes en Afrique

En Afrique, l’accès des populations à une cuisson propre demeure l’un des principaux défis énergétiques. Entre politiques nationales et appuis financiers des partenaires au développement, l’heure est désormais à une mobilisation générale.

La Tribune Afrique
La consommation sénégalaise moyenne de sucre, de 25 000 tonnes par mois, pourrait augmenter « sensiblement » lors des fêtes religieuses Magal et Gamou en août.

Le Sénégal autorise à nouveau les importations de sucre

La bataille pour la réduction des achats de produits alimentaires est d’actualité dans plusieurs pays ouest-africains. Au Sénégal, le sucre fait partie, avec le riz et l’oignon, des principaux produits au centre de l'attention.

La Tribune Afrique
Selon la Banque mondiale, environ 80 % des routes nigérianes étaient en mauvais état en 2024, freinant les échanges et réduisant la compétitivité des entreprises.

Infrastructures : au Nigeria, les fonds de pension comme levier de développement

Le déficit infrastructurel en Afrique est l’un des plus importants au monde. Le Nigeria fait partie des pays ayant d'importants besoins en capitaux pour combler ce deficit dans les routes, les ports, le rail et l’énergie.

La Tribune Afrique
Accra doit néanmoins encore finaliser les accords avec la moitié de ses créanciers publics, dans le Cadre commun du G20.

Dette : le Ghana dit être au « stade final » de sa restructuration

Le Ghana approche de la fin de sa restructuration de dette, 3 ans et demi après le défaut qui l'avait mis au ban des marchés. Mais entre remontée de l'inflation, rechute du cedi et négociations encore ouvertes avec les créanciers publics, la sortie de crise reste sous surveillance.

La Tribune Afrique
Les modifications doivent limiter la conservation spéculative des permis, accroître la participation locale, et améliorer la redistribution des bénéfices de l’exploitation minière.

Or : au Ghana, le nouveau Code minier soulève des incertitudes pour l’avenir des producteurs

Premier producteur africain d’or, le Ghana veut renforcer son contrôle sur les permis, les revenus et les retombées locales du secteur. Pour les compagnies déjà implantées, la réforme annoncée du Code minier de 2006 soulève surtout des questions sur le renouvellement des titres.

La Tribune Afrique
A Rabat, le Premier ministre français, Sébastien Lecornu et son homologue marocain, Aziz Akhannouch ont signé 14 nouveaux accords, "pour aller plus loin".

« Changer d’échelle », le nouveau mantra de la France et du Maroc vers un traité bilatéral inédit

Transport, économie portuaire, défense… La quinzième Réunion de haut niveau France - Maroc qui s’est tenue ce 16 juillet, à Rabat, a débouché sur la signature de 14 nouveaux accords, constituant une étape majeure, alors que les deux pays préparent l’adoption d’un traité bilatéral qui sera le premier unissant l’Etat français à un pays non européen.

Premium
La Tribune Afrique
Diamantino Azevedo, ministre du Pétrole et des Ressources minérales d'Angola.

De Beers : l’Angola veut une place à la table où se décide l’avenir du diamant

Fragilisée par la baisse des prix, le recul de la demande chinoise et l’essor des pierres de laboratoire, l’industrie mondiale du diamant cherche un nouveau modèle. Dans cette recomposition, plusieurs pays africains producteurs veulent désormais peser davantage sur les choix qui façonneront le marché.

La Tribune Afrique
Environ 221 000 personnes supplémentaires devraient être directement connectées aux marchés régionaux et aux services essentiels.

Agriculture : le Sénégal veut désenclaver les zones agricoles et faciliter l'accès aux marchés

Longtemps confronté aux limites de ses chaînes de valeur agricoles, le Sénégal cherche désormais à transformer son potentiel productif en croissance durable, en misant sur la logistique, la conservation et la création de valeur dans les territoires ruraux.

La Tribune Afrique